« Toute une vie » : France Culture fait le portrait de Claire Bretécher

16 septembre 2021 7 commentaires Actualité
Dargaud ✍ Claire Bretécher ✏️ Claire Bretécher tout public France 🛒 Acheter

BULLES DE SAVANTS. L’émission aura lieu le samedi 18 septembre à 15h, réalisée par Jean-Philippe Navarre et animée par Julien Thèves. Celle qui était désignée comme la « meilleure sociologue de l’année 1975 » par Roland Barthes, populaire, pleine d’humour et féministe engagée, et envolée l’année dernière, mérite qu’on continue à lui tirer notre chapeau.

À travers le regard de ceux qui l’ont connue et l’ont aimée, telle la dessinatrice Catherine Meurisse ou le dessinateur Martin Veyron, l’émission reconstitue la vie et l’œuvre d’une grande artiste qui collabora avec Pilote dès 1969 et co-fonda L’Écho des savanes avec Mandryka et Gotlib en 1972. Fait moins connu, elle fit ses débuts chez Spirouelle signa une BD en compagnie de Cauvin, Les Naufragés.

Ses récits mettant en scènes des personnages issus des classes moyennes et de petits bourgeois, littéralement des "bobos" (le terme est né à son époque), passés au crible de sa satire incisive, sont criants de vérité et ont fait s’éclater de rire toute une génération. Des Parisiens, le plus souvent, qui, blasés, s’ennuient, dissertent sans fin, jusque chez leur psychanalyste, et refont le monde en tirant sur la clope…

Ces planches initialement publiées dans Le Nouvel Observateur à partir de 1973 deviennent rapidement une série autoéditée en cinq volumes, publiés entre 1975 et 1980 sous le titre Les Frustrés. La France des années 1970 est montrée dans son quotidien, ses petits travers amusants, portée par un regard sociologique et psychologique – Bretécher est elle-même diplômée de psycho à l’université de Nantes – qui sera salué par Roland Barthes, on l’a dit, mais aussi par Umberto Eco et Pierre Bourdieu. Son étoile brille encore.

AD

En médaillon : dessin de Catherine Meurisse

Voir en ligne : Retrouvez, en attendant, les autres podcasts de France Culture sur Claire Bretécher

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
7 Messages :
  • Pour une fois qu’une dessinatrice a de l’humour, il faut qu’on lui adjoigne de vieux raseurs comme Barthes ou Bourdieu (que personne ne lit déjà plus).

    Répondre à ce message

    • Répondu le 18 septembre à  08:37 :

      Très drôle. On les lit certainement davantage que Bretecher dont les albums sont introuvables depuis bien avant sa mort.

      Répondre à ce message

      • Répondu par alain ANDREY le 20 septembre à  08:12 :

        Introuvables… en supermarché, sans aucun doute, mais présents ou dispo sur commande en librairie. Et quant à moi, je pourrais certes calculer les proportions respectives de mes très diverses lectures, ce qui me semble sans grand intérêt, mais "à la louche" ça me semble assez équilibré...Je ne dis pas que "tout se vaut" mais que chacun a sa valeur (son intérêt) propre, à son heure propice, et que parfois les œuvres très éloignées se répondent de façon stimulante.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 20 septembre à  15:47 :

          Bretecher était dispo sur commande avant sa mort, du moins pour ses ouvrages non épuisés. Mais elle n’était guère plus présente en librairie. Et je ne parle pas des grandes surfaces. Bourdieu est rare également. Barthes est régulièrement réédité en poche.

          Répondre à ce message

          • Répondu par alain ANDREY le 20 septembre à  22:52 :

            Question souvent posée (et pas qu’en BD) : comment faire "vivre" un patrimoine sans "actualité" (nouveauté, décès, commémoration, découverte d’inédits, mise au programme d’un enseignement...) ? Même les oeuvres parvenues au statut de "classiques" sont à la peine...

            Répondre à ce message

            • Répondu le 21 septembre à  08:12 :

              Absolument. Récemment j’ai cherché à acheter une pièce de Molière à la Fnac puis chez Cultura. Impossible. Sur commande uniquement.

              Répondre à ce message

    • Répondu par alain ANDREY le 18 septembre à  13:29 :

      Votre message est un tel concentré de préjugés qu’on eut jadis dits "réacs" qu’on se demande si ce n’est pas du second degré… Donc les dessinatrices (les femmes en général ?) n’ont en général pas d’humour….("Pour une fois que….") L’humour c’est gros nez et gaudriole, pas une goutte de sérieux ne doit le pervertir et l’empoisonner… et les auteurs réputés sérieux ne peuvent de principe prétendre à aucune légéreté et aucun humour...Je dois être un intellectuel dégénéré pour déceler de la "profondeur" autant que de l’humour chez Claire Bretécher, Florence Cestac, Catherine Meurice… et de la légèreté, de la malice autant que du substantifique chez Roland Barthes, Pierre Bourdieu, et d’autres, dont Umberto ECO, que vous avez épargné ou oublié.

      Répondre à ce message

Newsletter ActuaBD