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Angoulême 2013 - Aurélie Filippetti (Ministre de la Culture) : "L’essentiel est que la diversité du marché éditorial de la BD soit conservée."
6 février 2013

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Angoulême 2013 - Aurélie Filippetti (Ministre de la Culture) : "L'essentiel est que la diversité du marché éditorial de la BD soit conservée."

Profitant de la visite du Ministre de la Culture Aurélie Filippetti au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, nous avons eu l’occasion de la rencontrer. Elle nous raconte son rapport à la BD et nous annonce des mesures concrètes pour la soutenir.

Angoulême, vous connaissiez ?

Le Festival, je le connaissais comme tout le monde, mais je n’y étais jamais venue, je n’en avais pas eu l’occasion. Je suis ravie d’être là, comme ministre.

Quel est votre parcours dans la lecture de la bande dessinée ?

Au départ, un parcours de petites filles lesquelles sont moins orientées vers la BD, au contraire des garçons. J’étais abonnée à Pif Gadget, c’est comme cela que je l’ai découverte. Puis, entre l’enfance et l’adolescence, j’ai lu Blake & Mortimer, Astérix... J’ai découvert Corto Maltese un peu plus tard. Puis Bilal, plus récemment Manu Larcenet, évidemment Art Spiegelman. J’aime beaucoup Marjane Satrapi et des jeunes femmes comme Pénélope Bagieu qui apporte du sang neuf, un esprit corrosif mais tendre, ce regard un peu féminin sur les contemporains. J’en oublie...

Angoulême 2013 - Aurélie Filippetti (Ministre de la Culture) : "L'essentiel est que la diversité du marché éditorial de la BD soit conservée."
Avec Albert Uderzo au moment de l’inauguration de l’exposition au Vaisseau Moebius.
photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Est-ce que pour un ministre de la culture, la bande dessinée est importante dans le paysage culturel ?

C’est très important parce que la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants. Les enfants qui lisent la bande dessinée ont une pratique culturelle importante. 90% des 11-14 ans déclarent aujourd’hui qu’ils ont lu une BD. C’est très bien, il faut les encourager et aussi les orienter vers la diversité de la bande dessinée, les différentes écoles, les différents genres et les amener à former leur goût. C’est une grande fierté car la France et la Belgique font partie des grandes zones de la création de la bande dessinée dans le monde.

Il y a une grande production, on parle même de surproduction. Est-ce que les professionnels de la BD : auteurs, éditeurs, libraires... sont venus vers vous pour vous parler d’une "crise de la BD" ?

Non, on ne m’a pas parlé de "crise de la BD". Par rapport à l’ensemble de l’industrie du livre, c’est même un secteur qui se porte bien, il y a encore eu une légère progression l’année dernière. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’œuvres, près de 5500 œuvres nouvelles, mais je trouve cela extrêmement positif, moi. L’essentiel est que la diversité du marché éditorial soit conservée, que les jeunes et les nouveaux talents puissent émerger et que chacun y trouve sa place. Apparemment, c’est le cas. Et puis le virage numérique a été pris assez tôt par l’univers de la bande dessinée , je pense que c’est un atout aujourd’hui.

Ce dont on me parle, ce sont plutôt les questions qui se posent à l’ensemble des auteurs : le contrat d’édition, notamment à l’ère du numérique, chose dont les discussions sont en cours. Je suis contente d’avoir rencontré Vincent Montagne [Président du Syndicat National de l’Édition mais aussi de l’éditeur de bande dessinée Média-Participations. NDLR] aujourd’hui. J’espère que nous allons aboutir à un accord.

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Lors de la remise de la Croix de Chevalier des Arts et des Lettres à JC Denis.
photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Votre prédécesseur Jack Lang avait mis sur pied une "Commission Fred" qui aboutit en janvier 1983 à l’établissement de 15 mesures spécifiques pour la bande dessinée. Qu’allez-vous faire de votre côté ?

Moi, ce que je souhaite faire, c’est établir un ensemble de mesures de soutien notamment pour les libraires. Je pense qu’il n’y a pas de bande dessinée, d’auteurs de bande dessinée, s’il n’y a pas de libraires pour faire aimer et découvrir la richesse de la bande dessinée au lecteur. J’annoncerai bientôt, fin mars au Salon du Livre, un programme pour la librairie qui ne concernera évidemment pas que la BD mais tous les libraires et qui constitue le meilleur moyen de soutenir l’univers de la bande dessinée.

Propos recueillis par Didier Pasamonik

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Avec Patrick Sobral ("Les Légendaires"), lors de la remise du Prix Jeunesse
photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

45 Messages : Participez à la discussion

  • Où peut on lire le texte de la Commission Fred, et pouvez vous retrouver la liste des "15 mesures Lang" ? Bien aimable.

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    • Répondu par rodge le 8 février 2013 à  19:27 :

      A priori, il s’agit d’une initiative de Douste Blazy, et non de Lang. La demande en avait été faite en 1996 à Fred - il semble en raison de sa présidence de la Commission BD du Comité National du Livre. Les quinze propositions sont pages 9 et 10 du document en lien :
      http://www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/mag-culture/2.pdf
      L’essentiel porte sur le soutien au CNBDI et à l’exportation, avec deux trois mesures concernant les auteurs (soutien jeunes auteurs et appui aux démarches administratives). Douste-Blazy, tout ému, déclare que l’aide à la BD va augmenter d’1 Million de francs, en ajout aux presque 10 Millions déboursés alors pour le secteur. Je vous laisse rapporter les mesures en Euros.
      Tout çà est par recoupement, et je ne suis pas sûr que rien ne se soit passé sous Lang, mais je trouverais improbable qu’il y ait eu deux commissions Fred. Je ne suis pas du métier, et j’ignore enfin quel avait été l’impact de la commission Fred au-delà des largesses de Douste-Blazy.

      Take care all

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  • - "Est-ce que pour un ministre de la culture, la bande dessinée est importante dans le paysage culturel ? - C’est très important parce que la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants"

    "Est-ce que pour un ministre de la culture, le cinéma est important dans le paysage culturel ? - C’est très important parce que le cinéma est un art populaire et une manière de faire réfléchir les enfants."

    - Non, on ne m’a pas parlé de "crise de la BD".

    Le reportage-vidéo "Sous les bulles" n’a pas été diffusé à Angoulême ??? http://youtu.be/Iv3VQqMiJMo

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    • Répondu le 6 février 2013 à  12:02 :

      " Non, on ne m’a pas parlé de "crise de la BD"

       ??? Pas très au courant la ministre !! Echanger donc votre poste, madame, contre celui d’un auteur lambda (80% à 85% des auteurs, quoi ) ne serait ce qu’un mois, et vous comprendrez très très vite. Dommage, Monsieur Pasamonik, de ne pas avoir plus insister là-dessus, il y avait une vraie occasion de faire remonter l’info jusque dans les hautes sphères hermétiques des ministères pour une fois.

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    • Répondu par callede le 6 février 2013 à  12:04 :

      Le documentaire "Sous les bulles" a bien été projeté à Angoulême, mais Madame la Ministre n’était pas présente. Le DVD du film lui a bien été remis en main propre quelques jours plus tôt, mais elle ne l’a visiblement pas regardé...

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  • Visiblement la ministre n’a pas eu vent, ( ou n’a pas voulu ) de la grande paupérisation des auteurs, de leurs difficultés au jour le jour, pour elle le marché se porte "bien" ???
    Elle prévoit juste des mesurettes pour les libraires.
    Il serait grand temps que le syndicats SNAC ou un collectif d’auteurs la mette au courant de la réalité du terrain, je veux bien que dans les hautes sphères du pouvoir, ils soient tous déconnectés de la vraie vie mais quand même ...

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    • Répondu par Florent Calvez le 6 février 2013 à  13:10 :

      Elle est au courant.

      Après des échanges entre auteurs - notamment sur Facebook - nous avons rédigé une synthèse expliquant les problématiques du marché vues du côté des auteurs et la difficulté de la vie d’auteur, ainsi que quelques pistes imaginées par les auteurs pour répondre aux problèmes récurrents rencontrés par la plupart d’entre nous.
      Ce mini-dossier (3-4 pages) lui a été remis en mains propres.

      Soit elle ne l’a pas lu, soit elle ment effrontément, j’imagine, "pour ne pas gâcher la fête".

      Passablement désespérant.
      Ses interventions au sujet de la bande dessinée au fil du temps et cette manière de choisir parcimonieusement ses interlocuteurs sont autant de marques de mépris vis à vis des auteurs.
      Personnellement, ça me fout en rogne.

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      • Répondu le 6 février 2013 à  15:09 :

        Dingue ça, si elle a enfin eu le dossier et qu’elle ment pour pas gâcher la fête,
        c’est indigne de sa fonction. Si elle a pas eu le courage de le lire, c’est aussi
        indigne de sa fonction de ministre de la culture. Ca me dégoutte !

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    • Répondu par metierdecon le 7 février 2013 à  00:55 :

      En même temps ce n’est pas en fréquentant les millionnaires de la BD durant le festival que la précarité de la majorité des auteurs sera évoqué. Curieusement, en se balladant sur internet on se rend compte que les auteurs qui sont outrés par cet article ne le sont pas pour les mêmes raisons.

      Exemple sur Twitter : alors que Tanxxx va être choquée (à juste titre) sur la paupérisation grandissante de métier, Boulet va être choqué sur les "clichés" sur la BD mais pas sur l’argent...

      Larcenet qui par exemple, il y a quelques jours disait qu’avec ses albums il a pu s’acheter sa belle maison, curieusement, on l’entend jamais dénoncer cette précarité qui se généralise. Pour beaucoup c’est un loyer qu’il n’arrive pas à payer...

      Les éditeurs sont les chefs d’orchestres de cette situation invivable pour beaucoup. D’un côté, ils ménagent certains auteurs "bankable" et de l’autre demandent aux autres de réduire leur prix de pages, leurs droits , n’accompagnent même pas les albums etc... Ca assure pour eux une paix royal car ça protège leur patrimoine.

      Mais le silence coupable de ces auteurs de premier plan me file la gerbe.
      Tenez, une belle image (de Bastien Vives-Pape de la BD) pour illustrer cette aristocratie bien présente.
      Pendant que certains bouffent des pâtes à l’eau et sans rien dessus, d’autres jouent au poker :http://instagram.com/p/VNVcGpEbbb/
      Le club des gros tirages (pas en dessous de 50 000 ex les gars !), une belle brochette que les éditeurs soignent aux petits oignons.

      Le jour où ces auteurs millionnaires mettront les pieds dans le plat ne serait-ce par solidarité pour les collègues, là les choses bougeront !

      Mais ne croyons pas au Père Noël ce jour n’arrivera jamais car l’homme est individualiste et préfère tourner le regard quand d’autres crèvent à côté d’eux.

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      • Répondu par callede le 7 février 2013 à  09:29 :

        Allons, pas de généralités. Des auteurs à gros tirages (Velhmann, Maester, Bajram...) sont du côté des "plus faibles" et se démènent pour faire, un peu, évoluer les choses...

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        • Répondu le 7 février 2013 à  11:30 :

          Vous venez de citer la petite poignée d’auteurs quise bougent en effet les fesses et qui ont un peu de compassion pour les collègues en galère.
          Mais Quid des autres ???
          On les entends braire quand on touche à leurs intérêts : la lettre commune pour les repreneurs de Casterman, rappelant que sans auteurs, pas d’éditeurs... Mais par contre un très gros silence radio pour défendre les intérêts de la profession, l’appauvrissement des acquis des uns aux de leurs conditions financières à eux.

          C’est pas en déshabillant les uns pour habiller chaudement l’autre qu’on pourra espérer que ça change. ET ça c’est aussi leur responsabilité d’auteurs.

          Amusez-vous à suivre les "tweet" de joann Sfar du jour.
          Petit extrait :

          -" On peut reprocher a l editeur de mal travailler mais c est absurde de lui reprocher de mal payer. le systeme est tres transparent."

          -"Quand l editeur publie tout ce qu il recoit, il ne peut pas se plaindre qu on oublie a quoi il sert. Et il cree de faux espoirs."

          >> assez cocasse pour quelqu’un qui surproduit depuis des années, qu’on voit partout, qui se fait Tout publié partout et à qui l’éditeur se casse à bien défendre les albums.
          C’est limite de la provocation !

          Même si il doit certainement le penser, je pense qu’il ne voit pas, mais pas du tout que d’un côté il y a des auteurs plus préoccupé par l’achat de leur prochain yukulélé alors que d’autres grattent les fonds de poches pour avoir de quoi payer à bouffer.

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          • Répondu le 7 février 2013 à  20:17 :

            Non, là, ces tweets, c’est juste la provoc habituelle au personnage. A oublier.

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  • Comme (trop) souvent, la ministre ne maîtrise visiblement pas son sujet. A travers ses propos, elle nie (j’espère malgré elle) la réalité de la situation du monde de la BD.

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    • Répondu le 6 février 2013 à  12:54 :

      Elle me ferait presque regretter la Christine ( Albanel ) qui m’avait religieusement écouté presqu’un quart d’heure dans la rue sur la précarité des auteurs, qu’il leur faudrait un VRAI statut etc etc ..
      Puis après y eu les élections ...

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  • Je pense qu’il n’y a pas de bande dessinée, d’auteurs de bande dessinée, s’il n’y a pas de libraires

    L’inverse est vraie aussi, remarquez, sans auteurs pas de libraires ni d’éditeurs

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    • Répondu par Vincent le 6 février 2013 à  13:28 :

      Dans son monde, « c’est l’éditeur qui fait la littérature », donc pas d’auteur sans éditeur, et pas d’auteur sans libraire. Je suis d’accord avec elle, les libraires sont indispensables (moins convaincu pour les éditeurs), et ils sont pas gâtés en ce moment. Mais un petit mot sur les auteurs qui galèrent, juste histoire d’être sûr qu’elle les oublie pas des l’équation, ça fait pas de mal...

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  • Une ministre qui aligne les clichés : les filles ne lisent pas de BD, la BD c’est bien ça fait lire les jeunes, Pénélope corrosive .... j’ai l’impression de rêver.

    Sinon pas un mots sur les auteurs qui peuvent crever la bouche ouverte.

    A ce compte là on peut tous être ministre de la culture ...

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    • Répondu par Diane le 6 février 2013 à  16:31 :

      Je partage votre point que de clichés en si peu de texte...
      Elle devrait bosser ses dossiers Madame la Ministre.

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  • 5500 nouveautés par an : ça fait exactement 15 nouveautés par jour !!!
    Qui peut lire 15 nouveaux albums par jour ? y compris dimanches et jours fériés ? Quel libraire peut proposer 15 nouveautés par jour, 7j/7 ? Résultat : la plupart des auteurs ne s’en sortent pas. Ca parait logique. Ils sont noyés dans la masse, il y en a trop pour être absorbés par le lectorat qui n’est pas infiniment extensible. Chacun en tirera les conclusions qu’il ou elle souhaite.

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    • Répondu par Eric B. le 6 février 2013 à  19:27 :

      Drôle d’argument... À titre comparatif, il se publie plus de 10 000 romans par année, soit plus de 30 par jour...

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  • Il est évident que si elle ne rencontre que les auteurs qu’elle cite dans l’interview, tout va bien dans le meilleur des mondes. Aider les libraires si les auteurs ne peuvent plus vivre de leur art n’a aucun sens.

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  • Il est encore difficile pour le grand public de comprendre qu’une augmentation de la production n’est pas nécessairement un signe de bonne santé. C’est inacceptable de la part d’une ministre de faire le même type de confusion publiquement. Le documentaire "Sous les bulles" fait état de la crise quoique ne parle que de la précarisation des auteurs en donnant une assez mauvaise image des éditeurs (comme le ferait Capital sur M6), alors que beaucoup galèrent tout autant.

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    • Répondu le 6 février 2013 à  15:32 :

      C’est inacceptable de la part d’une ministre de faire le même type de confusion publiquement.

      Ca prouve seulement qu’elle a jamais cherché à approfondir la question et réagit
      comme n’importe quel organe de presse débile qui voit en cette surproduction un signe de bonne santé du métier. Mais si on peut accepter ça - et encore - d’un journaleux pas réveillé, de la part d’une ministre de la culture c’est un signe d’ignorance énorme.

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    • Répondu par Maiana le 6 février 2013 à  17:09 :

      Le documentaire "Sous les bulles" donne la parole aux éditeurs, autant qu’aux auteurs et aux autres acteurs du marché. Bien sûr, je n’ai pas pu rencontrer tous les éditeurs, ni tous les auteurs, ni tous les libraires etc. Bien sûr, la situation est complexe, dans tous les camps. Il n’est jamais dit dans le film, car je ne le pense pas, "les éditeurs sont les grands méchants". Ce qui est montré dans le film, c’est un état de fait, à savoir qu’effectivement, les auteurs sont les plus fragiles et les plus précaires. Que les éditeurs croient en leur métier et font de leur mieux pour défendre les oeuvres, j’en suis certaine. Mais que la plupart des auteurs n’arrivent pas à en vivre, j’en suis sûre également. Le film n’a pour objectif que de donner des pistes de réflexions, pour tous, et éclairer le public sur comment un livre arrive jusqu’à lui, et qui en gagne quoi. Pas plus, pas moins. L’avez-vous vu, d’ailleurs ?

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      • Répondu le 7 février 2013 à  07:59 :

        Que les éditeurs croient en leur métier et font de leur mieux pour défendre les oeuvres, j’en suis certaine.


        Bah non justement, je ne crois pas. Sur la plupart de mes albums ce n’est pas le cas. Pour certains, on se demande même si ils l’ont lu...

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  •  ?? La ministre veut aider les libraires, OK, si elle veut, mais si la grande majorité des auteurs ne peuvent plus vivre de leur travail et périclitent ou stoppent tout comme j’en connais, ça n’a AUCUN sens.

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    • Répondu le 6 février 2013 à  18:50 :

      Des auteurs près à signer n’importe quoi pour exister on en trouvera toujours. Jusqu’ici, la source ne s’est jamais tarie, je ne vois pas pourquoi ça changerait...

      c’est pourquoi la ministre se préoccupe des acteurs réellement en danger.

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      • Répondu le 7 février 2013 à  00:24 :

        Des auteurs près à signer n’importe quoi pour exister


        Enfin pour beaucoup ce n’est pas pour "exister" mais pour SURVIVRE...

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    • Répondu le 6 février 2013 à  20:21 :

      Aider les libraires ! Ah !
      Une bd se vend plus en grande surface et sur internet.
      Le libraire spécialisé jouit d’une place privilégiée dans l’imaginaire mais en réalité son rôle est minime.
      5000 nouveautés par an, soit 15 par jour. Combien survivent grâce aux conseils éclairés du libraire ? 4...5 sur l’année !!!
      Auteurs, faites du mainstream. Arrêtez la bd d’auteur qui comme le cinéma d’auteur ne nourrit pas son homme.
      Les américaisn l’ont bien compris en recentrant leur production ciné depuis les années 2000.
      Produisons du blockbuster pour les masses, ramenons les clients en leur proposant de l’indispensable plutôt que du confidentiel.

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      • Répondu le 6 février 2013 à  20:55 :

        En france c’est le contraire, seul la BD d’auteur se vend : quai d’Orsay, La page Blanche, Portugal... c’est donc ce vers quoi les éditeurs vont se recentrer.

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        • Répondu par ororuK le 21 février 2013 à  07:18 :

          Naruto, One Piece, Fairy Tail, Les légendaires, Les profs, Les blondes, La rose écarlate, Kid Paddle, Titeuf, Cedric, Thorgal, Treize, Largo Winch, Asterix... tous ces machins, c’est de la BD d’auteur peut-être ?

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  • Pour tout le monde, - sauf bcp d’auteurs -
    la suproduction est signe de vitalité et bonne santé,
    bref tout le monde le croit ... et comme chantait Fernandel

    Aurélie ... Aussi

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    • Répondu par lebon le 6 février 2013 à  17:36 :

      Ne soyons pas naïfs, Aurélie Filippetti a écrit un premier roman, paru en 2003, en tant qu’auteur elle connaît la situation des artistes dans l’édition. Son mutisme sur les problèmes de précarité en BD est scandaleux et tous les zouaves sur scène, y en pas un qui a les nouilles de tenter un esclandre ?...Vraiment scandaleux !

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      • Répondu par Gill le 6 février 2013 à  22:30 :

        Ecrire un livre, pour une femme politique, c’est comme une série de notes de blogs pour un auteur de BD : ça ne rapporte rien si ce n’est une certaine notoriété, ça aide à condenser quelques recherches personnelles, et ça fait du buzz auprès des médias. Juste une parenthèse, un exercice obligé dans la fonction (même les romans, qui peuvent "humaniser" le personnage public, ou simplement servir d’entraînement à l’écriture).

        Car son vrai métier (payé par les deniers publics), c’est autre chose. Elle imagine donc certainement qu’il en est de même pour la BD.

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  • Elle ne côtoie que "les grands", alors forcément, pour elle il n’y a pas de crise. D’ailleurs, une lecture en creux de ses réponses indiquerait donc que pour GROS éditeurs et GROS distributeurs tout va bien contrairement au discours de propagande générale. Donc grâce à madame Filippetti, les auteurs vont pouvoir dire à leurs éditeurs favoris qu’il n’y a aucune raison de baisser les prix à la planche et de réduire les acquis à la portion congrue. Finalement, elle bosse pour les auteurs la ministre ! :)

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  • Suis-je le seul surpris de voir cet entretien rédigé au... masculin ? Il me semble bien que nous avons affaire à Madame la Ministre, non ? Donc « je n’y étais jamais venue », ou encore « Je suis contente » seraient plus adaptés.

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  • Suite à cet article sur actuaBD, visiblement le ministère de la culture est saturé aujourd’hui de protestations d’auteur et demande d’arrêter les mails !

    " il ne faut plus importuner le cabinet avec des mails intempestifs. " Dixit

    Et l’autruche se refourre vite la tête dans le sable

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    • Répondu par marazano le 7 février 2013 à  03:29 :

      Si on ne souhaite pas être importuné par des mails intempestifs il ne faut plus importuner les citoyens par des déclarations intempestives sur des sujets qu’on ne connait visiblement pas.
      Qu’est ce que c’est que ce cabinet ministériel en république prétendument de gauche qui déclare intempestifs des mails envoyés par des acteurs d’une profession qui n’ont visiblement pas été entendus ...
      Quelle voie faut-il donc choisir pour se faire entendre aujourd’hui ?

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  • Je trouve les réactions ci-dessus globalement très mesurées face au tissu d’inepties débitées par la Ministre. Si elle avait été de droite, le ton aurait été bien plus virulent :)

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  • J’ai découvert cette interview citée sur un autre site BD.
    Visiblement, le ministère de la culture a pas mal nuancé ses propos auprès du journaliste de ce site : http://www.bdencre.com/2013/02/9882_quelle-crise-de-la-bd/

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    • Répondu le 7 février 2013 à  12:58 :

      Comme ils disent sur le site, simple rattrapage de couac ? ou vraiment ouverture de discussions et négotiations ? Même le site BDEncre ne semble guère convaincu.

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  • Une ministre qui ne connait pas le sujet de la BD (on est habitué), et visiblement un journaliste qui a des failles en politique ("Jacques Lang", franchement ?). Mais éclairant... Je serai aussi curieux de lire les 15 mesures du comité Fred...

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    • Répondu le 7 février 2013 à  14:06 :

      Première mesure : "Jamais, devant l’Eternel ! F’Murrr n’aura le grand prix de la ville d’Angoulême."

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  • 15 mesures Fred

    7 février 2013 11:08

    Ici on évoque une commission d’experts sous la direction de Fred et 15 mesures... en 1997...

    Google : Ministère de la culture, lettre d’information numéro 22, 28 janvier 1997, issn 1255 6270. Catherine Trautmann. Page 3.

    https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:1HVgMhjmSmUJ:www.culturecommunication.gouv.fr/var/culture/storage/mag-culture/22.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESjji9tEClBBANS3wN1CCUlf3NjMx0_h8_DFmBQjv2KTVrc2M2HJMV8Y8skErJfijXvhNmrPhSr8uKGEq3F5qrxE42jtRn2HtvLMkNZP3QSeKsOupeVAdmEJ-d_s-GbMPyEmKrU6&sig=AHIEtbQNA-OpB9uE7M9AssGPyEZrpWUkOg

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