La Philosophie dans la piscine, les pensées improbables de Ray Banana - Par Ted Benoit - La boîte à bulles

9 septembre 2014 8 commentaires

Tiré de son blog, actif depuis 2010, ce recueil met en scène l’inénarrable Ray Banana en pleine cogitation existentielle. Le sort du monde lui importe, tout comme l’économie et la philosophie. Dans une ambiance de fin d’après-midi californienne, le célèbre dandy aux lunettes noires et costume rétro devise avec ses voisins, la plupart d’ailleurs de passage...

C’est un plaisir un peu amer que de retrouver le style inimitable de l’auteur ici. Ses planches possèdent du charme, une forme de délire parfois savoureuse, mais l’ensemble est tout de même un peu léger. Et quand on admire sa ligne claire de naguère directement héritée de Swarte ou Jacobs, difficile également de se contenter des crayonnés rassemblés dans ces pages.

DT

La Philosophie dans la piscine, les pensées improbables de Ray Banana - Par Ted Benoit - La boîte à bulles
Ted Benoit © la boîte à bulles 2014

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Voir en ligne : le blog hebdo de Ted Benoit

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8 Messages :
  • Des crayonnés ? Ce sont des dessins réalisés à la pointe Bic. Ted Benoit évolue dans son travail graphique, comme il l’a prouvé et expliqué dans de récentes interviews et dans "Camera Obscura". Ces dessins au Bic sont une nouvelle étape dans son travail, qui n’en manque pas. Ce ne sont pas des crayonnés tels qu’on a pu en voir dans "60 Ray Banana".
    Il y a une sacrée différence comme on peut le voir ici :
    http://www.alainbeaulet.com/site.php?type=P&id=486

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    • Répondu par Otis le 11 septembre 2014 à  04:08 :

      Les crayonnés ne sont pas nécessairement fait au crayon-papier. Si ce terme vous pertube tellement, utilisons le terme crobard, car là ce ne sont que des crobards comme en faisait Moebius dans Inside Moebius (mais bon, c’est pas Moebius c’est sûr).

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      • Répondu par Jerome le 16 septembre 2014 à  06:57 :

        Je ne suis pas "perturbé" par les termes, mais un peu désespéré par l’emploi des mots, à tort et à travers. De toutes façons, peu importe. L’article est à charge, certains commentaires aussi. Les lecteurs, qui ne hantent pas tous les forums BD, se feront leur propre idée, si le livre est bien en librairie - ce qui est douteux, puisque le petites structures, malgré leurs efforts, sont sous-représentées.
        En revanche, je m’interroge : l’éditeur historique de Ray Banana était Casterman, mais "La Vallée des Ames Perdues", l’aventure inachevée de Ray Banana, également réalisée au Bic, ou du moins en technique mixte (et, non, ce n’étaient pas des "crayonnés au Bic" (sic)), était prévue chez Dargaud. Je croyais que Casterman soutenait ses auteurs (dixit son nouveau directeur éditorial, sur une autre page de Actuabd...).
        Il faut croire que, comme elle a oublié Jean-Claude Forest, la société Casterman a oublié Ted Benoit. Et bien d’autres qu’elle prétend "soutenir". "L’Homme de nulle part" est épuisé, par exemple. La collection de classiques, initiée par B. Peeters (si mes souvenirs sont exacts) est à l’abandon. Des ouvrages sont soldés (vous avez bien lu : on les trouve dans les boutiques à 2 euros), comme la réédition des deux albums de Jean Yanne et Tito Topin, l’adaptation d’un best-seller historique de Marek Halter... Curieuse politique éditoriale à géométrie variable. Mais je suis hors sujet.

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        • Répondu par Thobas le 17 septembre 2014 à  16:41 :

          Casterman soutient ses auteurs qui ont un public, pourquoi publier pour ne pas être lu ou ne pas vendre ? Casterman est un éditeur responsable, pas un philanthrope.

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  • Pourquoi se croire obligé d’imprimer sur papier les blogs ? Surtout qu’en cet exercice le dessin de Ted Benoit n’a aucun intérêt et que Ray Banana n’est que l’ombre de lui-même en faire-valoir inactif de saynettes convenues et même pas drôles.

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    • Répondu par simonbrauman le 11 septembre 2014 à  16:36 :

      peut-on dire, sans passer pour un critique simpliste ou un lecteur nostalgique, que le travail présenté ici par Ted benoît est très, très très, en dessous de la qualité de ses Ray Banana d’antan ou de sa participation à l’univers de Jacobs et ressentir une certaine tristesse de voir un grand auteur comme lui sombrer dans de la publication facile et autres compilations de blogs à dates de péremptions rapides.

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      • Répondu le 12 septembre 2014 à  16:35 :

        Il me semble avoir lu quelque part sur Ted Benoit a eu des problèmes de santé qui l’empêchent de dessiner (ou d’encrer) comme il le faisait autrefois. Les lecteurs ont souvent tendance à oublier que le dessin est lié à l’état physique ou psychologique de son auteur. Quand Franquin ou Macherot ont fait leur dépression, leur dessin s’en est fortement ressenti. Quand Lepage ou Meynet ont eu leur problème de main, ils ont été obligés de revoir leur dessin (changement de format, abandon de l’encrage). Le dessin (et leur auteur) est une matière vivante, avec des hauts et des bas. Seuls les dessinateurs uniquement techniques (donc sans âme) arrivent à garder une unité au fil des ans et de leur santé. Et encore.

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        • Répondu le 13 septembre 2014 à  00:59 :

          Ah, je ne savais pas. Merci pour cette information. C’est important de rappeler comme vous le faites qu’il y a derrière tous ces ouvrages des êtres réels avec des problèmes que tout un chacun rencontrera tôt ou tard.

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