Angoulême 2009 : l’Essentiel Jeunesse décerné à Joann Sfar pour le Petit Prince

30 janvier 2009 9 commentaires
Angoulême 2009 : l'Essentiel Jeunesse décerné à Joann Sfar pour le Petit Prince
Thierry Laroche venu chercher l’Essentiel de Joann Sfar
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)
Les auteurs de Pico Bogue, visiblement ravis de recevoir le Prix des écoles d’Angoulême
Photo (c) Nicolas Anspach

Thierry Tinlot, rédacteur en chef de Fluide Glacial, s’est lancé dans un show endiablé pour animer cette cérémonie de remises des Prix Découvertes.

Nous vous proposerons prochainement la liste des récompenses, mais notez déjà que Joann Sfar a reçu l’Essentiel Jeunesse pour son adaptation du Petit Prince !

Accaparé par le cinéma (il réalise en ce moment un biopic sur Gainsbourg et travaille au développement de l’adaptation du Chat du Rabbin), il n’était pas présent ce soir, mais s’attendait-il vraiment à recevoir ce prix dans cette catégorie-là ? Nous devrons attendre la réaction de l’auteur pour nous en assurer. C’est en tout cas son éditeur Thierry Laroche (Gallimard Jeunesse) qui est venu le chercher pour lui.

Dans d’autres catégories, Chinn de Vervisch, Fred, Escaich et Bertrand chez Bamboo a reçu le Prix des Collégiens de Poitou-Charentes, tandis que Pico Bogue, de Dominique Roques et Alexis Dormal chez Dargaud, rafle celui des Ecoles d’Angoulême.

Enfin, dans les divers jeunes talents récompensés, on a pu apprécier le professionnalisme de certains adolescents, voire enfants ! Leurs aînés n’ont qu’à bien se tenir !

CLD

Lire notre chronique du second tome de Chinn

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9 Messages :
  • Voila un prix sans surprise. Dans le même ordre idée, le travail de Bastien Vivés (seule et forte révélation de l’année 2008 ; graphisme unique, deux albums (un chez Castorman, l’autre chez Pourquoi ?) montre que l’on peut etre jeune et savoir mieux dessiner que bien des auteurs établis dans leur branchitude facile depuis des années. Voila de quoi lui faire mériter un prix, car il montre une nouveauté au sein du courant à la mode que je me refuse désormais à citer.

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    • Répondu par peter le 31 janvier 2009 à  11:52 :

      A-t on le droit de dire que le Petit Prince de Sfar c’est vraiment pas terrible ? Malheureusement depuis quelques années ce qui c’est produit dans le cinéma français se reproduit dans la bd franco-belge. Les Inrocks, Libé, Télérama et autres critiques bobos de la pensée sectaire encensent des dessinateurs manchots comme avant les cinéastes aveugles. Je précise que j’aime bien Sfar (et j’attends avec impatience son Gainsbourg), mais avec son style il ne peut pas prétende à s’essayer à tous les genres, mais Sfar ç’est le haut du panier, le pire ce sont tous les suiveurs de Sfar et Trondheim, tous ces dessinateurs manchots qui pullulent. Oui le dessin est primordial, et qu’on ne vienne pas me dire qu’il faut choisir entre un superbe dessin, une superbe histoire profonde, avec un superbe concept, la BD des 70’s et 80’s (Pilote, Métal, A Suivre...) alliaient les trois.

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      • Répondu par François Pincemi le 31 janvier 2009 à  12:57 :

        Il semble que pas mal de forumers partagent mes opinions, qui vont à l’encontre d’une pensée unique et sectaire développée par quelques journalistes branchés de la presse bobo. L’avalanche récente de sous-produits au scénario sans consistance et au dessin rapide semble commencer à fatiguer une partie du public. Tant que ce mouvement etait cantonné et limité chez quelques éditeurs indés, précurseurs du genre (Cornelius, l’Asso, Atrabile), cette tendance etait interessante, ce qui n’est plus le cas maintenant que les editeurs classiques (et ceux de l’edition generalistes) essaient de recuperer le mouvement. Donc messieurs les éditeurs, essayez de vous creuser les méninges et de trouver un nouveau créneau, car celui-là est déjà saturé ! Cordialement

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      • Répondu par malia le 31 janvier 2009 à  13:07 :

        Il suffit de voir le résultat des 24 h de la bd pour se rendre compte qu’il y a Trondheim... Et les autres.............. Et que son dessin est exceptionnel..... Et que les autres croient qu’il suffit de ne pas savoir dessiner pour être "in"....

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        • Répondu le 31 janvier 2009 à  21:39 :

          Il suffit de voir le résultat des 24 h de la bd pour se rendre compte qu’il y a Trondheim... Et les autres..............

          Tu parles, c’est un peu tout pourri ce qu’il a fait Trondheim, il y a pas mal de trucs vachement mieux que lui dans les 24 heures.

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      • Répondu par zblorg le 31 janvier 2009 à  13:47 :

        Sur que des suiveurs et suceurs de roues de joan et Lewis, il y en a une sacrée floppée, puis maintenant y a les bloggers en + !
        Sur ce coup là, malgré une promo à tous ls étages, ce petit prince
        relooké aurait il pas atteint ses objectifs de ventes, que le FIBD lui attribue encore un prix histoire de relancer tout le cinéma ??

        Rendez moi mes pilotes du début des seventies, y avaient encore des dessinateurs inside à l’époque !
        je me replonge illico dans mes "alexis" ;-)

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        • Répondu par François Pincemi le 31 janvier 2009 à  21:34 :

          C’est bien ce que je m’evertue à dire depuis un an sur ce forum !! Si l’on enlève Trondheim et Sfar (excellents chez delcourt ou dargaud !!), Larcenet Blutch Blain Guibert et Satrapi, et s’il ne reste plus que leurs suiveurs à se mettre sous la dent, le bouillon reste bien fade ! De la tisane en fait !!

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          • Répondu par Sergio Salma le 1er février 2009 à  18:16 :

            A propos de chefs de file et d’influences, pourquoi ne lis-je jamais de propos aussi incendiaires concernant le dessin réaliste ?

            Il y a pourtant la même proportion il me semble de suiveurs, de copieurs ou d’élèves, la filiation semble acceptée, la référence étant même bienvenue. On ne reproche pas à Untel ses petits emprunts ; sans citer de noms pour ne gêner ni les copiés ni les copieurs, d’autant que ces derniers se nourrissent à plusieurs sources, ne trouve-t-on pas des traces de bien d’auteurs passés ou présents dans toute une génération de dessinateurs ? (Ce que je considère très normal par ailleurs)

            Les grands dessinateurs réalistes( Américains, Français, Espagnols...)ont influencé d’autres dessinateurs réalistes et l’on en retrouve des vestiges chez bien des auteurs actuels sans que ceux-ci n’aient à souffrir de la virulence de lecteurs impitoyables.

            A quoi est-ce dû ? Ces lecteurs( à qui on ne la fait pas ) considèrent probablement que ces dessinateurs réalistes transpirent sur leurs pages et cette souffrance leur fait gagner leur place au paradis. On va les absoudre parce qu’ils y mettent du leur. Ces artistes impressionnés, influençables font souvent un amalgame de plusieurs artistes, vivants ou morts, ils copient leurs tics, empruntent leur façon de faire, parfois ils s’en servent comme d’une béquille le temps de trouver leur propre style, parfois ils ne font prolonger une école, assumant une filiation, un cousinage sans que personne n’aie rien à en redire quant à leur talent ou leur personnalité.

            Pourtant la démarche est bien la même.

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    • Répondu par François Pincemi le 1er février 2009 à  23:56 :

      Bastien Vivés primé, je l’avais pressenti. Voila un p’tit jeune dont on reparlera. Des idées, un trait très habile, des jolies couleurs, espèrons qu’il continuera sur le bon chemin et ne se perdra pas dans les méandres de la recherche intello-esthetico-artistique.

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