Les Pionniers du Nouveau Monde- T 16 : La Vallée bleue - par Maryse et J.F. Charles & Ersel - Glénat

20 décembre 2006 0
  • Un message particulièrement humaniste pour ce seizième tome : le rapprochement des Français et des Indiens ouvrant un espoir de cohabitation pacifique... Histoire de souligner la virulence des oppositions entre Français et Anglais avec, au milieu, les natifs américains qui ne savent pas encore qu'ils finiront dans des réserves...

Le personnage principal de ce tome 16, est une jeune femme courageuse et décidée, Louise. Elle dirige une factorerie (le bureau d’une compagnie de commerce française) qui s’occupe de traiter des peaux. Dans son voyage de retour d’une transaction ratée, elle est capturée en pleine rivière par des Anglais à la solde du venimeux Crimbel. La chance de Louise, c’est un Indien Cree, qui la suit par curiosité, assez admiratif, à la fois devant ses charmes mais aussi son aplomb de patronne, avant de se retrouver témoin de l’enlèvement...

La série best-seller de Glénat, toujours aussi régulière, atteint désormais les 700 000 exemplaires vendus. Comme d’habitude dans les pionniers du nouveau monde, les récits détaillés de la vie en Amérique alternent petite et grande histoire. Le lecteur bénéficie de repères historiques, notamment pour les luttes de conquête entre Français, Anglais et Indiens, mais il peut suivre à chaque épisode une histoire indépendante. Dans La vallée bleue, les scénaristes Maryse et Jean-François Charles nous rappellent que selon les régions et les intérêts des uns et des autres, certaines tribus indiennes choisissaient l’alliance soit avec les Français, soit avec leurs ennemis anglais.
Ici, le portrait de Louise est l’occasion de découvrir un personnage de femme assez marquant, et d’une grande modernité, que les indiens surnomment d’ailleurs petit homme.

Sur le plan graphique, on est frappé par la précision des décors, que ce soient les grands espaces américains ou les habitations des différentes ethnies. Ersel ne néglige aucun détail, et chaque case constitue un travail d’orfèvre. Certains pourront trouver cela un peu trop chargé, mais force est de reconnaître que ce style de dessin convient assez bien à une saga historique.

La fin de l’album nous laisse avec l’étonnant couple Sha-Kah-Tew (l’indien)-Louise, en fuite, avec les hommes de Crimbel à leurs trousses. De quoi maintenir cette série de 20 ans d’âge en bonne forme.

(par David TAUGIS)

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