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LES BREVES

Un éditeur de BD prend la tête du Syndicat National de l’Edition

29 juin 2012

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Vincent Montagne (Média-Participations, holding de Dargaud, Dupuis, Le Lombard, etc.), prend la présidence du Syndicat National de l’Édition. Il succède à Antoine Gallimard qui, avec l’acquisition de Flammarion, prend de son côté la tête du 3e groupe d’édition français devant... Média-Participations.

" Son arrivée à la tête du SNE est un événement important, a commenté la ministre de la Culture Aurélie Filippetti dans un discours aux éditeurs : ce sera la première fois qu’un éditeur de bande dessinée dirigera le syndicat des éditeurs. Je crois que ce genre éditorial, qui s’estime souvent mal représenté et peut-être mal aimé, y sera sensible."

La ministre, fraîchement arrivée, a déclaré vouloir défendre la "bibliodiversité" et "la création pour le plus grand nombre."

Dans un plaidoyer vibrant pour le livre elle décoche : " Certains commentateurs font miroiter un avenir qui se ferait sans vous [...]Leurs réflexions sont nourries par l’activisme des grandes entreprises technologiques, qui ont pris des positions très fortes sur la diffusion des contenus culturels en venant d’univers qui ne sont pas celui de la culture. [...] Il n’y a pas de livre sans éditeur ; l’éditeur distingue la création, puis il l’accompagne, il la promeut, il la publie ; il favorise sa circulation."

Mais en contrepartie, la ministre demande aux éditeurs plus de solidarité avec les réseaux de librairie et de diffusion du livre.

De même, dans la négociation avec les auteurs dans le domaine du numérique en ce qui concerne le contrat d’édition : " Là encore, je crains que vous n’entriez dans l’ère du soupçon pour n’avoir pas été assez audacieux sur le niveau des rémunérations servies aux auteurs en matière de droit numérique. Les taux sont trop faibles, à l’évidence, et avivent le désir des auteurs de négocier séparément l’exploitation papier et numérique ; vous savez, comme moi, qui se tient en embuscade." Le regard se porte vers les mêmes entreprises technologiques...

Mais les auteurs inquiètent également la ministre, craignant une "mauvaise foi" de part et d’autre, aboutisse à l’échec des négociations dans ce secteur.

Un certain nombre d’études et de missions ont été lancées et une politique consistant à promouvoir le prix fixe du livre ("Loi Lang") dans toute l’Europe, notamment sur les supports électroniques, est un des objectifs de son mandat.

DP

7 Messages de forum : Participez à la discussion

  • promouvoir le prix fixe du livre ("Loi Lang") dans toute l’Europe, notamment sur les supports électroniques, est un des objectifs de son mandat.

    Vu les marges que les éditeurs s’apprêtent à faire sur les éditions numériques, en raison de leur conception — très partagée entre eux-mêmes mais bien peu partageuse vis-à-vis des créateurs qu’ils publient — des droits d’auteur sur ces supports-là, cet « objectif » paraît curieux : à quelle catégorie cet œcuménisme paneuropéiste est-il censé profiter au juste ? On aurait préféré que le nouveau-venu travaille à instaurer une plus juste répartition des revenus du numérique.

    Là-dessus il faut que je vous laisse, j’ai une vieille VHS des Bisounours qui chauffe...

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    • Répondu le 2 juillet 2012 à  11:04 :

      Marges ENORMES pour les éditeurs, en effet... Rhalala, tous des salauds, hein ? Et si on en pendait un ou deux pour voir ? Comme ça on oubliera le risque que représente un marché pour le moment inexistant...

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      • Répondu par Auteur le 3 juillet 2012 à  00:25 :

        Comme ça on oubliera le risque que représente un marché pour le moment inexistant...

        Il n’y a aucun risque puisqu’il n’y a pas investissement et que l’éditeur ou la plateforme peut vendre 50 exemplaires de votre bd sans rien vous payer (sur contrat), comme participation aux frais en quelque sorte... une belle arnaque (mais sur contrat).

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        • Répondu le 3 juillet 2012 à  10:26 :

          Pour autant que je sache, jamais entendu parler de cette histoire de 50 livres vendus sur lesquels nous ne toucherions rien. Vous êtes sûr de cela ?

          Pardonnez-moi en revanche de sourire en lisant que le numérique ne représente aucun investissement pour les éditeurs. Et les frais de transformation de fichiers en epub ou autre, à amortir sur le coût modique du téléchargement ? Et la promo à prévoir pour rendre les livres visibles dans la masse ? Votre écran ne sera pas plus grand, sauf qu’il assumera la même fonction que l’ensemble de la boutique de votre libraire. Et l’équivalent de la table de mise en avant en librairie coûtera cher !

          Donc moi, vous savez, même sur contrat, la "belle arnaque"... C’est comme la fin du monde en 2012, au mieux une vue de l’esprit !

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  • Un éditeur de BD prend la tête du Syndicat National de l’Edition

    1er juillet 2012 20:23, par Oncle Francois

    Une excellente nouvelle, car Monsieur Montagne préside un groupe incontestablement leader en France dans le monde de l’édition en BD de titres de qualités ; Média-Participations, holding de Dargaud, Dupuis et Le Lombard, ce n’est rien de moins que le conglomérat des éditeurs des glorieux hebdos Pilote (mensuel à la fin de sa vie !), Spirou et Tintin, et leur catalogue est exceptionnellement riche en titres de qualité. On peut évidemment leur reprocher de ne pas publier que du lisible par tous, mais ils font preuve de générosité en acceptant parfois d’éditer des oeuvres difficiles à vendre de jeunes auteurs. Quoi qu’il en soit, le succès de leurs légendaires séries-phares (les titres de Van Hamme, Charlier, Cauvin et autres)est incontournable. Le plus souvent ignorées de l’auto-proclamée "intelligentsia" critique parisianiste, ils témoignent de l’engouement du public pour leurs productions. Des BD faites avec soin, intelligence et humour, dans le grand respect de la tradition francobelge de la convivialité et de l’ouverture à tous, que réclame de plus le public ? Il ne vote pas avec ses pieds, mais avec son coeur, lui !

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    • Répondu par alexandre franc le 1er juillet 2012 à  22:07 :

      c’est beau, c’est beau ! Oncle François a le dimanche soir lyrique.

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    • Répondu par Oncle Francois le 1er juillet 2012 à  22:33 :

      Hum, cela m’avait échappé, mais à bien y regarder... je trouve qu’après un passage chez le coiffeur et le maquilleur, Monsieur Montagne pourrait ressembler à l’animateur de Groland, sur Canal Plus vers 20h30 ! Vous ne trouvez pas ?

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