« Tintin et le mystère de la momie Rascar Capac », un documentaire d’Arte

30 juillet 2021 0 commentaire Actualité
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CELUI-QUI-DÉCHAÎNE-LE-FEU-DU-CIEL. Dans « Les Sept Boules de cristal » (1948), Hergé présentait la momie d’un Inca fictif, Rascar Capac, coiffée du « borla », un diadème royal en or massif. Ce qui reste de celui qui autrefois inspira ce personnage fait l’objet du documentaire « Tintin et le mystère de la momie Rascar Capac », réalisé par Frédéric Cordier. Que sait-on réellement des Incas, leur société et leurs rites funéraires ? Réponse en images, jusqu’au 2 août.

On savait que Hergé avait été frappé par la vue d’une momie, présentée comme celle d’un empereur inca, lors de la visite d’une exposition de vestiges précolombiens à Bruxelles, dans les années 1920. C’est ce qui l’avait inspiré pour créer le personnage de Rascar Capac, prince inca momifié porteur d’une épouvantable malédiction. Si l’histoire de ce damné et le dénouement des aventures de Tintin sont narrés en long, en large et en travers dans Les Sept Boules de cristal, on ne sait néanmoins que bien peu de choses sur la véritable momie inca qui a inspiré le 13e tome de la saga belge.

Frédéric Cordier, réalisateur du documentaire de 52 minutes, filme l’incroyable enquête née de la collaboration entre Serge Lemaître, conservateur de la collection Amérique du Musée art et histoire de Bruxelles, et Caroline Tilleux, archéologue. Ensemble, ils ont bien l’intention d’exhumer la momie d’où tout est parti pour en reconstituer les origines.

On apprendra donc, sans divulgâcher la curiosité de nos respectables lecteurs, que la momie inca est celle d’un homme d’une trentaine d’années qui vécut au nord du Chili. Son corps embaumé ne parvint en Europe que parce qu’il voyageait aux côtés d’un aventurier belge. L’investigation médico-légale de Lemaître et Tilleux se déploie devant nos yeux ébahis, comme un jeu de piste. Finalement, le mort n’est pas ce que l’on croyait…

Le reportage est surtout intéressant pour sa portée anthropologique. Les rites des Incas présentent une vision singulière de la vie et de la mort, envisagées comme une simple continuité. Il l’est moins pour éclairer l’œuvre de Hergé, sur laquelle le documentaire se contente de rester en surface.

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En médaillon : « Tintin et le mystère de la momie Rascar Capac », © Un Film à la Patte / Arte

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