Bande dessinée et Art contemporain : de Art Paris à Bruxelles

8 avril 2019 0 commentaire

De Paris à Bruxelles, les liens continuent à se nouer entre la bande dessinée et l’Art contemporain. Le plus souvent, dans le registre de la parodie et de l’humour. Petit tour de piste.

Depuis l’exposition « Vraoum » à la Maison rouge en 2009, à « Bande dessinée et art contemporain » au Havre en 2010, puis « Quelques instants plus tard… » aux Cordeliers de 2012, jusqu’aux multiples de Michel-Edouard Leclerc (MEL Publishing) exposés à Aix-en-Provence, les jalons se posent lentement et sûrement pour un rapprochement entre les artistes d’Art contemporain et la bande dessinée, tant il est vrai que depuis longtemps, des labels comme Fremok, L’Association ou 2024 procèdent de démarches aux intentions artistiques très semblables.

Bande dessinée et Art contemporain : de Art Paris à Bruxelles
Götting à Art Paris, Galerie Huberty-Breyne.

D’où la présence de plus en plus régulière de ces artistes et de ces galeries dans les salons d’Art contemporain comme Art Paris et Drawing Now dans la capitale française ou encore la Brafa à Bruxelles.

Cette année, la galerie Martel était à Drawing Now, tandis que les galeries Daniel Maghen et Huberty-Breyne étaient à Art Paris. La première représentait Blutch, Charles Burns, Robert Crumb, Brecht Evens, Fred, Gabriella Giandelli, Lorenzo Mattotti, Thomas Ott, Gary Panter ; Maghen à Art Paris exposait Moebius, Jean-Marc Rochette, Kim Jung-Gi et Laurent Gapaillard, tandis que Huberty-Breyne exposait François Avril, Götting, Loustal, Miles Hyman et le remarqué Sud-Africain Anton Kannemayer.

Miles Hyman (à dr.) et François Avril (fond) à Art Paris, Galerie Huberty-Breyne.
À Art Paris, quand le Sud-Africain Anton Kannemayer rencontre "Le Cri" de Munch...

Mais les pure players n’étaient pas les seuls présents. Ainsi une galerie de Namur présentait-elle originaux et multiples de Philippe Geluck où Le Chat se moque, comme à son habitude, des artistes contemporains célèbres comme Roy Lichtenstein ou Banksy. Il est vrai que l’Art contemporain et la Bande Dessinée ont en commun un décapant regard déconstructif et surtout, l’humour.

À Art Paris, un rescapé de la Figuration narrative des années 1960, toujours inspiré par la BD : Errò.
À Art Paris, le galeriste Daniel Maghen entre une oeuvre de Laurent Gapaillard et une autre de l’artiste coréen Kim Jun-Gi, qui inaugure son exposition dans sa galerie cette semaine.

À Bruxelles, toujours à la galerie Huberty-Breyne, ce sont Boucq et le plasticien Ben qui dialoguent jusqu’au 27 avril 2019. Deux maîtres de l’absurde arpégeant ensemble, ça vaut le détour !

DP

Dans les allées de Drawing Now, ces très grands formats sur carte à gratter du Suisse Thomas Ott.
Photo : Galerie Martel.
Exposition Kim Jung Gi avec les artistes du studio Superani, du 13 avril au 4 mai 2019 à la Galrie Maghen.
Rencontre entre Ben et Boucq à Bruxelles à la Galerie Huberty-Breyne, jusqu’au 27 avril 2019.
© Galerie Huberty-Breyne

(Sauf mention contraire, les photos sont de D. Pasamonik - L’Agence BD)

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