Un prix Asie pour l’ACBD.

L’ACBD (Association des Critiques et Journaliste de BD) vient de sélectionner cinq bandes dessinées asiatiques pour le premier prix Asie-ACBD. Cette association souhaite plus d’importance à un type de bande dessinée qui occupe aujourd’hui une place non négligeable dans les librairies.

Un comité de pré-sélection a été formé pour choisir les titres suivants :
Un prix Asie pour l'ACBD. Fleur de Park Kun-woong, éditions Casterman
- Massacre au pont de No Gun Ri de Park Kun-woong et Chung Eun-Yong, éditions Vertige Graphic
- Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa, éditions Vertige Graphic
- L’Orchestre des doigts de Osamu Yamamoto, éditions Milan - Kanko
- Journal d’une disparition de Hideo Aduma, éditions Kana

L’ACBD désignera le lauréat le 7 juillet prochain à l’occasion de Japan-Expo.

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5 Messages :
  • Un prix Asie pour l’ACBD.
    3 juin 2007 16:08, par Ratapoil

    Je ne comprends pas la logique qui pousse les journalistes à cloisonner ou à segmenter ainsi la bande dessinée...
    (Pour les éditeurs, je pense comprendre la segmentation car c’est probablement, à court terme, un moyen habituel d’augmenter le chiffre d’affaire)

    Mais pour une association de critiques...?
    Pour la promotion du médium ?
    Pour la curiosité du lecteur ?
    Y a-t-il un prix du meilleur film "Hollywoodien" ?
    Y a-t-il eu un prix de "la nouvelle vague" ?
    Pourquoi en BD faut-il toujours séparer la production "asiatique" du reste de la production ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 3 juin 2007 à  20:05 :

      Il y a des festivals du film anglais, américain, asiatique, du film d’amour, du film policier... et chaque fois, des récompenses sont remises.

      Cette segmentation est souhaitable pour favoriser une meilleure lecture des nouveautés. Si les mangas étaient rangés avec la bande dessinée "alternative", dont les titres seraient classés avec la BD classique, ce serait tellement foutraque que la BD ne s’en relèverait pas. Votre réflexion est inopérante.

      Réjouissez-vous du fait que les critiques de BD prennent en compte enfin la BD asiatique plusieurs décennies après son introduction en France.

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      • Répondu par Ratapoil le 4 juin 2007 à  11:48 :

        Vous avez raison, et loin de moi l’idée d’exclure la BD asiatique des prix.
        Je constate d’ailleurs avec plaisir que les prix du festival d’Angoulême, pour citer les plus médiatisés, n’ont pas besoin de préciser une aire géographique pour décerner leurs prix à des albums ou à des auteurs étrangers.
        En fait, si je cherche le fond de ma pensée, j’ai juste l’impression que l’ACBD court derrière les lecteurs au lieu de les précéder.
        Mais j’espère là aussi me tromper.

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 4 juin 2007 à  13:05 :

          Le Festival d’Angoulême se veut un festival généraliste. On comprend qu’ils ne veuillent pas distinguer la nationalité d’une BD. Mais le problème de leur nomenclature, c’est que précisément, on ne distingue plus rien. Un manga qui a plus de dix ans d’âge désigné comme "l’essentiel" de l’année, montre bien les limites du système. Nous reviendrons sur ce sujet le moment venu.

          Quant à l’ACBD, on ne va pas se plaindre de cette initiative, alors que les BD asiatiques accèdent enfin à leur juste place.

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          • Répondu par Laurent Mélikian - Membre de l’ACBD le 4 juin 2007 à  14:05 :

            Le Prix Asie-ACBD offre un moment pour s’intéresser de plus près aux productions asiatiques. Cela ne les exclues pas pour autant du Grand Prix de la Critique décerné en fin d’année qui a souvent comporté des mangas et manwhas dans sa sélection finale.

            Merci pour votre intérêt.

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