La fréquentation de la Cité de la bande dessinée d’Angoulême continue sa progression

20 avril 2018 0 commentaire
  • L’intérêt pour la bande dessinée ne faiblit pas, semble-t-il. Poursuivant son travail de professionnalisation, le Musée national de la bande dessinée à Angoulême s’est fait remarquer par un élargissement des centres d’intérêt à l’international (la BD arabe) et par une meilleure collaboration avec le Festival International de la Bande Dessinée. Résultat : des chiffres en hausse.

«  J’ai le plaisir de vous informer que la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image a enregistré une hausse de fréquentation de + 12% sur le premier trimestre 2018 […], déclare le directeur général de la Cité, Pierre Lungheretti, dans un communiqué. Les expositions « Nouvelle Génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui » et « Alix : l’art de Jacques Martin » connaissent un très grand succès. »

Cette progression intervient après une année 2017 déjà en forte croissance (+ 18 640 visiteurs) due à une politique d’élargissement des publics que le tout-nouveau directeur général de l’établissement nous avait été détaillée sur ActuaBD en 2016..

La fréquentation de la Cité de la bande dessinée d'Angoulême continue sa progression

Cette année, la progression est moindre (+ 3 200 visiteurs, hors Festival international de la bande dessinée d’Angoulême), soit + 12 % par rapport au premier trimestre 2017 (29 775 visiteurs en 2018 contre 26 596 en 2017).

Mais la période du festival avait également connu une hausse, en raison d’une qualité exceptionnelle des expositions que nous n’avions pas manqué de vous signaler : + 5 % (28 340 visiteurs, en quatre jours, contre 27 136 en 2017). Le musée de la bande dessinée en particulier a connu un impact conséquent : + 14 % avec 6 469 visiteurs, contre 5 678 en 2017. Source supplémentaire de satisfaction : une hausse significative des visiteurs de moins de 10 ans (717 contre 596 en 2017. L’expo Fairy Tail n’y est sans doute pas pour rien…

La bibliothèque fait un bond exceptionnel : + 47 % avec 7 801 visiteurs, contre 5 305 en 2017 ; le cinéma : + 3 %, avec 14 306 entrées, contre 13 378 en 2017, profite notamment du cycle « Nouvelles Générations » en lien avec l’exposition « Nouvelle Génération : la nouvelle bande dessinée arabe aujourd’hui » qui a attiré beaucoup de spectateurs ; la librairie dont le chiffre d’affaires a également progressé (209 846 € contre 209 061 € en 2017) et les ateliers scolaires : + 55 %, sont les autres éléments de cette embellie qui doit sa progression à une large diversification de ses activités.

L’exposition "Fairy Tail" lors du FIBD a eu un impact sur la fréquentation du musée par les plus jeuens.

Ceci alors que la nomination d’une nouvelle directrice du musée, Anne-Hélène Hoog, n’a pas encore fait son effet. La nouvelle directrice notamment comme mission de conduire l’exposition «  Goscinny et le cinéma : Astérix, Lucky Luke et Cie » (dont le commissaire, Jean-Pierre Mercier, est le conseiller scientifique du Musée) qui prendra ses quartiers à Angoulême cet été. Sûr que cela ne devrait pas faire baisser l’audience…

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

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