Charles de Foucauld canonisé

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Charles de Foucauld canonisé

IMAGE SAINTE. Joseph Gillain alias Jijé, grand croyant devant l’Éternel, aurait été ravi. Lui qui consacra une partie de sa vie à dessiner en bande dessinée des vies de saints (Don Bosco, Jésus (Emmanuel), Bernadette Soubirous…) avait consacré en 1959 un album à Charles de Foucauld (1858-1916), un militaire français devenu prêtre catholique et moine trappiste, assassiné en Algérie en 1916. Il vient d’être canonisé.

La BD, inspiré de la biographie de René Bazin qui avait popularisé l’ermite auprès du grand public en 1921, avait été publiée dans Spirou en 1959 sous le titre Charles de Foucauld, conquérant pacifique du Sahara, ce qui était un peu exagéré, il faut en convenir.

Glorifiant l’armée française, bien documenté quoiqu’un peu entachée d’un antijudaïsme chrétien propre à la doctrine catholique d’avant Vatican II, cet album édité aujourd’hui par les éditions du Triomphe, n’en est pas moins une des plus belles œuvres de Jijé.

DP

Planche originale avec indications de couleur.

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Code EAN : 9782843782626

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7 Messages :
  • Charles de Foucauld canonisé
    19 mai 09:53, par Pascal Aggabi

    Il dessine drôlement bien ce jijé, compositions et tout. Il a fait carrière, eu des héritiers ?

    Le trait de plume lui sied tout autant que celui au pinceau en poils de martre Kolinsky. Et même, oui même, peut-être plus.

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    • Répondu le 21 mai à  05:21 :

      Un éditeur qui a une étiquette « extrême-droite », interdit de FIBD à une époque, dommage que ce soit lui qui publie du Jijé.

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      • Répondu par Evariste BLANCHET (bananas-comix) le 21 mai à  22:05 :

        Interdire aux éditions du Triomphe l’accès au Festival d’Angoulême était une idiotie de la part de ceux qui ont milité pour, et une lâcheté de la part des responsables de la manifestation qui ont cédé à cette pression. Je peux comprendre la crainte de ces derniers de se faire accuser de faire le jeu de l’extrême-droite mais il faut parfois savoir prendre des risques et avoir le courage d’affirmer ses valeurs.
        Parmi les valeurs à défendre, il y a la liberté d’expression. Et défendre la liberté d’expression, c’est défendre celle de ceux qui ne pensent pas comme vous. Les dirigeants des éditions du Triomphe ont donc le droit d’avoir les opinions politiques qu’ils veulent et de publier les livres qu’ils veulent. Dans une démocratie digne de ce nom, les seules limites acceptables (et même fortement souhaitables) sont celles qui sont fixées par la loi.
        Personne n’est obligé d’acheter et de lire les livres des éditions du Triomphe. Comme personne n’est obligé d’acheter Charlie Hebdo. Et même si vous vous sentez offensés par leur contenu (avec un sentiment d’offense qui ne sera jamais aussi grand que si vous avez une idée précise d’un contenu que vous n’avez jamais lu), il n’est pas légitime de vouloir les censurer (et encore moins de vouloir assassiner leurs auteurs).
        La mise au ban des éditions du Triomphe est d’autant plus regrettable qu’en plus d’une production contemporaine qu’il est permis de ne pas apprécier, y compris d’un point de vue esthétique, une partie de leur catalogue valorise des auteurs importants mais terriblement négligés par l’histoire de la bande dessinée comme Forget, Gervy, Gloesner et Brochard.

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        • Répondu le 25 mai à  07:42 :

          Vous trouvez des circonstances atténuantes à un éditeur qui s’est illustré de manière pathétique lorsqu’il a fallu tenir tête à la mairie d’Orange et sa volonté de sélectionner les livres « dignes » de sa bibliothèque municipale. La radicalité des fréquentations politiques de cet éditeur, pose question quant à la lecture de sa production.

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          • Répondu par Evariste BLANCHET (bananas-comix) le 25 mai à  10:05 :

            Défendre la liberté d’expression de l’éditeur n’empêche nullement la possibilité de condamner ses prises de position. Par ailleurs, le point que vous citez est particulièrement maladroit. Il y aurait donc une bonne censure (celle qui vise l’éditeur) et une mauvaise (celle qui vise les livres mal aimés d’une mairie d’extrême-droite) ? Quant à vouloir relire la production des années 1950/1970 de Forget, Gervy, Gloesner et Bochard (pour reprendre les auteurs déjà cités) à l’aune des opinions politiques de leur éditeur actuel, cela relève d’une vision purement idéologique et anachronique à laquelle je m’oppose.

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            • Répondu le 27 mai à  07:49 :

              Il citait le fait que la mairie d’orange n’autorisait que les albums du Triomphe. Ce qui arrangeait bien l’éditeur, qui s’est mis à dos bon nombre de libraires et d’éditeurs. Le jour où l’extrême-droire aura pris le pouvoir, il n’y aura plus de liberté d’expression.

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    • Répondu par fred le 22 mai à  09:15 :

      J’imagine que, lorsque vous demandez si Jijé a fait carrière et eu des héritiers, il s’agit d’un trait d’humour ?! Si ce n’est pas le cas, vous avez quelques centaines d’heures de bonheur de lecture devant vous...

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