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LES BREVES

Didier Pasamonik sera-t-il blacklisté à Angoulême 2013 ?

28 janvier 2013

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Sur la page Facebook d’ActuaBD.com, notre journaliste Didier Pasamonik a publié le communiqué suivant :

COMMUNIQUÉ

Didier Pasamonik, éditorialiste de la principale revue d’information sur le Net, actuaBD.com (100.000 lecteurs uniques par mois) et de la principale revue allemande sur la bande dessinée, Alfonz, collaborateur régulier du magazine Zoo, est blacklisté par le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême.

A ce jour, malgré ses demandes, Didier Pasamonik n’a reçu aucune accréditation de la part de 9eArt+, la société qui gère le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, alors même que de plusieurs sollicitations ont été faites et des conversations informelles avec le festival ont eu lieu.

Ainsi, en décembre dernier, l’attachée de presse du Festival a fait savoir lors de la conférence de presse du festival qu’ "il n’était pas désiré" et qu’ "il n’était pas invité" (ce qui en l’occurrence était faux) à cette conférence de presse de la Bibliothèque Nationale de France. Il est vrai qu’il avait constaté que depuis un certain temps déjà, il ne recevait plus les communiqués de presse du Festival.

Les raisons de ce blacklisting ? La faute d’avoir publié quelques-uns des rares articles de presse qui se montrent un peu critiques par rapport au Festival.

Pourtant, ActuaBD.com, organe d’opinion, a toujours veillé à ce que celles-ci soient mesurées, appuyées sur des faits et que les arguments des uns et des autres puissent s’exprimer. Mais malgré plusieurs sollicitations de réaction et/ou d’interviews, la direction du Festival préfère réagir par le silence et s’enfonce ainsi dans une communication déséquilibrée marquée par le mépris pour la presse spécialisée, la seule pourtant susceptible une lecture critique des communiqués de presse du Festival.

Ainsi, ActuaBD a révélé en 2012 la relation désastreuse entre le FIBD et la Cité de la BD. Cette année, c’est la réforme calamiteuse des Prix qui a fait l’objet de ses critiques. Vous pouvez voir l’intégralité des articles parus sur le Festival sur le lien suivant.

Ainsi, 9e art+ qui occupe jusqu’en 2017 la direction du Festival en vertu d’un contrat de dix ans et sa direction : Franck Bondoux, son délégué général, Marie-Noëlle Bas, sa directrice de la communication et Benoit Mouchart, son directeur artistique, ont donc décidé d’exclure un journaliste du Festival, situation inédite depuis 40 ans. Rappelons que Didier Pasamonik est accrédité au Festival depuis 1976.

Didier Pasamonik demande à tous ses lecteurs, aux journalistes, aux éditeurs, aux auteurs, aux institutions et plus simplement aux citoyens désireux de défendre la liberté de la presse dans ce pays de faire pression sur le Festival, par tous les moyens, pour qu’une accréditation lui soit accordée.

Si cette situation vous semble intolérable, vous pouvez lui apporter un soutien en cliquant sur le lien "like" du communiqué qui figure sur la page Facebook des Amis d’ActuaBD.com . Didier Pasamonik sera bien entendu présent à Angoulême à partir de mercredi.

AC

30 Messages : Participez à la discussion

  • Didier Pasamonik sera-t-il blacklisté à Angoulême ?

    28 janvier 2013 18:44, par Geraud

    Avec un article comme ça, c’est sûr, l’accréditation ne va pas tarder.

    ...Je soutiens, bien sûr !!

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    • Répondu par Raph le 28 janvier 2013 à  22:16 :

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    • Répondu par Flavius Romulus Augustus le 30 janvier 2013 à  17:57 :

      Mr Pasamonik découvre que le journalisme vivant de la publicité est inféodé aux intérêts économiques. Eh bien oui, dur dur d’être indépendant quand votre modèle dépend de la main qui vous nourrit. Angoulême fait sa crise de la quarantaine et divorcera bientôt avec son public, d’autant plus que la belle Saint-Malo lui fait les yeux doux.

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  • Didier Pasamonik sera-t-il blacklisté à Angoulême ?

    28 janvier 2013 18:51, par Térésias

    Si le Festival d’Angoulême voulait décrédibiliser encore d’avantage, il n’agirait pas autrement. Bien-sûr que Didier doit avoir une accréditation, c’est la moindre des choses, en fait il devrait même remplacer Benoit Mouchart comme directeur artistique du Festival.

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  • Pour les auteurs, qui comme moi résident à l’étranger et n’ont pas toujours la possibilité de se rendre à ce rendez-vous annuel, il est important de pouvoir suivre toute information et lire toute opinion exprimée librement au sujet de cette manifestation. Un festival qui ferme ses portes ainsi à Mr Pasamonik -dont la réputation et le lectorat s’étendent bien au delà de l’hexagone- ne mérite pas d’accoler "International" à son nom. Pas de compte FB pour moi, mais un sincère "like" à Didier Pasamonik.

    Stéphane Rosse

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  • Il peut pas se payer son entrée ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 janvier 2013 à  00:53 :

      Là n’est pas le problème : les éditeurs me font entrer car ils demandent à ce que je puisse les voir, pour rencontrer leurs auteurs, par exemple. L’accréditation donne accès à la salle de presse et au marché des droits étrangers, notamment. On me refuse donc l’accès à mes confrères. Les bistrots d’Angoulême sont aussi bien. Mais c’est une question de principe.

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      • Répondu le 29 janvier 2013 à  07:53 :

        Je vais me faire l’avocat du diable.

        Vous dites, à propos de leur gestion qu’elle est "désastreuse" et "calamiteuse", vous dites que votre site est le seul à avoir une lecture critique des infos concernant ce festival ( et je ne le nie pas du tout ) et vous râlez parce qu’ils ne vous invite pas ?...
        Pourquoi se fendrait-il d’une invitation pour un empêcheur de tourner en rond. Avec ou sans vous ce festival aura lieu, vous en parlerez quand même et je suppose qu’il y a d’autres journaliste d’Actua BD qui sont invités non ?

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  • Didier devra-t-il faire le journaliste pirate ?

    28 janvier 2013 19:29, par Pic

    C’est de pire en pire ce petit milieu...

    Didier, demande direct à Jean Claude Denis !

    Tu veux son phone ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 janvier 2013 à  00:49 :

      Il est en tout cas informé.

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  • j’avoue que les petites guerres entre pro et anti Angoulème ne m’en secoue pas une pour faire bouger l’autre. A part le petit monde de la bd tout le monde s’en fout de ce festival, comme des autres. Trouver moi plus 10 secondes sur une radio ou une télé pour Angoulème. Spirou a déjà eu pour ses 75 ans plus de reportage.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 janvier 2013 à  01:00 :

      A part le petit monde de la bd tout le monde s’en fout de ce festival, comme des autres.

      Au cas où cela vous aurait échappé, c’est un festival de BD. Donc oui, à part le petit monde de la BD...

      Trouver moi plus 10 secondes sur une radio ou une télé pour Angoulème.

      Sortez de votre terrier, arrêtez d’hiberner, ouvrez les journaux et la radio (enfin Europe 1). Je suis pour le festival d’Angoulême et contre les mauvaises manières de ses communicants.

      Spirou a déjà eu pour ses 75 ans plus de reportage.

      Oui, notamment sur ActuaBD.

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    • Répondu le 29 janvier 2013 à  01:14 :

      Ok -passionnant- mais du haut de votre colline, la liberté de la presse c’est quoi pour vous ?

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    • Répondu par Fred le 29 janvier 2013 à  01:37 :

      Ils en parlent tous les jours sur Europe1 qui est partenaire.

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    • Répondu par Yaneck Chareyre le 29 janvier 2013 à  09:22 :

      FAUX ! Au contraire, Angoulême c’est LE maronnier de la presse qui se rue là-bas pour parler de bd une fois dans l’année et l’oublier tout le reste du temps.
      Désolé, si vous ne voyez pas tout ce qui sort à ce moment là, c’est peut-être que vous ne lisez pas la presse ou ne regardez pas la télé (et oui, Europe 1 et partenaire, les émissions de Drucker et Ruquier vont se faire là bas en direct)

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    • Répondu le 29 janvier 2013 à  12:18 :

      Ce que d’aucuns semblent oublier, c’est qu’Angoulême n’est rien d’autre qu’un salon parmi tant d’autres.

      Certes avec le temps et avec son ancienneté, il est devenu plus important par le nombre de visiteurs et d’Auteurs présents ; mais il n’en demeure pas moins vrai que cela reste une manifestation organisée par une société privée et autoproclamée comme référence.

      Il serait ridicule d’affirmer que ce qui se dit et s’écrit sur le cinéma à Cannes ou à la cérémonie César est LA vérité ou LA référence sur le genre, alors pourquoi donner tant d’importance à un grotesque salon perdu quelque part dans le département de la Charente ?

      Cette énième et pathétique péripétie dans l’organisation de l’événement ne fait que confirmer l’amateurisme, les guerres d’ego, la mesquinerie et le copinage imbécile propres au festival angoumoisin.

      Monsieur Didier Pasamonik fait preuve d’une réelle abnégation pour aimer se perdre à Angoulême à la fin janvier, l’hôtellerie est miteuse, la restauration sans éclat et le climat généralement gris et humide !

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      • Répondu par ozanam le 29 janvier 2013 à  12:43 :

        l’hôtellerie est miteuse, la restauration sans éclat et le climat généralement gris et humide !


        C’est vrai qu’il fait beau partout en France sauf à Angoulême !
        Quant à l’hotellerie et la restauration, nous ne fréquentons pas les mêmes endroits !

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        • Répondu le 29 janvier 2013 à  15:15 :

          Sans vouloir paraître prétentieux, il n’existe aucun établissement "étoilé" de quelque nature sur l’agglomération d’Angoulême ! Alors, oui, l’hôtellerie est miteuse et la restauration sans éclat. Quant au climat, au mois de janvier, il est généralement gris sur tout le territoire français !

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          • Répondu par Pol le 29 janvier 2013 à  21:58 :

            Si monsieur ne peut se nourrir sans un établissement "étoilé", qu’il reste chez lui où son cuisinier personnel lui fera des plats sur-mesure, servis par son majordome en livré. Rassurez-vous, vous ne passez pas du tout pour un prétentieux, seulement pour un snobinard pédant.

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            • Répondu par Rosse le 30 janvier 2013 à  00:25 :

              C’est bien là la France, on parle de liberté d’expression et on en revient -toujours- à la bouffe. Chers compatriotes, on ne vous changera décidemment pas -mais je vous aime bien quand même...

              S.Rosse (le traître)

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            • Répondu le 30 janvier 2013 à  12:37 :

              Vous avez raison, camarade prolétaire, levons ensemble le poing vengeur, crions haut et fort « mort au capitalisme et aux établissements étoilés »… Vive le pichet de rouge et la bière au fût. Gloire à la pizza cellophanée et au steak-fritte !

              Cela étant dit, la question initiale portait sur l’attitude du FIBD vis-à-vis de la presse et, plus particulièrement, concernant Monsieur Didier Pasamonik.
              Ma parenthèse fondée sur des considérations culinaires et d’hébergement ne légitime pas la vulgarité de vos propos !

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  • L’ACBD réagit sur son site officiel via un communiqué de presse...

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  • Didier Pasamonik sera-t-il blacklisté à Angoulême ?

    30 janvier 2013 15:03, par la plume occulte

    Décidément voilà un festival qui s’ingénie à "expanser" l’aura de consternation qu’il déploie un peu plus à chaque nouvelle édition.Tout ça tiens du happening à présent.On va finir par applaudir.Bien dans l’idée de déconstruction/déstructuration qui fait florès dans le milieu qui fait aujourd’hui la loi la-bas.
    On avait pourtant pris espoir ,certaines initiatives avaient de l’allure,des réformes pertinentes apparaissaient....

    Disons qu’il est temps qu’aujourd’hui une page se tourne.Les dommages collatéraux de toutes ces coquetteries se comptent dorénavant en drame humains.Une logique doit en remplacer une autre ,où l’intérêt général doit l’emporter sur les intérêts particuliers.En toute logique,c’est ainsi que doivent être utilisés les fonds public nés de l’impôt.Logiquement oui.

    Pour le reste,c’est soutien inconditionnel à monsieur Pasamonik qui doit trouver dans cette contrariété l’énergie de ferrailler plus que jamais.Finalement quel plus bel hommage pouvait rendre l’institution à un esprit critique.C’est la consécration.Parfois les adversaires,par ce qu’ils sont ,croyant vous écraser,vous portent aux nues comme jamais....

    Un certain Térésias ,dans les commentaires, propose Monsieur Pasamonik comme remplaçant de Benoit mouchart en tant que directeur artistique .....Belle idée en vérité !

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 30 janvier 2013 à  15:14 :

      C’est sûr que pour avoir l’accréditation, ce serait plus facile ;)

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      • Répondu par la plume occulte le 30 janvier 2013 à  16:06 :

        Mais alors ça voudrait dire Bastien Vivès prochain grand prix dès Angoulême 2014 ???!!!!

        Tant pis on prend quand même.....

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      • Répondu le 30 janvier 2013 à  16:26 :

        faut postuler comme Pénélope Bagieu, pour la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres qu’elle recevra au FIBD, ainsi plus de blacklistage possible.
        P****** ça devient n’importe quoi tout ça !!!

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    • Répondu le 30 janvier 2013 à  17:44 :

      Un certain Térésias ,dans les commentaires, propose Monsieur Pasamonik comme remplaçant de Benoit mouchart en tant que directeur artistique .....Belle idée en vérité !


      C’est Trondheim qui ferait la tête, il attend la place.

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  • Didier Pasamonik sera-t-il blacklisté à Angoulême ?

    30 janvier 2013 17:43, par L. Lépine

    Bonjour Didier,
    A défaut de FB, je soutiens ta démarche par le biais de ce site. Il faut accepter le risque de la critique, c’est ce qui permet de progresser, lorque la critique est construite et motivée.
    Tiens bon et à jeudi

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  • Alors Didier, vous l’avez eu finalement l’accréditation ? Ou on vous a refusé l’entrée au débat que vous animiez ?

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 février 2013 à  09:26 :

      Eh oui, je confirme, je suis blacklisté, malgré des soutiens et des pressions (éditeurs, auteurs, municipalistes, association du Festival...) pour faire changer d’avis à M. Bondoux (directeur délégué) et Mme Marie-Noëlle Bas, directrice de la communication (Benoit Mouchart n’ayant plus qu’à jouer les Ponce Pilate).

      Mais Angoulême reste Angoulême : le débat que j’anime n’étant pas organisé par le Festival, mais par la Cité, je n’ai pas besoin d’accréditation.

      Par ailleurs, le Festival ne peut pas empêcher les éditeurs (ils sont quasi unanimes à m’avoir soutenu, et vraiment merci à eux) à m’inviter à rejoindre leur stand, à rencontrer leurs auteurs, bref à faire mon travail de journaliste.

      De la même façon, c’est le service de presse du ministère de la culture qui décide d’une rencontre avec madame la ministre (bientôt son interview dans ces pages), pas le Festival.

      Bref, le blacklistage du Festival est d’autant plus incompréhensible qu’il est inutile.

      Précisons que je suis le seul à être blacklisté, les autres journalistes d’ActuaBD ne le sont pas.

      Tout cela n’est qu’une péripétie. Travaillons à faire la réussite du Festival et à ce que certaines dérives soient corrigées, à commencer par les responsables de la manifestation qui ne sont pas obligés de persister dans l’erreur. Si je n’aimais pas ce Festival, je n’y reviendrais pas avec une telle constance depuis 1976.

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