Beau-Ténébreux

14 septembre 2001 0 commentaire
  • Avec " Masquerouge", devenu "Les sept vies de l'Epervier", Cothias et Juillard ont renouvelé, durant les années 80, le roman de cape et d'épée. Cette dramatique et haletante saga s'était terminée dans le sang, avec l'héroïne, Ariane de Troïl laissée pour morte. Rescapée, profondément marquée, jusqu'à la folie, par les horreurs qu'elle a vécues, elle est partie aux Amériques où nous la retrouvons chez les Indiens. Déclenchant autour d'elle drames et passions.

Révélée par "Les 7 vies de l’Epervier", extraordinaire saga historique se déroulant dans la première moitié du XVIIe siècle, Ariane de Troil poursuit ses aventures dans "Plume aux vents", deuxième époque de ses aventures.

Laissée pour morte par son père, Ariane revient à la vie. A demi folle, elle échappe de justesse à la vengeance de Monsieur, le frère du roi. Après avoir retrouvé ses esprits, elle s’embarque pour les Amériques dans l’espoir de retrouver son père. Mais avant de le revoir, Ariane devra affronter les périls du Nouveau Monde.

"Beau-Ténébreux", troisième épisode de "Plume aux vents", est un formidable roman d’aventures mené tambour battant par le merveilleux créateur d’univers qu’est Patrick Cothias. "Beau-Ténébreux" est aussi, grâce au crayon délicat et précis d’André Juillard, un témoignage fidèle et remarquablement documenté de ce que fut la vie des tribus indiennes et des premiers Français qui les rencontrèrent.

Voici plus de vingt ans qu’André Juillard et Patrick Cothias, princes de l’imaginaire et de l’illustration historiques, entraînent le lecteur dans un tourbillon d’émotions qui rebondissent sur les miroirs de l’Histoire.

Avant-hier dans l’Auvergne d’Henri IV, hier dans le Paris de Louis XIII, aujourd’hui dans le Québec de Champlain.

(par Patrick Albray)

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La totalité de la saga des "Sept vies" et de "Plume aux vents" fait partie des quelques immenses chefs-d’oeuvre de la bande dessinée qu’il faut absolument avoir lus. Le réalisme des situations, avec la verdeur et la cruauté souvent insoutenable de l’époque, l’élégance et la perfection du dessin de Juillard, la densité dramatique des scénarios de Cothias, et le fond historique précis de manière obsessionnelle, contribuent à l’incontestable réussite de cette série hors du commun. Il faut parfois l’estomac bien accroché pour encaisser certainesscènes particulièrement dures, mais on reste subjugué par l’excellence de ce très beau livre. Il est complété d’un cahier de huit pages de croquis inédits.

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