Ouverture du concours « Editez votre première BD ! » 2018

7 octobre 2017 11 commentaires

Comme l’année dernière, le Festival international de la BD de la Province de Liège organise un concours ouvert aux jeunes auteurs, dont le premier prix est extrêmement bien doté : 15.000 €, ainsi qu’un contrat d’édition et diffusion commerciale du projet gagnant. Pour le deuxième prix : une micro-édition à des fins de promotion du projet.

Pour plus de détails, voici le communiqué :

"Dans le cadre de son programme « Page 1, » d’aide aux jeunes auteurs en bande dessinée et en illustration, le Service Culture de la Province de Liège a créé le Prix « Jeune Auteur » qui est une opportunité sans égale dans le monde franco-belge de la BD. En effet, ce Prix permet à un(e) jeune auteur(e) de créer et d’éditer son premier album. La réalisation de celui-ci est entièrement prise en charge et le/la lauréat(e) reçoit 15.000 € pour réaliser son album sur un an en cas d’ex-aequo cette somme est divisée par deux). A l’occasion du Festival international de la BD de la Province de Liège, organisé en partenariat avec Liège Expo et BD Fly, dans le cadre du Salon Vert Bleu Soleil à Liège Expo, du 8 au 11 février 2018, les albums des lauréats 2017 ex-aequo seront présentés et sera proclamé le/la lauréat(e) 2018.

Conditions de participation

Aucun thème particulier n’est imposé mais le projet de bande dessinée ou son auteur(e) doivent avoir un lien minimum avec la province de Liège :
Ouverture du concours « Editez votre première BD ! » 2018 L’auteur(e) y être né(e), y travaillera ou y sera domicilié(e) ;
Ou bien :
- Le projet fera référence au cadre, au patrimoine matériel, immatériel, naturel ou à l’histoire de la région ou d’une partie de celle-ci.

Peut concourir toute personne (seule ou en équipe avec autre dessinateur, un scénariste, un coloriste…) n’ayant pas encore édité un album complet dans le circuit commercial habituel. L’édition d’un album en crowfunding, une auto-édition ou l’édition d’une fanzine ne constituent pas un obstacle à la participation au présent concours.

Expo "Liège - Terre de BD" 2016
Photo : DR

Le concours est ouvert à tous les courants de bande dessinée (BD classique de type « franco-belge », roman graphique, manga, comics, etc.). La forme et l’époque du récit sont libres (récit poétique, dramatique, fantastique, réaliste, humoristique, passé, présent, futur…) ainsi que les techniques utilisées (crayon, plume, feutre, gouache, pastel, fusain, craie, peinture, bille…) ;

La bande dessinée devra comporter un minimum de quarante planches et un maximum de cent soixante (roman graphique), sans limitation de case, avec ou sans texte, en format portrait et paysage…

Pour le concours, il faut réaliser au minimum cinq planches finalisées en couleur ou en noir et blanc présentées sur support papier de format libre ou sur support numérique. Un synopsis du projet, un story board et une présentation des principaux personnages sont requis.

La participation est limitée à une œuvre par candidat.

Tous les détails et le règlement du concours sont disponibles sur le site www.page1bd.be .
Un jury composé de partenaires locaux et de professionnels de la bande dessinée effectuera, courant janvier 2018, la sélection sur base des critères éditoriaux suivants : qualité artistique, qualité scénaristique, originalité, maîtrise, sens de la narration…

L’inscription au concours débute le 1er octobre 2017 et se clôture le vendredi 15 décembre 2017."

CLD

Pour envoi des candidatures et toute information complémentaire :
Programme « Page 1, » d’aide aux jeunes auteurs en BD et en Illustration
Philippe Brau – Service Culture de la Province de Liège,
15 rue des Croisiers
4000 Liège
Tél 04 232 86 14
mail : philippe.brau@provincedeliege.be

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11 Messages :
  • Ouverture du concours « Editez votre première BD ! » 2018
    7 octobre 14:56, par Laurent Colonnier

    dont le premier prix est extrêmement bien doté : 15.000 €, ainsi qu’un contrat d’édition et diffusion commerciale du projet gagnant.

    Ce n’est pas du tout un "prix est extrêmement bien doté", mais juste un contrat d’édition ordinaire avec une avance sur droits ordinaire. Est-ce devenu à ce point extraordinaire de payer la création dans le monde de l’édition qu’on fasse passer ça pour quelque chose d’extrêmement généreux ?

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    • Répondu le 7 octobre à  16:21 :

      Un contrat d’édition ordinaire, c’est la moitié de 15000 euros !
      Donc, finalement, c’est pas si mal pour un débutant !

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      • Répondu par Laurent Colonnier le 7 octobre à  18:01 :

        Un contrat d’édition ordinaire, c’est la moitié de 15000 euros !

        Non, un contrat d’édition ordinaire avec 7500 euros d’avance c’est une arnaque, ce n’est ni normal ni ordinaire.

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        • Répondu le 8 octobre à  12:05 :

          15000 euros brut pour un an de travail sur un album à 10 heures par jour, 6 jours sur 7 en moyenne, c’est moins payé que le smic horaire. Si on ajoute à ça : pas de congés payés, pas de droit au chômage, pas de treizième mois juste un pourcentage qui ressemble à un bulletin de Loto… 15000 euros brut, c’est aussi une arnaque. La vérité et on le sait tous, c’est que les auteurs, sauf s’ils font un best-seller, se font toujours arnaqués ! Si l’un d’entre eux accepte en plus de ne toucher que 7500 euros pour un an de travail, il travaille contre lui et contre ses confrères.
          Un album qui demande un an de travail devrait au moins être rémunéré 30 000 euros brut !

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          • Répondu le 9 octobre à  11:10 :

            15000 euros brut pour un an de travail sur un album à 10 heures par jour, 6 jours sur 7 en moyenne, c’est moins payé que le smic horaire.

            Selon mon calcul ça fait 66h par page pour un 46 pages (plus la couv). Si il vous faut 66h pour faire une page, changez de métier mon vieux.

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            • Répondu le 9 octobre à  19:23 :

              Et la couverture, et les pages de titre et de gardes, et les couleurs, et le scénario ? vous croyez qu’il suffit de prendre une page et de barbouiller tout ce qui vous passe par la tête. Évidemment qu’il faut une bonne semaine pour faire une bonne planche ! Et puis, tout le monde n’est pas capable de faire un livre ! Ça se paye tout ça !

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              • Répondu par Phildar le 9 octobre à  21:26 :

                « Évidemment qu’il faut une bonne semaine pour faire une bonne planche »
                Franquin mettait 2 jours pour une page de Gaston (mais peut-être que pour vous ce ne sont pas des bonnes planches), Uderzo en une semaine faisait 2 pages d’Astérix, 2 pages de Tanguy et Laverdure, 2 pages de Oumpapah, soit 6 pages la semaine (plus les illustrations et couvs pour Pilote), mais peut-être que pour vous ce ne sont pas des bonnes planches non-plus. Quand des auteurs contemporains sortent des albums de 250 pages (comme Portugal), ou de 500 pages, voire 1000 pages, vous croyez vraiment qu’ils passent 66 heures par page ? Quand Tardi fait Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, c’est plus de 150 pages, et on n’attend pas 3 ans avant d’avoir la suite.

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                • Répondu le 11 octobre à  08:34 :

                  Franquin mettait deux jours et Jidéhem le regardait en se tournant les pouces ? Et Marcel Uderzo, il préparait seulement le café ? Et qui faisaient les couleurs, le lettrage ? Et Peyo avait combien d’assistants ? Et qui écrivait les scénarions d’Astérix Oumpah pah ?… Et ils ne gagnaient pas l’équivalent de 15000 euros pour un 46 pages. Vous comparez des manières de produire et des époques qui n’ont rien à voir.

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          • Répondu le 10 octobre à  17:15 :

            Il s’agit d’un concours, dans le monde des concours, il est effectivement bien doté.

            Vous avez travaillé pour la boîte à bulles, comme moi je l’ai fait également. Maison que je respecte et dont j’apprécie le catalogue et l’éditeur, les prix payés sont loin, très loin des 15.000€ du concours... Même des 7500€.
            Avez-vous l’impression d’avoir travaillé contre vous et vos confrères ?
            Moi aussi’aimerais travailler à 30.000€ minimum d’avance, si vous avez une adresse, diffusez-là !
            15.000€, c’est une somme qu’un jeune auteur n’obtiendra jamais pour un premier album. On peut discuter sur les heures passées à réaliser l’album, les conditions de travail de l’indépendant, de tout ce qui fait que notre métier se précarise, regretter, pleurer, s’automutiler… Mais de là à appeler arnaque un concours qui est doté de 15.000€ plus la fabrication de l’album, sa diffusion, la collaboration d’un éditeur professionnel et le suivi du travail pendant sa réalisation… Heu, J’aimerais n’avoir été arnaqué que de cette façon !
            Je fais partie des initiateurs de ce concours, dont le but est de permettre la publication d’un premier album en étant payé… Ce qui n’est pas toujours le cas, loin s’en faut. Décrocher cette dotation n’est pas chose aisée, la péréniser l’est encore moins. On fait ce qu’on peut mon pauv’ monsieur, mais on le fait !

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            • Répondu le 11 octobre à  08:50 :

              Faire un album sans être payé ou accepter moins de 7500 euros, faut juste être un illuminé ou un imbécile. Généralement, ça s’accorde. À être nombreux à accepter des tarifs pareils, vous tirez forcément les revenus de l’ensemble de votre profession vers le bas. Vous ne vous respectez même pas en ne demandant pas une somme qui corresponde à ce que vous estimez être la vraie valeur de votre travail et à vos besoins pour la produire. Que ce soit la Boîte à Bulles ou un gros éditeur. Tout travail mérite salaire et il ne faut jamais brader la valeur de son travail, pour aucune raison.

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  • Couverture du longcourt
    14 octobre 21:27

    Si le prix c’est un contrat d’édition avec diffusion commerciale et 15.000 € d’avance sur droits, on peut considérer que tous les auteurs qui envoient des projets aux éditeurs participent à un concours en quelque sorte, de même que tous les chômeurs qui candidatent pour un emploi en répondant à une annonce, à chaque fois un concours avec un seul gagnant à l’arrivée. L’élection présidentielle est également un grand concours, dont tous les électeurs sont le jury. Au commencement de chacun, la course des spermatozoïdes est un grand concours également : la vie est un concours.

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