Les Fil·le·s de Soleil saluent le déconfinement

6 juin 2020 0 commentaire

S’il fallait chercher un signe de la reprise, on peut le voir dans le traditionnel lancement de l’opération des Filles de Soleil. Comme chaque année depuis de vingt-cinq ans, l’éditeur propose en effet un album en cadeau au lecteur fidèle qui achète trois albums de Soleil en librairie [1].

À l’intérieur de cet ouvrage de quatre-vingt pages, les auteurs de la maison d’édition sacrifient à la tradition maintenant bien établie de dessiner une de leurs héroïnes... ou de leur héros car la gent féminine n’a plus l’exclusivité de l’imaginaire des auteurs. Une quarantaine de dessins inédits sont ainsi rassemblés dans cet album cartonné en format presque carré.

Les Fil·le·s de Soleil saluent le déconfinement

Si certaines années apportaient leur touche d’originalité (l’introduction du thème de la superstition, le passage à la 3D, l’ajout de petits commentaires de la part des auteurs), ce tome 24 salue le passage à l’écriture inclusive. Certes, le tome 4 avait déjà annoncé la couleur avec Les Filles et les Garçons de Soleil, avant de revenir au titre traditionnel dès le tome 5.

Cette fois, l’éditeur affiche sa diversité en ne se limitant pas à la gent féminine. Même s’ils demeurent minoritaires, quelques Fils de Soleil se disputent néanmoins la place de choix au sein des Filles. D’où le titre en écriture inclusive : Les Fil·le·s de Soleil

Ces héroïnes et des héros sont dessinés avec le style reconnaissable de leurs auteurs, ou sont justement plus éloignés des standards afin de permettre à leurs dessinateurs/trices de s’essayer à de nouvelles techniques.

Pour notre part, nous avons surtout été marqués l’expressivité du dessin de Serge Carrère, l’intensité de celui de Stéphane Collignon, la minutie et le jeu des hachures de Danard, la composition d’Emmanuel Despujol, l’équilibre d’Adrien Floch, le contraste entre la force et la sensibilité émanant du dessin de Sébastien Grenier, la collaboration de Meneguzzo & Lamirand, la sensibilité d’Aurélie Neyret, la fraîcheur du dessin d’Orlando, ainsi que les deux dessins de Martino dont la très belle page de titre... et l’on pourrait encore continuer comme cela encore longtemps !

Encore une bonne raison (s’il en fallait) pour aider les amateurs du genre à retourner en librairie !

CLD

Lire nos précédents articles sur les Filles de Soleil : tomes 14, 15, 16, 18 et 19.

Les Filles de Soleil T. 19, disponibles à l’achat de trois albums de Soleil, chez les libraires ou via vos commandes sur le Net, dans la limite des stocks disponibles.

[1Aussi valable avec certains sites de vente en ligne

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