
Les éditions Glénat ont eu la mauvaise idée d’enfermer le premier tome des Trois Imposteurs dans une enveloppe, afin que l’ex-libris offert avec l’album ne s’envole pas. Une mauvaise idée car les bédéphiles sont donc privés d’un premier regard sur le contenu de ce livre avant de l’acheter. Pourtant, Christophe Lemoine et Jean-Marie Woehrel signent un premier album intéressant, même si l’histoire et le dessin sont fort classiques... La série est parrainée par Jean-Charles Kraehn (Tramp, Gill St-André) qui leur a semble-t-il soufflé quelques conseils.
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Publié dans la collection ésotérique des éditions Glénat, ce livre traite logiquement de religion. Plus particulièrement de la « Sainte Inquisition ». Une époque où toute personne ayant un comportement hérétique est condamnée à périr sur un bûcher, ou au « pire » est tuée sans aucun procès.
Un ouvrage hautement blasphématoire refait surface. Le Pape souhaite à tout prix mettre la main sur les trois imposteurs qui font apparemment l’apologie -et servent- une secte ancienne, qui a compté Judas parmi ses membres. Un ancien soldat, juif converti au catholicisme, se voit contraint de traquer l’un des trois imposteurs, sous peine que l’hérésie de sa propre sœur soit rendue publique...
En lisant l’album, on devine qu’il s’agit de la première œuvre des auteurs. Leur style manque encore de personnalité. Le dessin louche sensiblement vers celui de Dermaut (Les Chemins de Malefosse). Malgré quelques petites imperfections narratives, le scénario se tient et donne envie de lire la suite. En espérant qu’elle révèle l’originalité d’une trame que l’on devine riche.
(par Nicolas Anspach)
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