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Duval (1/2) : "Souvent dans mes histoires, mes personnages vivent une addiction assez lourde"
10 septembre 2008

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Duval (1/2) : "Souvent dans mes histoires, mes personnages vivent une addiction assez lourde"

Ses héros se baladent rarement sans armes à feu. Alors quand Fred Duval s’empare de la pièce la plus jouée du répertoire de la Comédie Française, il y a de quoi être surpris. Mais pour ce pilier du label Série B des Editions Delcourt, adapter Tartuffe de Molière était, somme toute, assez naturel. Explications en image sur France5.fr

La première représentation de Tartuffe en 1664 souleva l’indignation des prévôts qui l’interdirent. Elle ne fut présentée au public dans sa version actuelle qu’en 1669 et remporta immédiatement un vif succès.

L’adaptation de Tartuffe est prévue en 3 volumes : le premier tome reprenant les actes 1 et 2, le deuxième les actes 3 et 4 et le troisième, l’acte 5. Le dessin est de Zanzim et les couleurs sont signées Hubert.

Regarder l’interview de Fred Duval à propos de l’adaptation de Tartuffe sur le site de notre partenaire France5.fr

Lire 8 planches de Tartuffe

Photo © France5.fr/Mosaïque Films

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(par Laurent Boileau)

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5 Messages de forum : Participez à la discussion

  • Ôtez-moi d’un doute (ce n’est pas du Molière) : ne s’agirait-il pas de l’indignation des dévots qui la firent interdire ?

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  • Entre toutes ces adaptations de romans (du domaine public, pas fou) et maintenant de théatre (au secours !), il ne faut pas s’étonner de la désaffection croissante envers la BD, nous sommes dans le niveau zéro de la création. A tous les éditeurs, vous avez encore un truc à adapter : "Le théatre de Guignol en BD", ça va faire un carton.

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  • Un gros air de déjà vu.

    11 septembre 2008 21:45

    Mais pourquoi faut-il que tous ces dessinateurs se mettent à dessiner comme Sfar et Blain, c’est criant dans ces pages-là, les femmes sont comme les fait Sfar et le reste a de bien trop grandes ressemblances avec Isaac le pirate pour être honnête. C’est vraiment un travers actuel, je viens de voir Zazie dans le métro en BD, c’est du sous-Sfar aussi, et en plus, c’est édité par Sfar lui-même, ça tient de l’auto-célébration là, c’est fou.

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    • Répondu par François Pincemi le 12 septembre 2008 à  22:26 :

      Car les sires Sfar et Blain ont obtenu moult succès critiques et commerciaux, et de nouveaux vassaux ont voulu chausser leurs guétres. Auparavant, nous avons eu droit à des générations spontanées de dérivés de Franquin, Gir-Moebius, Tardi et Chaland. Nous sommes désormais au siècle du clonage, mais il est apparemment plus facile d’imiter un dessinateur au trait rapide à la mode qu’un scénariste talentueux.

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      • Répondu le 13 septembre 2008 à  18:53 :

        Pas de chance pour le Zazie dans le métro, Queneau n’était pas un scénariste talentueux, mais un magicien de la langue. Là ils n’ont pris que l’histoire (bof) et n’ont pas compris ce qui en fait un chef d’oeuvre, du coup il ne reste qu’un bol d’eau tiède. Aucun intérêt. Louis Malle dans son adaptation cinématographique avait recherché des équivalences ciné aux astuces langagières du grand Raymond (bon le résultat était pas top), mais Ouberie n’a rien cherché du tout, et du coup n’a rien trouvé. Un autre album pour rien, il y en a beaucoup trop ces temps-ci.

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