Quelles sont les meilleures BD de Raoul Cauvin ?

  • La disparition, voici une quinzaine de jours de Raoul Cauvin, scénariste-pivot du Journal de Spirou des années 1970 à 2000, a profondément marqué les amateurs de bande dessinée, dont il était une figure « populaire » dans tous les sens du mot. Mais pour ceux qui voudraient le découvrir, par quels titres commencer, et quels sont les meilleurs ? Voici le top de notre rédaction.

Nous l’avons écrit : ce qui caractérise Cauvin, c’est d’abord une profonde empathie pour ses contemporains, c’était le contraire d’un misanthrope. Il avait commencé comme modeste employé des éditions Dupuis et sa fréquentation des auteurs qui ont fait l’âge d’or du Journal de Spirou lui a permis de s’élever parmi les auteurs les plus en vue de la BD franco-belge. Ses origines populaires ce regard légèrement satirique (on est loin de la férocité -très française- de Charlie Hebdo), « vu d’en bas. » Chez Cauvin, on ne se moque pas des puissants, qui est le fait de quelques-uns, mais de la vanité qui estl e fait de tous. C’est en cela que son œuvre est universelle et intemporelle.

Voici le choix de notre rédaction.

LES TUNIQUES BLEUES : UNE BD ANTIMILITARISTE

C’est sans conteste l’Opus Magnus de Raoul Cauvin. C’est celui qui lui permet de concrétiser une ambition alors qu’il est un employé quasiment placardisé chez Dupuis, où il s’occupe de la reprographie à un moment où les scanners domestiques s’apprêtent à envahir les bureaux.

La migration de Morris qui quitte le Journal de Spirou avec son Lucky Luke pour rejoindre Goscinny chez Pilote, lui permet de mettre le pied dans l’étrier de deux soldats de la guerre de Sécession : ses Tuniques bleues Blutch et Chesterfield. Morris et Goscinny, en connaisseurs de l’histoire américaine (ils ont l’un et l’autre vécu aux États-Unis) et plutôt désireux de faire de leur série une parodie du western de cinéma, avaient soigneusement évité le sujet, très clivant puisque cela évoque l’esclavage, la ségrégation des Afro-américains, (Lucky Luke ne s’y mettra qu’au XXIe siècle…) et la guerre avec son cortège d’horreurs. Cauvin, qui n’est pas engoncé dans ces préventions, l’aborde avec un point de vue européen, humaniste et… antimilitariste.

Quelles sont les meilleures BD de Raoul Cauvin ?

« Chesterfield ne fait que parler de ses cicatrices, confiait-il sur ActuaBD à Nicolas Anspach. J’en ai connu des militaires qui passaient leur temps à montrer leurs balafres ! Des Blutch, aussi, qui comptaient les jours avant de foutre le camp. Sans parler des officiers imbéciles qui rêvaient qu’il y ait une guerre pour montrer ce dont ils étaient capables. J’ai connu tout cela à l’armée. Mais je suis content de l’avoir fait quand même. »

Le duo Blutch-Chesterfield est en tout cas un duo de comédie aux dialogues savoureux qui montrent qu’une opposition fondamentale sur les grands sujets (ici, la guerre) n’empêche pas de profondes amitiés.

D’abord dessinée par Salvérius (jusqu’au tome 4), décédé prématurément, c’est Lambil qui poursuit la série jusqu’à aujourd’hui (on a passé le cap des 60), avec une qualité et une constance qui forcent l’admiration. Bien que le dessinateur fasse un dernier tour de piste, la succession est en place : le scénario est désormais assuré par d’autres plumes, les scénaristes Kris et BéKa, tandis que le dessin est repris par Munuera qui fait la preuve que l’on peut succéder à Lambil, sans pour autant jamais le remplacer.

Chaque album étant autoconclusif, si vous cherchez à entrer dans la série, il y a bien sûr le tome 1, mais pour goûter déjà à sa dimension actuelle, notre rédaction recommande le tome 20 : Black Face qui illustre bien la capacité de Cauvin de se saisir d’un fait avéré : la guerre des nordistes contre les sudistes, prétendument destinée à abolir l’esclavage, n’empêche cependant pas la ségrégation. Black Face est une figure symbolique de résistant contre cette situation, précurseur du mouvement des Droits Civiques et dont les figures au cinéma n’arriveront que récemmment.

Dans le tome 26 : L’Or du Québec, les Tuniques Bleues font une incursion dans la « Belle Province » pour récupérer l’or nécessaire à soutenir la guerre. Là encore, le discours antimilitariste trouve son expression avec humour et subtilité.

Tous les sujets de société sont dans les Tuniques bleues : le racisme, on l’a vu, mais qui prend une couleur très contemporaine avec l’album N°36 : Capitaine Nepel, au titre à peine transparent, mais aussi sur la place des femmes dans la société américaine, les natifs amérindiens oubliés de la guerre et exterminés dans le silence, la religion… Des sujets rarement abordés dans… Lucky Luke.

Tuniques Bleues tome 20 : Black Face

Tuniques Bleues tome 26 : L’Or du Québec

Tuniques Bleues tome 36 : Capitaine Nepel

CÉDRIC L’IMPERTINENT

Dessinée par Laudec, Cédric est un Family Strip, un genre inventé par les Américains et qui raconte le plus souvent des situations familiales. On connaît la Blondie de Murat Bernard « Chic » Young, Modeste et Pompon de Franquin, Boule & Bill de Roba ou encore le Calvin & Hobbes de Bill Watterson, les deux BD américaines étant destinées à un public de journaux, et donc davantage aux adultes.

Ici, l’originalité est la présence dans la famille d’un grand-père que l’on doit bien supporter pour des raisons économiques. Sa seule complicité, c’est avec l’enfant de la famille qu’il la développe.

« Cédric peut entrer de grandes colères, explique Raoul Cauvin à notre rédacteur en chef Charles-Louis Detournay, Comme son grand-père ! Comme moi ! Toutes les histoires de Cédric ont un fond de vérité : je pars d’une anecdote que j’ai vécue, et je la transpose dans l’univers de Cédric, en faisait réagir l’enfant qu’il est dans la situation où il se trouve. Par exemple, Cédric n’aime pas les oies, car étant petit, une oie d’une ferme voisine me pourchassait. Hormis tout ce qui est lié à l’amour (bien que j’avais une amoureuse à l’époque de ma première communion), tout est donc tiré d’expériences que j’ai connues, de la façon dont les gens réagissaient. »

On peut entrer dans la série avec le T. 23 : Je veux l’épouser, où Cédric subit l’attention pressante d’une fille dont il ne veut pas tandis que la fille qu’il aime ne veut pas de lui.

-  Cédric Tome 23 : Je veux l’épouser

PIERRE TOMBAL : LE RIRE DE LA FAUCHEUSE

La série dessinée par Hardy est une des plus remarquables de Cauvin qui ose parler d’un sujet tabou dans le Journal de Spirou : la mort.

« Ce qui m’a marqué, hier comme aujourd’hui, dans les histoires racontées par Cauvin, nous dit notre collaborateur Paul Chopelin, c’est sa capacité à parler sur un ton très juste de la mort, que ce soit par l’humour noir dans Pierre Tombal ou par la pédagogie dans des séries familiales, comme Cédric. Une approche très fataliste d’une certaine façon : une mort qui fait partie du quotidien, un événement naturel, un moment triste, mais auquel on s’adapte nécessairement, les familles se recomposent et vivent avec leurs défunts. » Depuis la mort du scénariste, c’est la faucheuse qui rigole toutes dents dehors.

-  Pierre Tombal T. 2 : Histoire d’os

PAUVRE LAMPIL : PIONNIER DE L’AUTOFICTION

Alors que la BD est devenue à ce point notoire que ses auteurs, comme Riad Sattouf, Joann Sfar et d’autres se dessinent à longueur de pages pour raconter leur vie, il faut se pencher sur la série Pauvre Lampil, où les deux compères qui animent Les Tuniques bleues se dévoilent, en 1974, en ingénus à une époque où ce n’était pas l’usage : « Le parallèle avec Gaston Lagaffe est évident, écrivions-nous sur ActuaBD au moment de la publication de l’intégrale de cette série.

Avec le gaffeur, Franquin nous montrait une rédaction fantasmée, je veux dire telle que pouvait la fantasmer le lecteur. Dans Pauvre Lampil, Cauvin & Lambil nous montrent l’univers d’un créateur de BD tel que pouvait le fantasmer un lecteur des publications Dupuis à un moment où la BD atteint enfin un statut honorable, où elle est exhibée dans des salons (on y voit un gag hilarant à propos de la première édition d’Angoulême), où l’auteur passe à la radio cornaqué par une attachée de presse, ce qui était absolument nouveau pour ces solitaires assez peu doués pour la communication, et où enfin, l’auteur rencontre son public, lui qui ne le connaissait jusque-là que par le filtre biaisé du référendum. »

C’est en tout cas une œuvre d’une modernité confondante, en dépit du fait qu’elle ait été conçue il y a plus d’un demi-siècle.

- Pauvre Lampil - Intégrale

LES FEMMES EN BLANC : HÉROÏNES EN PREMIÈRE LIGNE

Là encore, c’est quasiment de l’autofiction. Pendant de Pierre Tombal qui évoque la pesanteur de la mort, cette chronique du quotidien évoque le moment douloureux qui précède le plus souvent : celui de la maladie.

C’était une façon de conjurer le sort : « J’ai eu, dans les années 1980, des pierres aux reins, racontait-il à notre collaborateur Nicolas Anspach dans les pages d’ActuaBD. Rien de grave, mais j’ai été admis aux urgences dans un hôpital bruxellois. J’y ai passé une dizaine de jours. On m’avait mis dans une chambre voisine au bureau des infirmières. Je les entendais parler de leur boulot, des problèmes de santé de l’un ou l’autre patient, de leurs tracas quotidiens. C’est en les entendant que je me suis décidé de faire une série humoristique sur ces femmes en blanc. Pour le lancement du 33e album, j’ai été signer nos albums, avec Philippe Bercovici, dans une bibliothèque dans la région de Tournai. Je me suis aperçu encore une fois, qu’il y avait beaucoup de médecins et d’infirmières parmi nos lecteurs. Nos albums circulent dans les hôpitaux. »

- Les Femmes en blanc T. 1

L’AGENT 212 : PANDORE BONHOMME

C’est Peyo lui-même qui présente le dessinateur Daniel Kox à Cauvin. Au départ, ce sont des gags « bouche trou », quand la rédaction du Journal de Spirou avait des soucis de programmation. Mais un référendum place ses pages en cinquième position, derrière des stars comme Gaston Lagaffe ou Les Tuniques bleues...

C’est le début d’une saga qui se moque du pandore -vieille antienne du théâtre de Guignol- avec bonhommie. Avec Les Femmes en blanc, ce sont des bandes dessinées qui illustrent un corps de métier. À un moment, les éditeurs de Dupuis publient ces albums en se pinçant le nez, trop « old style », « trop commercial ». Les éditions Bamboo (Les Rugbymen, Les Gendarmes...) emboîteront le pas, avec le succès qu’on sait.

Comme pour ses autres séries, Raoul Cauvin regarde les policiers avec empathie. À ses yeux, ce sont incontestablement des gardiens de la paix.

- L’Agent 212 T. 1 : 24 heures sur 24

LE VIEUX BLEU – LA PASSION COLOMBOPHILE

Le Vieux Bleu, c’était l’album que Cauvin a fait avec François Walthéry, le créateur de Natacha, quand ce dernier a quitté le studio Peyo à la mort de son père. Un sujet entièrement original, celui de la colombophilie – l’élevage et la compétition de pigeons voyageurs -, constitué de cinq tomes prépubliés dans Spirou. Pour avoir goûté à cet univers volatile dans sa jeunesse, à l’instar de Walthéry et de Cauvin dont les parents étaient colombophiles, Charles-Louis Detournay nous affirme sans prétention que le premier tome est clairement le meilleur.

On y suit un certain Jules qui rêve de faire concourir son pigeon, le Vieux Bleu, lors du concours de colombophilie d’Angoulême (le pigeonnier de la BD où Cauvin s’était fait copieusement insulter en 1984). Le pauvre piaf est un peu flemmard sur les bords, mais n’a pas trop le choix face au zèle de son maître qui rêve de toucher le pactole, surtout que le curé du coin est aussi lancé dans la compétition…

Walthéry avait été inspiré par les visages et villages de son enfance pour ce récit, qui avait rencontré un beau succès critique et une traduction en wallon… où il est devenu le plus gros tirage de tous les temps (plus de 100 000 exemplaires vendus) dans cet idiome !

- Le Vieux Bleu T. 1

LES PSY – CAUVIN ANALYTIQUE

Créée par Bédu et Cauvin, la série consacrée au docteur Médard, psy aussi névrosé que ses patients, a connu 22 albums sur une période de vingt-six ans. Le quotidien du cabinet de psychiatrie était des plus mouvementés, l’humeur du pauvre Dr. Antoine Médard fluctuant au gré des maladies de ses patients, alors que Mme Médard se ronge les sangs et que le confrère Pinchard fait de son mieux pour le sauver de la démence qui le guettait.

Si Cauvin a longtemps pourvu Spirou avec cette série-phare, il l’arrêta pourtant en 2019, en dépit de ventes très correctes, pour se concentrer, l’âge venant, sur ses deux plus grosses séries : Les Tuniques bleues et Cédric.

Du côté du perfectionniste Bédu, Les Psy lui ont permis d’être le dessinateur confirmé qu’il est aujourd’hui : après son travail sur Clifton, il avait envie d’un peu de folie (quoi de mieux qu’une histoire de psy pour ça !) et s’y est consacré exclusivement.

Et si vous vous demandez pourquoi parler de psys parmi tant d’autres sujets, le tome 17 se fera un plaisir d’y répondre ! Un très bon cru à propos duquel notre chroniqueur David Taugis faisait remarquer : « Bien que classique, le trait de Bédu est devenu au fil des albums plus anguleux, nerveux, voire plus « féroce » qui lui permet davantage de liberté dans la dynamique, la gestuelle et les expressions de ses personnages. Grand amateur de la position allongée (sur une chaise longue) quand il conçoit ses scénarios, Raoul Cauvin n’a pas besoin d’un psy pour accoucher d’un gag. Ce boulimique de travail arrive encore à émoustiller les zygomatiques de ses lecteurs. Il nous offre depuis bien longtemps un bon remède contre la morosité. »

Mais de manière générale, les séries d’albums sont comme les traumatismes racontés depuis une couchette, les yeux rivés vers le plafond et les mains jointes, dans le cabinet du psy : pour comprendre leur enracinement, il vaut mieux commencer par le commencement. C’est pourquoi il est plus sage de lire les tomes 1 à 8 des Psy, les meilleurs selon notre journaliste Jean-Sébastien Chabannes, pour comprendre leur succès.

- Les Psy T. 1

SAMMY – LE NÉO-NOIR À LA SAUCE CAUVIN

Dans l’Amérique de la Prohibition, deux mercenaires, Sammy Day et Jack Attaway, arpentent Chicago à la recherche de juteux contrats, peu regardants sur l’éthique du moment qu’ils puissent s’en mettre plein les fouilles. La pauvre petite maman de Jack Attaway, que celui-ci considère comme la vertu-même, comme n’est autre que Miss Kay, une trafiquante du même acabit qu’Al Capone !

Ces loufoques aventures maniant avec malice l’humour noir et les codes du polar étaient dessinées par le dessinateur flamand Berck, il en était d’ailleurs son plus grand succès. Une collaboration qui débouchera sur 24 albums, jusqu’à ce que Berck prenne sa retraite en 1994 et que Jean-Pol le remplace . En 2009, les histoires du duo prennent fin avec un tome 40 en apothéose.

- Sammy T. 1

GODAILLE & GODASSE – L’HUMOUR STYLE EMPIRE

Cauvin nous a prouvé à de nombreuses reprises son amour pour l’Histoire. Dans Godaille et Godasse, c’est à l’époque napoléonienne qu’il décide de s’attaquer avec l’élégant dessinateur Jacques Sandron comme frère d’arme.

Au début du XIXe siècle, nous retrouvions le hussard Godaille, grand froussard devant l’éternel, enfourché sur Godasse, son cheval blanc à la crinière blonde, dans d’improbables et périlleuses missions. Son ami Lafleur l’accompagne, et Napoléon Ier n’est jamais loin...
Parents proches des Tuniques bleues, Godaille et Godasse partagent avec les Yankees de somptueux dessins au pinceau digne des standards de l’École de Marcinelle. De l’union des deux artistes de la maison Dupuis naîtront cinq albums prépubliés dans Spirou pleins de ces succulents gags qui reflètent un passé belge marqué par la Bataille de Waterloo.

- Une intégrale publiée chez Hématine en 2012 est épuisée. On peut trouver ces albums dans les librairies d’occasion.

CÂLINE & CALEBASSE : ESCALE CHEZ LES MOUSQUETAIRES

Câline et Calebasse, c’était Cauvin qui posait sa marque sur le genre "cape et d’épée". Plus exactement sur le maître en la matière Alexandre Dumas et ses fameux Trois Mousquetaires qui, à la faveur d’une recommandation de Charles Dupuis verra le dessinateur Mazel joindre l’aventure. « Mazel ? Un pinceau vif comme une épée ! », se félicite un Cauvin impressionné par sa dextérité.

À l’occasion de la sortie de la première intégrale en 2009, regroupant la période 1969-1973 (quand la série était encore un travail à deux et non de Mazel seul), on pouvait lire sur ActuaBD : « Câline et Calebasse valent le détour grâce à l’excellente caractérisation de ses personnages : La jument irascible à la chevelure à la Brigitte Bardot et au staccato de mouette rieuse et son vaillant cavalier dont l’expression favorite est : "mille cloportes !", le cardinal de Richelieu qui cherche à tout prix à l’embastiller, et le roy qui protège le mousquetaire de sa bienveillance ; mais aussi à un dessin vif, clair, expressif qui s’inscrit parfaitement dans la tradition de l’école de Marcinelle. Un classique d’un bon cru, incontestablement, et qui inaugure une collection intégrale en trois volumes. » Face à des éditions chaotiques et maintenant anciennes, c’est encore le meilleur moyen d’aborder cette série.

- Câline et Calebasse - Intégrale T. 1 : 1969-1973

LES NAUFRAGÉS : ET S’IL FALLAIT UNE PREUVE DE PLUS DE SON HUMOUR INSUBMERSIBLE…

Enfin, en 1968, Cauvin s’unissait à Claire Brétecher au dessin sur ce qui sera l’unique tome des Naufragés par la grande dessinatrice française dont on sait peu qu’elle fit ses débuts dans le Journal de Spirou.

C’était une série composée de running gags dans l’univers du matelot Machin qui, par sa légendaire maladresse faisait toujours couler le navire qui avait l’imprudence de l’accueillir et s’attirait de ce fait les foudres du capitaine, ce qui n’est pas non plus très prudent en milieu marin.

Bretécher devait bientôt rejoindre ses amis de Pilote et de L’Écho des Savanes, fonds baptismaux d’une BD adulte plus à sa mesure et avec le succès qu’on connaît. Glénat regroupera les 4 gags et 10 récits courts prépubliés dans Spirou en un album exhaustif en 1976, réédité par Dupuis en version colorisée pour les 70 ans de Cauvin, mais aujourd’hui épuisé. Une bonne petite suite de strips comiques qui permet d’apercevoir les débuts déjà prometteurs de deux futures comètes du franco-belge.

En bonus, on n’oubliera pas la Monographie de Raoul Cauvin par l’excellent Patrick Gaumer (Ed. Dupuis)

- Cauvin Monographie approuvée par le scénariste himself.

Cauvin - La Monographie - Par Patrick Gaumer (Ed. Dupuis). La couverture est d’André Franquin.
Photo : Jean-Jacques Procureur

(par Auxence DELION)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

(par Charles-Louis Detournay)

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(par Adrien LAURENT)

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En médaillon : © Dupuis



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Source : Datalib
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