Retour sur l’exposition Yves Chaland - "Rêves et cauchemars"

23 août 2017 0 commentaire

Il reste quelques jours à peine pour profiter de l’exposition "Rêves et cauchemars", consacrée à Yves Chaland à Lamontjoie, dans le Lot-et-Garonne. Celle-ci, débutée le 8 juillet dernier, se terminera en effet le 27 août. Sise à l’espace culturel du village et ouverte gratuitement du jeudi au dimanche de 15 h à 19 h, cette exposition, petite mais soignée, permet d’admirer des reproductions en grand format et des originaux d’un des maîtres de ce qu’il est convenu d’appeler la "ligne claire".

Le monde onirique de Chaland sert de fil conducteur. Les rêves et cauchemars sont récurrents dans l’œuvre du dessinateur. L’exposition le montre bien, tout en mettant en valeur son trait dynamique, son art de l’encrage, sa subtilité narrative et son humour parfois teinté de noirceur.

La plus grande partie de l’exposition est donnée à des reproductions en grand format de dessins tirés d’un portfolio justement intitulé "Cauchemars". Édité par L’Atelier en septembre 1986, il rassemble six sérigraphies représentant des cauchemars du Jeune Albert (de six passages couleurs sur un papier Vélin d’Arches 270 grammes), auxquelles il faut ajouter une planche titre et une planche signée servant de justificatif de tirage (en noir sur un papier offset gris 250 grammes).

Tiré à 850 exemplaires et donc dorénavant difficile à trouver, ce portfolio, dont chaque dessin raconte une histoire, montre à quel point Yves Chaland maîtrisait aussi bien le noir et blanc que la couleur, la narration que la composition. Le format original de 25,5 x 25,5 cm est ici agrandi, ce qui permet de se plonger dans chacun des cauchemars et d’en savourer le moindre détail.

Retour sur l'exposition Yves Chaland - "Rêves et cauchemars"

Outre quelques sérigraphies, l’exposition met en avant des planches originales destinées en particulier aux histoires de Freddy Lombard et du Jeune Albert. L’occasion de noter que le rêve est chez Yves Chaland un ressort narratif à part entière, comme chez Hergé dans Le Temple du soleil ou Tintin au Tibet. C’est ainsi le cas dans La Comète de Carthage ou dans Vacances à Budapest. Quant au Jeune Albert, ses nuits semblent au moins aussi mouvementées que ses jours, notamment dans le récit daté de 1985 et nommé La Vengeance (dont les planches 2, 3, 4 et 7 sont présentées ci-dessous).

Enfin, des dessins isolés rappellent que les frontières entre rêve, cauchemar et réalité sont souvent ténues. Une exposition qui forme donc un joli préambule aux Rencontres de Nérac, à venir dans quelques semaines.

FH

A lire également sur ActuaBD :

Dessins : © Yves Chaland. Photographies : Frédéric Hojlo.

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?