Britten et associé - Par Hannah Berry - Casterman

22 juin 2009 1 commentaire
  • Nouvelle venue originaire de Brighton en Grande-Bretagne, Hannah Berry signe un premier album impressionnant, avant tout par son texte, son ambiance et ses cadrages. Du polar qui sait s'affranchir de son attrait pour un certain classicisme.

Avec un nom pareil, on s’attend déjà à un destin original. Notre privé s’appelle en effet Fernandez Britten. On se sait pas trop d’où il vient, mais il semble hors de cette Angleterre des années 1940 dans laquelle il se débat péniblement pour faire vivre son affaire de filatures en tous genres. Au programme : adultères et conséquences. Pas de quoi reprendre foi en l’humanité. Parce qu’en plus, notre Britten n’a pas le moral.

Sa nouvelle cliente, Charlotte Maughton, veut savoir comment est mort son fiancé. Pour la police, il s’agit d’un suicide, mais la demoiselle en doute. Le temps de mettre son chapeau, et Fernandez part en quête d’indices...

Cadrages, teintes délavées, atmosphère feutrée so british : cet album de Hannah Berry possède une originalité notable. Si l’intrigue peine parfois à passionner le lecteur, les mots d’auteur ne manquent pas, en particulier dans des narratifs qui relèvent de la voix off : « Les minutes suintaient goutte à goutte, sans que je puisse les compter », ou encore « ...un No Man’s Land poisseux d’immobilité, pris entre veille et sommeil. »

En concentrant son propos (l’album atteint les 100 pages), nul ne doute que Berry atteindra vite un statut de grande de la BD et ce, dans toute l’Europe.

(par David TAUGIS)

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1 Message :
  • Britten et associé - Par Hannah Berry - Casterman
    2 juillet 2009 20:32, par Patrice

    Je tiens à souligner un problème que j’ai eu avec le texte français de cet album... que ce soit page 8, "cette foi..." sans "s" ; le dialogue page 9 me laisse également perplexe : -"vous m’avez contacté" -"oui, je sais." (peut-être une touche d’humour à laquelle je n’ai pas été sensible) ; quant à la réplique "ne fais pas le lubrique" pour "don’t be lecherous", ça me gâche le plaisir. Au delà même de la syntaxe, je trouve ça lourd dans la formulation. Mais je dois être un vieux grincheux car les réserves émises sur les textes et les traductions ne sont en général pas fréquentes sur les sites de critiques (je ne vise pas particulièrement votre site pour lequel j’ai beaucoup d’intérêt).
    En remerciant toute personne qui pourra me contredire ou m’encourager à reprendre cette lecture.

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