La Boucherie – Par Bastien Vivès – Ed. Vraoum

9 août 2008 9 commentaires
  • Le mot est au figuré. La boucherie, ce n’est pas la boutique de votre charcutier favori, c’est l’état dans lequel sont les protagonistes d’une relation amoureuse qui se termine mal. La Boucherie, c’est le « Ne me quitte pas… de Bastien Vivès.

Inutile de répéter ici tout le bien que nous pensons de ce jeune artiste qui s’était particulièrement fait remarquer ces temps-ci par Le Goût du chlore (Ktsr / Casterman). Il n’a pas son pareil pour restituer les délices et les tourments de la relation amoureuse.

Dans ce petit livre au trait habile, Vivès travaille au crayon de couleur alors qu’il est plutôt coutumier de la palette graphique et de l’ordinateur. Il s’intéresse à la difficulté de communication dans un couple, à ses contradictions, à ses petites cruautés aussi.

« L’amour, tel qu’il existe dans la société, n’est que l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes » disait Chamfort. Chez Vivès, c’est avant tout la rencontre entre deux sensibilités.

La Boucherie – Par Bastien Vivès – Ed. Vraoum
La Boucherie – Par Bastien Vivès – Ed. Vraoum

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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9 Messages :
  • La Boucherie – Par Bastien Vivès – Ed. Vraoum
    13 août 2008 22:44, par Michel Dartay

    Juste un petit mot pour vous remercier d’attirer parfois notre attention sur des livres que nous n’aurions peut-être pas eu l’idée de feuilleter en librairie, les cases reproduites ici donnent forcément envie d’en voir plus.

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    • Répondu le 14 août 2008 à  01:06 :

      Moi ça ne me donne pas envie,ça fait juste boulot d’étudiant.

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      • Répondu par Pierre Berger le 14 août 2008 à  16:21 :

        ActuaBd a des lecteurs très doués, moi je ne dessinais pas comme ça quand j’étais étudiant. Passons sur l’emploi des crayons de couleurs, cela devrait être une mode passagère pendant un ou deux ans (pourquoi personne n’y avait pensé avant ??). Je trouve surtout sympathique la justesse des positions malgré un dessin apparemment facile, sans effet gratuit. J’espère juste que l’auteur se trouvera un scénariste-béton à l’avenir, faire de petites scenettes de la vie quotidienne d’un jeune couple risque de devenir lassant si le procédé se systématise...

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      • Répondu par Ranx le 16 septembre 2008 à  12:26 :

        Bastien Vivès ferait "un simple boulot d’étudiant" ???

        Son dessin, sa justesse de regard me met littéralement par terre à chaque livre que ce soit Elle(s), Hollywood Jan ou cette "Boucherie".

        Des étudiants comme ça, j’en veux deux douzaines chaque année, et tant pis si mon portefeuille en pâtit

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        • Répondu par Li-An le 16 septembre 2008 à  13:44 :

          C’est tellement surréaliste les commentaires ici que j’en mets un, tiens (quoi ! Encore un auteur qui défend ses confrères, c’est scandaleux ! patati patata).
          Moi, j’aimerai bien que Vivès se débrouille tout seul sans "scénario en béton" (je n’ose imaginer ce que recouvre cette métaphore bouyguesque. Il me semblait que le béton, c’était lourd et que ça coulait). Quant aux crayons de couleurs cf. Franquin (un petit jeune qui cède facilement à la mode). Et à la qualité du desssin... bon, il paraît qu’on a les lecteurs que l’on mérite. C’est quand même vache ouaf ouaf ouaf.

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          • Répondu par bingbong le 24 juillet 2009 à  10:58 :

            J’aime beaucoup les strip du blog de Bastien Vives. Ils sont justes, drôles, le dessin est, bien que simple, très intéressant. On sent surtout une grande intelligence de regard, et c’est plutôt agréable.
            Par contre, j’ai été assez déçu par ses albums, et notamment celui-ci. certainement à cause du sujet traité et le manque de diversité.

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  • La Boucherie, passée sur le billot
    16 septembre 2008 10:33

    A en croire le blog de l’auteur, son album est par terre, problème d’impression et tout le toutim ! Bien entendu il est en vente, il veut plus le vendre, l’éditeur demande le retour (tu parles)... Encore un éditeur qui se fout du travail des auteurs ! Un procès en vue ? Putain, la BD va se judiciariser à grande vitesse, on va bien se marrer quand tout notre argent dépensé à acheter les albums va finir dans les poches des avocats !

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    • Répondu par Geoffroy le 16 septembre 2008 à  14:32 :

      Je ne crois pas que cet éditeur se foute du travail de l’auteur. Jamais. Je pense d’ailleurs que ce sont eux les seuls à plaindre. Pour une petite maison d’édition artisanale comme ça, le dégât pourrait être dramatique économiquement.

      Et je trouve qu’ils ont eu, jusqu’à présent, l’atitude digne que tout éditeur devrait avoir. Ils ont communiqué comme il devait (voir leur site) et le réimprimeront certainement très rapidement.

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    • Répondu par Michel Dartay le 16 septembre 2008 à  14:55 :

      J’ai pu me procurer ce petit livre charmant, je ne regrette pas du tout son achat. Il me semble plus riche que celui sur la piscine du même auteur. Très bon dessin, et un thême universel, traité avec subtilité : la vie d’un couple hétèro.

      Concernant l’avenir de ce livre, les choses devraient être claires : soit l’imprimeur a fait une erreur, et il devrait fournir un nouveau tirage. Soit l’erreur vient de la maquette de l’éditeur, et là, c’est Warum qui en sera pour ses frais. Les imprimeurs font signer des bons à tirer avant impression, il ne s’agit pas d’un simple mouvement de stylo, mais d’une ultime vérification avant démarrage du matériel d’imprimerie.

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