
Hier soir, Saint-Malo était d’humeur joyeuse, malgré le ciel gris qui se confondait avec l’océan lorsque l’on regardait vers le large. Et pour cause, les prix du festival « Quai des Bulles » étaient décernés. Les organisateurs ont octroyé, dans une ambiance « bon enfant » et sans aucune fioriture, les prix devant un parterre de professionnels !
![]()

Les prix du Festival de Saint-Malo ne se veulent pas être sérieux. Mais ils récompensent néanmoins la qualité de l’œuvre de différents auteurs. Bastien Vivès, l’auteur du Goût du chlore, a reçu des mains de l’animateur Dominique Riquier le prix « Ballon Rouge » primant le travail d’un jeune auteur. L’heureux lauréat sera condamné à réaliser la carte postale du festival l’année prochaine. Le jeune dessinateur, fraichement émoulu de l’école des Gobelins, était aux anges. Peu de temps après la remise des prix, il empoignait déjà son « ballon rouge », signé par de nombreux auteurs, , comme un joueur de basket ou de water-polo, prêt à tirer au but. Nul doute qu’il en marquera plusieurs à l’avenir

Le prix « Petit Robert » récompensant un scénariste à été remis à Mathieu Sapin. Ce prix veut souligner le talent de narrateur et de raconteur d’histoire d’un auteur. Matthieu Sapin, l’animateur du super héros de la hollande (Supermurgeman, chez Dargaud), a signé des œuvres plus confidentielles tels qu’Une fantaisie du docteur ox (Chez Gallimard), L’archéologie c’est nul (chez Bréal Jeunesse) ou encore le Journal de la Jungle (à l’Association).
Le prix Bonnet d’âne, récompensant un auteur pour l’ensemble de son œuvre a été remis à Cosey ! Mourier (Troll de Troy), le précédent lauréat, s’est fait un malin plaisir à façonner, comme cela en est la coutume, un bonnet d’âne, ressemblant, avec un brin de malice et de fantaisie à la coiffe de Darth Vador. Bon prince, Cosey a accepté de vêtir une cape noire pour être paré de cette couronne. Pour orner son successeur, on imagine que le créateur de Jonathan réfléchit déjà à la « perak », coiffure traditionnelle ornée de turquoises, qui se transmet de mère en fille au Ladakh. La « vengance est un plat qui se mange froid » dit-on, surtout lorsqu’elle est si agréable…

Photos (c) Nicolas Anspach![]()
(par Nicolas Anspach)
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.