Dark - T1 : La Crypte écarlate - Par Max, Mercier et Seiter - Casterman

27 mars 2007 2 commentaires
  • Cette nouvelle série inaugure un versant plus spectaculaire de la collection {Ligne Rouge} de Casterman. Du polar teinté d'épouvante. Subtile montée de la terreur dans le premier tome.

Entre la Syrie, Paris, le présent et le passé, une mystérieuse châsse (un objet religieux chrétien) fait l’objet d’une fascination depuis des siècles.
Autour d’un brocanteur, d’une courtisane avisée et d’une lycéenne gothique, des meurtres atroces sont perpétrés. Hormis la sauvagerie des crimes, aucun mobile, aucun indice. On pourrait même penser que le coupable n’est pas entièrement humain. La police se contente pour l’instant de compter les morts. Mais les maigres progrès de l’enquête vont les amener du côté des catacombes, un des lieux magiques de Paris.

Le texte très novateur de Seiter et Mercier fait beaucoup pour installer l’ambiance horrifique de Dark. On peut y lire des narratifs comme celui-ci, en guise de présentation d’Audrey : "... Jeune fille aléatoire, elle traine en brumes grisâtres les souvenirs des disparitions tragiques de sa famille" ...

Dès les premières pages, l’atmosphère sombre submerge le lecteur. L’alternance des fonds de planche renforce cette impression : du noir, du sépia, du blanc plus classique. On passe de scènes nocturnes à de véritables plongées dans le noir.
Le dessin de Max ose lui aussi la diversité : deux pages en couleur directe s’immiscent dans un ensemble aux traits plutôt durs, n’épargnant guère les personnages, surtout lors des gros plans. Le portrait d’Audrey, la lycéenne, est particulierement réussi et convainquant, tant sur le plan graphique que psychologique.
Au bout de ce tome 1, on n’en sait peu et c’est le but des auteurs. Tout un univers d’épouvante semble s’ouvrir pour la suite. Dark - T1 : La Crypte écarlate - Par Max, Mercier et Seiter - Casterman

(par David TAUGIS)

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2 Messages :
  • Cette oeuvre, comme beaucoup aujourd’hui, relance l’utilisation du numérique (painter, photoshop) en b.d.
    doit-on parler ici de dessins ?
    de retouches ?
    de photos-montages ?
    Nul doute que la qualité graphique de cet album doit beaucoup à une utilisation "mixte".

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    • Répondu le 17 janvier 2011 à  18:33 :

      C’est du nouveau roman photo, comme Christophe Bec, c’est un peu abusé de mettre ça dans la bd puisque ce n’est pas vraiment du dessin, mais c’est sympa à lire et moins mièvre que Nous Deux.

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