Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ("Panique dans le 16e !") : "nous n’avions jamais pu penser qu’une violence verbale de la part de grands bourgeois puisse s’exprimer collectivement et en public"

12 octobre 2017 3 commentaires
  • Sociologues des classes aisées et auteurs de nombreux ouvrages de référence sur la sociologie des beaux-quartiers, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon s'intéressent depuis quelques années à la bande dessinée, vecteur privilégié pour populariser leurs analyses.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon viennent de publier un album réalisé en collaboration avec Etienne Lécroart : Panique dans le 16e !, dont la récente chronique est à lire sur le site.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ("Panique dans le 16e !") : "nous n'avions jamais pu penser qu'une violence verbale de la part de grands bourgeois puisse s'exprimer collectivement et en public"

Pourquoi avoir choisi ce format, hybride, entre l’essai et la bande dessinée ?

Monique : On a trouvé que la réunion du 14 mars 2016 à l’université de Dauphine se prêtait magnifiquement à des illustrations dessinées. Il n’y avait même pas besoin pour Etienne de forcer l’humour, le trait de forcer et les discours puisqu’ils étaient là, à cueillir naturellement. Nous avons décidé dès le départ de capter la violence verbale de façon impertinente et de la retourner contre ses auteurs dans un essai de sociologie dessinée.

Vous doutiez-vous que cela passerait comme ça lors de cette réunion ?

Michel : Pas du tout ! Nous y sommes allés uniquement parce que nous suivions ce dossier. Mais très sincèrement nous n’avions jamais pu penser, même après trente ans d’enquête dans les beaux-quartiers, qu’une violence verbale de la part de grands bourgeois puisse s’exprimer collectivement et en public. Nous avions montré dans tous nos livres, grâce aux enquêtes anthropologiques, qui nous avons menées à l’intérieur de cette classe sociale, avec un statut de chercheur au CNRS, qu’il s’agissait d’une classe sociale extrêmement mobilisée pour la défense de ses intérêts, sur tous les fronts et tous les instants. Pour cette classe il n’y a pas de petits combats. Cela peut concerner un centre d’hébergement pour sans-abris, des logements sociaux, la préservation du bois de Boulogne, au service des riches riverains fortunés. Mais d’habitude cela se passe dans les salons feutrés de cercles ou d’intérieurs grand-bourgeois. Nous n’avions jamais assisté à de la violence verbale en public.

Une réunion houleuse
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

Vous dites que vous suiviez le dossier. Vous aviez déjà décidé de faire une enquête sur ce sujet ?

Monique : Non, pas du tout : c’est notre manière de travailler. Dans notre petite maison, tout le dernier étage est entièrement tapissé de cartons de notaires, aux couleurs gaies et vives, qui constituent autant de dossiers spécifiques sur tel ou tel thème et puis un jour ça fait un livre, ou pas.

Et donc cette enquête s’inscrivait dans quel « dossier » ?

Michel : On avait déjà pas mal travaillé sur les réactions virulentes contre les logements sociaux, le plus souvent sous forme de recours contre les permis de construire. Bertrand Delanoë, dés son élection à la mairie de Paris en 2001 a fait du rééquilibrage à l’ouest des logements sociaux un cheval de bataille. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à travailler sur l’implantation des HLM dans les beaux-quartiers. C’est donc naturellement que nous avons suivi le projet d’un centre d’hébergement des sans-abris dans la 16e arrondissement.

De quelle manière avez-vous alors entamé votre collaboration avec Etienne Lécroart ?

Monique : Nous avions déjà fait un livre avec Etienne Lécroart, dans la même maison d’édition, La ville brûle, à destination des enfants (Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?). Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler avec l’éditrice Marianne Zuzula et avec Etienne Lécroart pour la partie dessinée. Nous avons formé un collectif de travail épatant, solidaire, intelligent, généreux et bienveillant. Lorsque nous avons raconté cette histoire de l’université de Dauphine à Marianne Zuzula elle nous a dit « et si on en faisait un livre ». Et on a tout de suite dit oui.

Exemple du travail d’Étienne Lécroart sur la composition des planches
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

À partir de là, comment a travaillé Etienne Lécroart ? Vous a-t-il accompagné ou bien a-t-il travaillé à partir de vos comptes-rendus ?

Michel : Ça a été les deux. Il n’était pas là lors de la réunion du 14 mars, mais très vite quand on a décidé de faire un livre on est parti ensemble faire des observations sur le terrain, il prenait des photos… Par exemple, quand les modules en bois ont été livrés le 5 septembre, de nuit, de minuit à 2h du matin, pour éviter les problèmes – on pensait que les grand-bourgeois allaient mal réagir-nous étions là tous les trois à observer la situation. Il en a été de même pour l’inauguration du centre.

Mais en ce qui concerne la partie enquête sociologique, les interviews de riverains ?

Monique : C’est Michel et moi, qui avons fait le travail. Nous tenions un journal d’enquête, envoyé au fur et à mesure à Etienne. Nous recevions en retour de sa part ses dessins au fur et à mesure. L’idée était de créer une dynamique qui dépasse la simple addition de nos écritures respectives.

Si la dimension bande dessinée peut faire penser à un ouvrage de vulgarisation, et si le sujet, qui a eu un (petit) retentissement médiatique, pourrait donner une forme de publicité à l’ouvrage, nous sommes quand même dans un contenu assez scientifique et pointu : quel lectorat visez-vous et comment avez-vous songé à construire votre parole pour cette enquête ?

Michel : Depuis que nous travaillons sur la grande bourgeoisie nous essayons de diffuser au mieux les résultats de nos enquêtes. Dès notre premier livre en 1989 nous avons été publiés au Seuil. Quand je travaillais sur les ouvriers des Ardennes, j’ai été publié pratiquement à compte d’auteur aux éditions l’Harmattan. Puis nous avons continué de valoriser au mieux nos recherches sur ces familles qui s’approprient toutes les richesses et tous les pouvoirs. Dès 1997, nous avons publié un journal d’enquête aux PUF, dans lequel nous relations cette expérience originale de recherche dans toutes ses dimensions depuis les entretiens, les observations jusqu’à la réception par nos collègues du CNRS. Ensuite nous avons accepté la proposition des éditions Dargaud de faire une bande dessinée avec Marion Montaigne (Riche pourquoi pas toi ?). Les supports ne s’opposent pas, nous essayons de les diversifier pour atteindre des publics différents. Maintenant, nous sommes très présents sur les réseaux sociaux alors qu’on en était totalement absents.

L’ouvrage se présente avant tout comme une enquête sociologique illustrée par la bande dessinée
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

J’en reviens à votre collaboration avec Etienne Lécroart : comment cela s’est-il arrangé lors de votre premier travail ensemble ?

Monique : La première rencontre a été organisée par Marianne Zuzula. Cette éditrice nous avait sollicités pour faire un ouvrage à destination d’enfants sur l’ampleur des inégalités sociales et économiques. Nous lui avions alors répondu que notre emploi du temps était bloqué et elle a su attendre patiemment pendant deux ans. Lorsque notre calendrier s’est dégagé, elle est venue chez nous accompagnée d’Etienne, pour envisager une collaboration. Celle-ci fut acceptée et réussie.

Connaissiez-vous son travail avant de le rencontrer ?

Monique : Non ! Marianne nous avait envoyé quelques unes des productions dessinées d’Etienne Lécroart que nous avions beaucoup appréciées. Lorsque nous nous sommes rencontrés nous nous sommes tout de suite sentis en phase dans une bienveillance partagée. C’était important pour nous car le travail collectif peut être source de conflits, de rivalité. Avec Michel, on est solidaire, notre couple forme une sorte de petit communisme. Nous apprécions le travail collectif, mais nous sommes très vigilants sur le choix des collaborateurs.

Nous avons, grâce à votre enquête, une mine d’informations et une grille d’analyse très efficace de ce qui apparaît clairement comme une forme de scandale à de multiples niveaux. Comment expliquez-vous que sur le sujet que vous avez traité, passé l’événement de la première réunion, il y ait eu si peu de fait au niveau médiatique ?

Argumentaire affuté des plus privilégiés d’entre nous
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

Michel : Je pense que les grands bourgeois se sont rendus compte que leurs exactions verbales avaient été totalement contre-productives. Et du coup le balancier est parti dans l’autre sens. Tout se passe comme s’ils avaient fait de nécessité vertu, en se disant que de toute façon le centre allait déménager dans deux ans. De plus l’association Aurore qui gère ce centre pour sans-abris a souhaité ne pas mettre d’huile sur le feu considérant que le centre d’hébergement du 16è était un centre comme les autres. Bien entendu cela est faux. Les responsables de cette association ont été dans le déni de l’analyse sociologique et politique de la spécificité de l’implantation de ce centre à 55 mètres des grandes fortunes. Ces responsables n’ont jamais donné suite – parce qu’il n’y a pas eu de refus – à nos sollicitations d’entretien. Face à ce silence nous avons utilisés les outils de sociologie pour tenter de le comprendre. Nous sommes allés sur Internet où nous avons appris que le Président du conseil d’administration d’Aurore est le Directeur général adjoint de Vinci, leader mondial de la construction, tandis que le vice-président est le PDG du même groupe Vinci, Xavier Huillard dont les rémunérations en millions d’euros peuvent étonner au regard de l’exercice d’une haute responsabilité dans la gestion de la misère et de la détresse.

On voit là une première résistance, de la part d’Aurore, mais quelles autres résistances avez-vous vous-mêmes dû affronter au cours de cette enquête ?

Monique : Nous avons été confondus par le silence total des grands bourgeois face à nos demandes d’entretien. Par exemple, les responsables de l’émission « Arrêts sur images » se sont heurtés au silence du maire du 16e et de responsables d’associations de défense du bois de Boulogne pour participer à un débat avec Ian Brossat, maire communiste au logement à Paris et moi-même.

Les quelques entretiens que nous avons faits sur place, notamment au moment du chantier, pendant l’été 2016, ont été réalisés incognito. Ce n’était pas la sociologue qui posait des questions mais une promeneuse avec des lunettes noires qui interpellait les passants sur ces modules de bois et leur raison d’être déposés à cet endroit improbable. Les conversations ont été franches et fortes intéressantes d’un point de vue sociologique. Ce sont les seuls contacts qu’on a pu avoir. Car nous n’en avons pas eu avec les sans-abris eux-mêmes.

Pourquoi pas de contact avec les sans-abris du centre ?

L’entre-soi des plus fortunés
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

Monique : Parce qu’il fallait l’autorisation d’Aurore et qu’ils ne nous l’ont pas accordée. Le silence a été total encore une fois. D’autant qu’avec la qualité de la relation que nous avions nouée dés le départ avec les différents personnels d’Aurore, nous avons été évidemment très déçus. Mais nous avons fait des observations devant le centre d’hébergement et constater l’invisibilité des sans-abris. Ainsi, nous n’avons jamais vu les enfants jouer au ballon à l’extérieur sur l’herbe. On a vu des petits en trottinettes, face au Bois de Boulogne, mais dans un petit espace entièrement grillagé du coté du bois et non du coté des riverains. Il ne s’agit que d’observations ponctuelles. Le jour de Noël nous sommes allés nous y promener. Nous avons entendu les cris d’une femme qui était dans les escaliers extérieurs. Quelque chose qui nous a paru comme psychique, comme une forme de délire. Un travailleur social est immédiatement arrivé et la faite rentrer. Ça n’a pas duré l’espace d’une minute. On a senti qu’il y avait une extrême vigilance pour que tout se passe bien. Ce qui peut aussi expliquer le silence des médias, qui cherchent plutôt l’extraordinaire. Ils étaient tous là le 14 mars. Mais après, il n’y a pas forcément de suivi.

Un tel ouvrage semble d’ailleurs manifester une forme d’engagement politique. Cela répond-il à votre conception de la sociologie ?

Monique : Oui. Pour reprendre la formule de Bourdieu, nous pensons que la sociologie est un sport de combat. Et nous n’oublions jamais nos gants de boxe au vestiaire. Si on est bon sociologue aujourd’hui, compte tenu de la violence des riches, on ne peut que dévoiler une société profondément injuste.

Mais maintenant que votre travail et votre démarche est connue, est-il encore possible de travailler sur ce sujet-là ou faut-il changer de manière de faire.

Michel : Oui, c’est encore possible de travailler sur les riches. Mais autrement. On travaille avec des lanceurs d’alerte, avec des salariés qui se proposent en général d’eux-mêmes de témoigner de situations qu’ils jugent contraires à leur éthique. Les contacts sont souvent pris lors de dédicaces. Nous sommes alors tenus de respecter un pacte de confidentialité.

Mais du coup est-ce encore de la sociologie ? Cela ressemble beaucoup au journalisme d’investigation.

Monique : Je ne le ressens pas comme cela. La sociologie nous demande de faire un travail le plus scientifique possible, c’est-à-dire qui intègre et donne à voir l’ensemble des points de vue. Loin de la neutralité axiologique revendiquée par nombre de chercheurs au CNRS, nous préférons développer nos hypothèses, les raisons de nos choix méthodologiques et de nos interprétations afin que le lecteur ait tous les moyens pour contester notre travail. Nous indiquons toujours le statut anonyme ou pas de nos interviewés. Nous ne cherchons pas le scoop, mais les meilleures analyses sociologiques possibles.

De bonnes excuses pour ne pas accueillir les plus démunis
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

La fin du volume laisse d’ailleurs amer, entre perspective d’un déplacement du centre et vivacité, pour ne pas dire violence, des résistances des privilégiés. Savez-vous où le centre sera déplacé dans le futur ? Et pensez-vous continuer à suivre ce dossier ?

Michel : La réponse de Ian Brossat, dans l’interview qu’il nous a accordé dit que le centre sera bien déplacé dans deux ans, ce qui ne sera pas trop compliqué puisque ce sont des modules qui ont été conçus pour être déplacés. Mais dans le 16e ! Il refuse de considérer le 16e comme une zone de non-droit par rapport à la mixité sociale, à la cohésion sociale et à la solidarité avec les plus démunis. De notre côté, c’est bien entendu un dossier que nous allons continuer à suivre. On ne lâche jamais, rien.

Monique, vous vous êtes vous-mêmes présentée aux élections législatives au printemps dernier. Pouvez-vous revenir sur cet engagement, vos motivations en la matière et la manière dont tout ceci s’est déroulé ?

D’abord on ne peut pas dire que je me sois pas présentée. J’ai été sollicitée d’une manière qui m’a beaucoup touchée par un ensemble d’associations et de partis politiques qui s’étaient unis pour trouver une candidature citoyenne, comme Caroline de Haas à Paris, sans logo de partis. Je ne m’en sentais pas capable, mais finalement j’ai craqué car la pression était trop touchante. J’avais la garantie de bénéficier du soutien de nombreux militants pour s’occuper des finances, du site, des interventions, des distributions de tracts, des porte-à-porte… J’ai été très bien entourée et je n’avais plus qu’à faire la maline finalement. Enfin, la réalité c’est que je n’avais plus qu’à défendre notre programme de sociologues contre les inégalités et la concentration des richesses dans l’entre-soi des beaux quartiers. C’est ça qui a été assez extraordinaire. Une sociologie en phase parfaite avec le grand bond en arrière annoncé par le nouveau président des riches, Emmanuel Macron. J’ai été surprise par la bonne réception de cette candidature citoyenne sur les marchés ou lors des porte-à -porte.

Et du coup, n’avez-vous pas eu des soucis avec les autres candidats ?

Monique : Et si ! Dès le départ, j’avais eu l’accord de grands partis, du PCF, d’Ensemble, d’associations diverses puis de la France insoumise. Mais ce dernier soutien n’a pas duré une semaine car les candidats locaux n’étaient pas d’accord pour se retirer et que j’avais accordé un entretien sur un site dans lequel je regrettais que Jean-Luc Mélenchon soit parti seul dans la campagne des élections présidentielles. Et du coup j’ai perdu le soutien de la France insoumise. Au final, ça a donné 8% pour la France insoumise, et 4% pour moi. Et c’est dommage, car à la place de la dynamique qu’on aurait pu créer ensemble, ce furent des coups bas qui m’ont vraiment atteinte. Parce que je ne pouvais pas penser qu’à gauche les enjeux de pouvoirs pouvaient générer de telles rivalités.

Dernière planche du volume
© Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon & Étienne Lécroart

(par Aurélien Pigeat)

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Panique dans le 16e !. Par Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et Étienne Lécroart. La ville brûle. Sortie le 21 septembre 2017. 96 pages. 16 euros.

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3 Messages :
  • La bourgeoisie considère l’égoïsme comme un droit et un devoir. La violence peut alors s’exprimer sous toutes ses formes. Et la violence vient d’abord de l’égoïste. Toujours. Pas d’effet sans cause. Plus un riche s’enrichit et plus il y a de pauvres et de pauvres qui s’appauvrissent. À la violence du verbe (des lois aux insultes) ne correspond alors plus qu’une seule réponse : la violence physique. Celui qui refuse de partager mérite une correction et s’il ne veut pas comprendre, un bonne baffe dans la face est le meilleur service qu’on puisse lui rendre. Je ne comprends pas que les Pinçon-charlot puissent s’étonner des violences verbales d’une bande de mal élevés.

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    • Répondu par Aurélien Pigeat le 22 octobre à  10:46 :

      Bonjour,
      Ce dont s’étonnent les Pinçon-Charlot ce n’est pas tant de la violence verbale elle-même que de sa modalité d’expression en cette occasion : le fait qu’elle se soit exprimée publiquement. Ou comme ils le disent dans l’entretien :"Mais d’habitude cela se passe dans les salons feutrés de cercles ou d’intérieurs grand-bourgeois. Nous n’avions jamais assisté à de la violence verbale en public."

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      • Répondu le 23 octobre à  09:38 :

        Et les manifestations contre le mariage pour tous ? Ce n’était pas de la violence publique avec un cortège qui a sa tête comptait bon nombre de bourgeois des beaux quartiers ?
        Je me souviens dans l’ouest de Paris, à St Cloud, Versailles ou Neuilly avoir entendu des BCBG insulter des gens dans la rue sous prétexte qu’ils n’avaient rien à faire là, qu’ils étaient des SDF ou n’avaient pas la bonne couleur de peau à leurs yeux.
        Détrompez-vous, la violence verbale publique n’est pas le privilège des sans-dents.

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