Les romans Largo Winch enfin réédités !

15 novembre 2008 3 commentaires Actualité

On connaît l’histoire. Après avoir démissionné d’une société internationale où il exerçait une fonction décisionnaire, Jean Van Hamme écrivit pour les éditions Mercure de France des romans mettant en scène un jeune milliardaire qui allait faire parler de lui : Largo Winch, un personnage de BD qu’il avait créé en 1973 pour le confier au dessinateur américain John Prentice. Le projet ne vit jamais le jour.

Six romans ont ainsi été publiés entre 1977 et 1980. Ils connurent, à l’époque, un succès d’estime, avant d’être renvoyés aux oubliettes par un suiveur nommé Paul-Loup Sulitzer.

Les romans Largo Winch enfin réédités !Jean Van Hamme mit son personnage au frigo avant de lui redonner vie en 1990 à nouveau sous la forme d’une bande dessinée avec l’aide de Philippe Francq. Il adapta alors la plupart de ses romans, puis inventa des intrigues originales. Le succès fut immédiat et conséquent.

À l’occasion de la sortie de la première adaptation cinématographique du « milliardaire en blue jeans », les six romans seront publiés en novembre et en décembre aux éditions Milady dans un format poche, au prix attractif de 6 euros.

Les romans comportent de notables différences avec les bandes dessinées, notamment dans les scènes de lit, disons un peu plus "lestes" que dans leur version en images...

NA+DP

Acheter les romans de Largo Winch :

- Le T1 : Le Groupe W
- Le T2 : La Cyclope
- Le T3 : Le Dernier des Doges
- Le T4 : La Forteresse de Makiling
- Le T5 : Les Révoltés de Zamboanga
- Le T6 : Business Blues

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3 Messages :
  • Ces romans connurent, à l’époque, un succès d’estime, avant d’être renvoyés aux oubliettes par un suiveur nommé Paul-Loup Sulitzer.

    Vous dîtes donc que Sulitzer s’est inspiré de VanHamme pour faire ses romans thriller-financiers ?
    Mais il a renvoyé Largo Winch roman aux oubliettes ? Pourquoi moins de talent ? Sans le support de l’image Van Hamme perd de son intérêt ?
    En tout cas Van Hamme va avoir de quoi payer ses impôts l’année prochaine !

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    • Répondu par Gill le 16 novembre 2008 à  15:45 :

      Dans Bodoï n°100, on apprend que Jean Van Hamme avait décidé de créer son "SAS" à lui (Largo Winch), d’écrire un best-seller tous les deux ans et de se reposer le reste du temps. Devant l’insuccès de cette aventure, il a dû se diversifier, viser la BD, les téléfilms, le cinéma, et a trouvé son filon avec Thorgal, puis XIII, etc...

      Cette naïveté de sa part m’avait époustouflé. Il pensait connaître une "martingale éditoriale" qui ne lui a pas réussi dans le roman mais a manifestement fonctionné dans la BD. A moins qu’il ne s’agisse plus là de martingale, mais d’acharnement et de talent associés...

      Quoiqu’il en soit, il ne devra plus le succès à prévoir de ces romans à la chance ou au génie, mais à la simple logique marketing (c’est le nom qu’on achète et pas l’oeuvre).

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  • Effectivement à ce niveau, il semble que Jean Van Hamme ait feuilleté quelques SAS de Gérard de Villiers, même si sa première BD fut un livre érotique (Epoxy), dessiné par l’excellent Cuvelier, ancien compagnon de route de Hergé.

    Les écarts du roman avec la BD ne sont pas seulement liés au sexe. La violence était également de mise (je me souviens d’une séquence "matraquante" pour le pauvre Simon), et Van Hamme donne de la Turquie une image proche de celle de Midnight-Express. Il s’agissait malgré tout d’une série palpitante à lire...

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