Le phénomène « Vieux Fourneaux » déboule en salles aujourd’hui

22 août 2018 1 commentaire
  • Aujourd’hui sort en salles « Les Vieux Fourneaux », un film de Christophe Duthuron dont on ne dira pas qu’il a trahi l’œuvre puisque c’est le scénariste de la BD, Wilfrid Lupano, qui a lui-même écrit le script de cette adaptation. Un film jouissif qui devrait rencontrer une large audience publique.

On connaît le succès de la BD, primée à Angoulême et ailleurs. «  Si l’on aime tant « Les Vieux Fourneaux », écrivait Tristan Martine dans nos pages, c’est avant tout pour son langage truculent aux accents audiardesques, son ton délicatement anar, ses situations cocasses, la mise en scène efficace de Wilfrid Lupano et le dessin anguleux de Paul Cauuet, vif et nerveux, qui transmet une véritable émotion.  » La série se vend par tombereaux, Dargaud en profite pour mettre la BD en avant autant qu’elle le peut, et ce n’est que justice.

Le phénomène « Vieux Fourneaux » déboule en salles aujourd'hui
La série "Les Vieux Fourneaux" est parue chez Dargaud

L’adaptation à l’écran est signée Wilfrid Lupano. On peut donc être sûr que personne, cette fois, ne hurlera à la trahison. « Les Vieux Fourneaux »… L’expression rappelle la chanson de Georges Brassens Quand on est con… : « Tous les vieux fourneaux - Prennent les jeunots - Pour des cons… »

Lupano a eu à cœur d’écrire sur mesure les rôles pour les trois « chieurs » du casting : Pierre Richard, Eddy Mitchell (dont le personnage dans la BD ressemble plutôt à Bernard Blier) et Roland Giraud. Et ils sont bien cons ces trois Pieds Nickelés quasiment grabataires revenus de tout qui trouvent dans leurs retrouvailles une bonne occasion de rigoler.

Le trio de vioques qui porte le film. "Il n’y a pas d’âge pour faire chier le monde !"

L’amateur de BD est en confiance : on avait vu Pierre Richard en très convaincant et même poétique grand-père du Petit Spirou, quant à Eddy Mitchell, c’est un vieux connaisseur de la bande dessinée : le grand Gir a même illustré une de ses pochettes de disque.

Le cousinage entre le 7e et le 9e art est parfait : hommage au cinéma d’Audiard, avec ses personnages formidablement typés et son script qui, comme dans les meilleurs scénarios de René Goscinny, tient sur un court « pitch », le film est fait pour faire plaisir : au réalisateur, aux comédiens et au public qui rit de bon cœur. Qui s’en plaindra ?

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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Photos du film : Eric Travers © 2017 - RADAR FILMS - ÉGERIE PRODUCTIONS - GAUMONT - FRANCE 3 CINÉMA - DARGAUD MEDIA
Les bandes dessinées sont publiées aux Editions Dargaud

 
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1 Message :
  • Adaptation fidèle et réussie, mais on n’y retrouve que l’intrigue principale des premiers albums dans ce film d’une heure trente. Cela donne envie de relire la série pour retrouver les séquences oubliées et celles inédites ! Pierre Richard était le choix parfait pour Pierrot, Eddy a un physique assez éloigné d’Emile, mais son look de vieux beau revenu de tout et de loin s’impose.
    En regardant le public présent, j’ai été étonné de voir l’important pourcentage de seniors (entre 65 et 80 ans), j’espère que les tranches d’âge plus jeunes tenteront leur chance.

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