« La Boucherie » de Bastien Vivès : Ne l’achetez pas !

16 septembre 2008 19 commentaires Albums

C’est dur l’édition. Ayant reçu les exemplaires de son ouvrage « La Boucherie », Bastien Vivès s’est aperçu qu’il n’était pas exempt de défaut.

Voici ce qu’il écrit sur son blog :

« ….En gros il y a un très gros problème de pagination sur LA BOUCHERIE, je viens de m’apercevoir de ça ! ( 1 page qui manque et un dessin doublé ) je vais voir ça avec Wandrille des éditions WARUM, je vous tiens au courant .
En tout cas n’achetez pas le livre, j’aurais du m’en apercevoir avant, je suis désolé pour les personnes qui l’ont acheté et aussi à celle à qui je l’ai dédicacé... j’espère trouver rapidement une solution !
je suis désolé.
WARUM devrait stopper la distribution et faire rapporter les livres ! pour la réimpression il faudra attendre car ce n’est pas encore d’actualité ....

 »

Vraoum est un petit éditeur indépendant, ce qui prouve que même les petits font les mêmes erreurs que les grands.

Notez, maintenant que l’album est distribué, on risque d’avoir à cause de cette publicité un effet contraire : les collectionneurs vont se ruer sur ce titre qui sera retiré de la vente, car collector rarissime avec mention au BDM. Et puis racheter derrière l’exemplaire correctement imprimé !

Dommage, cette erreur, car il s’agit d’un très beau livre.

« La Boucherie » de Bastien Vivès : Ne l'achetez pas !

Lire la chronique de l’album

Lire l’interview de Bastien Vivès sur ActuaBD

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19 Messages :
  • Mais pas de problème, on ne comptait pas l’acheter de toutes façons.*

    (ce marketing de l’exemplaire raté, jusqu’au s’arrêteront-ils ???)

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    • Répondu par Michel Dartay le 16 septembre 2008 à  14:59 :

      Bastien Vivés est très jeune, mais son trait est déjà remarquable.Je suis persuadé qu’un avenir brillant s’ouvre à lui. Et je défendrai son travail tant qu’il sera de cette qualité.

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    • Répondu par ranx le 16 septembre 2008 à  15:03 :

      Mince, on est chez Morandini pour avoir des commentaires aussi "ma bonne dame, c’était mieux avant ?"

      Y voir une stratégie marketing, c’est vraiment être bas de plafond (et encore, même le plafond est désolé).

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  • idem je ne comptais pas l’acheter...

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  • Ah, le plaisir de faire un bon mot... sur le dos de jeunes dessinateurs. On entend résonner à nos oreilles le caquètement idiot du cancre qui crache des boulettes de papier au fond de la classe.

    En même temps, ailleurs sur ce site se déroule exactement le même processus (cf : "Les Ravins", "Hypoxie"...) Les posts sont rarement signés, leurs auteurs n’ont visiblement ouvert aucun de ces albums -et n’ont pas l’intention de le faire. Aucune analyse, aucune critique constructive. C’est le plein défoulement, qu’est-ce qu’on s’amuse !

    Au secours ! Y’a-t-il dans la salle qq’un qui a encore un cerveau capable de fonctionner... même un tout petit peu ?

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  • Il y a très peu de convergences entre les intérêts de l’auteur et les intérêts des collectionneurs.
    L’éditeur fautif est coincé entre les deux, et il sera tenté de ne retirer le bouquin qu’une fois les collectionneurs servis.
    Nul doute que Warum aura plus d’estime pour F.Vives que KSTR pour Obion.

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  • On va le réimprimer, et plutôt deux fois qu’une, vu le beau livre que c’est. Après avoir eu pas mal de souci avec l’imprimeur, on s’est aperçu qu’on avait nous même merdé, bon hé bien tant pis, on va le faire et ça coutera ce que ça coutera, voilà.
    Encore toutes nos excuses à l’auteur et à ses lecteurs. ça prendra le temps qu’il faudra mais on le fera bien.

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    • Répondu par Michel Dartay le 16 septembre 2008 à  22:40 :

      avec un gros défaut d’impression vaut mieux que beaucoup de mauvais albums correctement imprimés.

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    • Répondu le 17 septembre 2008 à  07:39 :

      il a bon dos l’imprimeur, surtout pour un doublon et une page absente, il a sans doute bidouillé les fichiers numériques ? bravo, on assume bien chez VAROUM, alors pas de procès ? dommage.

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    • Répondu par un lecteur le 17 septembre 2008 à  12:39 :

      >Warum :
      Malheureusement je l’ai déjà acheté. Je présume qu’une fois que la BD sera réimprimée, je pourrai échanger ma copie défectueuse, n’est pas ?

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    • Répondu le 17 septembre 2008 à  14:42 :

      Après avoir eu pas mal de souci avec l’imprimeur

      ahahah il a bon dos l’imprimeur, assumez les gars, assumez !

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  • deux poids, deux mesures
    17 septembre 2008 07:48

    c’est amusant de voir que la réaction est différente pour un problème similaire, voire moindre (l’histoire était complète), selon que l’éditeur est connu et donc "gros" ou petit... le gros se prend un procès, et le "petit" se voit presque qualifié de victime...
    mais que fait le SNAC ? la souffrance de Vivès sera la même qu’Obion, les bouquins resteront dans les librairies malgré les demandes de l’éditeur, quoi qu’il dise, les libraires n’ont pas le temps matériel de prendre connaissance de ces problèmes et de gérer ça.
    Il est d’ailleurs amusant de savoir que Vivès est aussi édité chez Casterman, comme Obion, aura-t-il eu peur d’une malfaçon ? ouh là là... dommage.
    Allez, pot de terre contre pot de fer, pauvre petit...

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    • Répondu par Thierry le 18 septembre 2008 à  08:17 :

      Si les 2 "affaires" debutent de la meme maniere, a savoir un ouvrage mal imprime, ce qui ne fut detecte ni par l’editeur, ni par l’auteur, alors qu’un BAT a du etre approuve avant que l’impression du tirage ne soit lancee, KSTR aura mis une mauvaise volonte plus qu’evidente a reconnaitre que le livre etait defectueux et a longtemps rechigne a ne fut-ce que prevenir les libraires du probleme, d’ou l’action en justice qui s’en est suivie. Dans le cas present, Warum a pris ses responsabilites et prevenu toutes les parties concernees.

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      • Répondu par Laurent le 18 septembre 2008 à  09:58 :

        pardon, mais on vire au délit de faciès, le délai pris par KSTR était dû à une négociation forcée via le syndicat des auteurs, et Warum aujourd’hui, fort de l’expérience KSTR ne va pas faire la même "erreur"... mais le résultat sera le même pour les auteurs, un livre vendu et non conforme aux attentes... la seule chose c’est que c’est plus facile de détester un gros au prétexte qu’il a des moyens économiques importants, plutôt qu’un "pauvre" petit. Ce qui est étonnant c’est que personne ne relève l’aspect procédure éditoriale, dans les deux cas, c’est l’absence de l’auteur au chevet de son projet au moment crucial qui provoque le dérapage. il y a me semble-t-il une sorte de désengagement des auteurs (dans les cas présents) qui se déchargent de toute responsabilité sur le livre fini auprès de leur éditeur. En gros, "j’ai dessiné, je livre mes planches ou mes fichiers, le reste, je m’en tape !" Dans le même temps il manque du côté des éditeurs d’un vraie volonté d’impliquer leurs auteurs dans la réalisation finale de leurs oeuvres... bref, pour moi c’est balle au centre et qu’ils se démerdent entre eux, au final le perdant c’est le lecteur qui achète une bouse sans le savoir.

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        • Répondu le 18 septembre 2008 à  21:36 :

          au final le perdant c’est le lecteur qui achète une bouse sans le savoir

          .
          Mais on ne va pas plaindre le lecteur en plus ! Si il achète des bouses c’est qu’il le veut bien. Il suffit d’ouvrir le livre pour voir à quoi on a à faire, il n’a qu’à lire 2 pages et voit tout de suite si c’est une bouse ou pas. Si les lecteurs étaient un peu plus regardant, il en sortirait moins des bouses.

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    • Répondu par Cyril Pedrosa le 18 septembre 2008 à  10:06 :

      Un petit rappel simple : le SNAC n’est pas là pour distribuer les bons et les mauvais points.
      C’est un syndicat professionel qui défend les intérêts des auteurs.
      Nous gérons des conflits qui opposent aussi des auteurs à des "petites" maisons d’édition, y compris par la voie juridique lorsque c’est nécessaire.
      Il n’y pas deux poids deux mesures.

      En ce qui concerne l’ouvrage de Bastien Vivès, nous n’avons pas été sollicité et n’avons donc ni à intervenir, ni à commenter la situation.

      Je constate à titre personnel que l’éditeur de l’ouvrage concerné reconnait publiquement sa responsabilité dans la malfaçon, et c’est engagé sur ce forum à republier le livre le plus rapidement possible.

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      • Répondu le 18 septembre 2008 à  18:11 :

        Et je rajouterai, que l’éditeur s’est engager à remplacer les exemplaires défectueux vendus lorsque la version correcte sera disponible. Reste juste de la part des gens qui l’ont achetés de se rendre dans leur librairies pour effectuer l’échange, si c’est pas trop leur demandé bien sûr...

        Et comparer la mauvaise foi évidente de KSTR et l’attitude de Warum, démontre une fois de plus que l’intelligence n’est pas la première qualité des tenants de la bonne conscience éditoriale, qui ont l’air de pulluler sur ce site.

        En outre, j’ajouterais que le crétin qui parle "des auteurs" pour la Boucherie, non content de n’avoir pas lu le livre, nous démontrent en plus qu’il ne sait pas regarder une couverture. Bastien Vives n’est qu’une seule et même personne. Finalement c’est comme à l’école primaire : il faut bien lire la question avant de répondre. Encore un énarque tiens...

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  • La conspiration des ronchons
    19 septembre 2008 02:22, par Alex

    Warum vient de faire un mea-culpa. Je soupçonne très fort donc que le message de l’acheteur/intervenant("un lecteur") mécontent soit sincère. Le trait d’ironie final me laisse... perplexe.

    En tout cas la solution est simple, et je vous l’offre. Warum, allez-vous dédommager ou remplacer les albums défectueux déjà achetés ?... Vous voyez, pas plus compliqué que ça. Attendons leur réponse.

    Je pourrais continuer à débattre indéfiniment sur l’album de Vivès, mais comme aucun des critiques ne l’a ouvert le débat tourne au court.

    Pour ceux qui ne connaissent pas -visiblement- le mêtier... Sachez qu’un "petit" éditeur a au moins 5 projets en cours. Son maquettiste (freelance) a une dizaine de travaux à finaliser... hier ! Le dessinateur arrive au milieu de cette folie, il ne peut que souhaiter que tout se passe selon ses désirs... à moins -tout comme le maquettiste, de passer 12h par jour (en plus de son travail quotidien) à surveiller le bon fonctionnement du projet. Il faut savoir déléguer messieurs.... tiens, oui c’est juste des messieurs. Et ils sont en colère : Grrr !

    Je souhaiterai finalement que chaque intervenant critique et bien emprunt à saboter un éditeur et un dessinateur fasse une réelle reflexion sur ses motivations. Il est évident que pour tout amateur d’art graphique Vivès est un véritable talent.

    Messieurs, la parole est à vous...

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    • Répondu par Mademoiselle tout le monde le 19 septembre 2008 à  11:32 :

      je suis passée en librairie "pour voir", outre le fait que le libraire n’était pas au courant de la malfaçon... j’ai trouvé l’album terriblement mal imprimé, le crayon de couleur de l’auteur apparaissant fadasse et sans relief, alors quitte à réimprimer j’espère qu’il changerons d’immprimeur ou de papier ou de, ou de... mais faites les choses bien au moins.

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