Flash version Geoff Johns chez Urban Comics

15 avril 2017 1 commentaire
  • Retour en 2000 avec ces aventures de Flash sous la plume d'un Geoff Johns débutant mais sachant déjà accrocher le lecteur et réinvestir avec malice l'héritage de son héros. Une lecture incontournable pour tous les amateurs du bolide écarlate !

Il y a deux vedettes en quelque sorte dans ce premier tome du run -période sous la tutelle d’un auteur- de Geoff Johns sur The Flash : le créateur et la créature. D’un côté il s’agit du premier travail en solo et d’envergure du futur timonier de DC Comics, tandis que de l’autre, pour Wally West, héritier de Barry Allen, c’est l’occasion d’un nouveau départ.

En 1997, alors qu’il travaille comme assistant de Richard Donner, Geoff Johns a l’occasion de rencontrer des membres de DC. Fan de Comics depuis son enfance, Johns se voit proposer de soumettre des idées, et un an plus tard, il revient avec Stars and S.T.R.I.P.E. , un titre qui met au cœur de son récit le passage de flambeau entre figure iconique et héritier.

Publié de 1999 à 2000, cette série permet à Johns de rencontrer David Goyer et James Robinson, qui lui proposent de les rejoindre pour co-écrire JSA. La même année, Johns se voit confier The Flash, dont il va être question ici, et qui marque les débuts de son long parcours au sein de DC Comics.

Flash version Geoff Johns chez Urban Comics
Flash en mauvaise posture !
© DC Comics / Urban Comics

Du côté du personnage, Wally West a débuté sa carrière en 1959 en tant qu’acolyte de Flash, qui était alors Barry Allen. Neveu de ce dernier, Wally acquit ses pouvoirs de façon similaire (une explosion dans un labo). Il officiera alors en tant que Kid Flash, que ce soit auprès de son mentor, dans des aventures solos ou bien avec les Teen Titans dont il est l’un des membres fondateurs.

En 1986, suite au maxi-évènement Crisis on Infinite Earths, Barry Allen se sacrifie pour sauver l’univers. Wally endosse alors le costume de son mentor et devient le nouveau Flash. Ses aventures et sa caractérisation se trouvent alors marquées par le poids de son héritage et le « jeune » Wally West mène une vie relativement dissolue et instable à ses débuts.

En 2000, lorsque Johns prend en main le personnage, une certaine stabilité a déjà été retrouvée. Wally est marié à sa bien aimée, Linda Park, journaliste à la télévision, et son identité réelle est connue de tous. Il officie ainsi comme une sorte de super-héros accrédité, ne possédant pas d’activité professionnelle autre que celle de « Flash ».

Ce premier tome [1] propose treize épisodes et les deux premiers arcs narratifs du run de Johns ainsi que le début du troisième. Le premier épisode débute brutalement avec un Flash qui se fait tabasser par des flics de sa ville devenus bien violents !

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Alliance de circonstances de Flash avec deux de ses plus vieux ennemis
© DC Comics / Urban Comics

Johns connaît ses classiques et débute par une longue aventure qui revisite des thèmes et des personnages bien connus des amateurs du bolide. Ainsi il sera question d’univers parallèle et d’alliance avec deux des Lascars, à savoir Captain Cold et le Maître des Miroirs, deux des vilains les plus populaires de Flash, et cela afin de traverser une série d’épreuves qui sentent bon la folie.

Fort réussi à tous les points de vue, hormis peut-être pour son graphisme aux têtes un peu trop « folles » et carrées » des personnages, cette première histoire frappe fort, avec un rythme effréné et un fil d’intrigue mystérieux qui tient parfaitement en haleine, tout en jouant avec habileté de l’héritage de notre héros.

La seconde histoire nous entraîne dans un récit plus standard, avec une série de meurtres et une secte sanglante, mais les propositions de personnages qui l’animent se révèlent intéressantes pour creuser et appréhender « Wally West ».

On y reconnaîtra également le goût de Johns pour la violence et le sang : la secte en question laissant une traînée de cadavres avec un goût pour les attaques aux poignards dont même Flash fera les frais. La dernière histoire ramène de nouveau un ennemi bien connu de l’univers de Flash, avec encore une fois le thème de la filiation et de la responsabilité au cœur de l’intrigue.

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Le bolide écarlate en action
© DC Comics / Urban Comics

L’ensemble s’avère très plaisant et même davantage, Johns a souvent l’art de trouver la bonne idée pour revisiter les mythes et ce « Flash » qui est en quelque sorte une œuvre de « jeunesse » s’avère un parfait exemple.

C’est dense, avec quelques bonnes surprises de situations, et peuplés de personnages forts divers, des policiers des cités aux différents vilains, dont l’amour de Johns pour Captain Cold et le Maître des Miroirs transparaît facilement, leur offrant des dialogues et des situations qui les mettent en valeur de belle façon.

Un album classique dans le bon sens du terme, grâce à un jeune auteur inspiré et un super-héros au top de sa forme, qui fait face à des menaces qui tirent parti avec intelligence de sa caractérisation et de son héritage.

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Début d’une nouvelle vie pour Wally et Linda
© DC Comics / Urban Comics

(par Guillaume Boutet)

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Geoff Johns Présente Flash T1. Scénario : Geoff Johns. Dessin : Angel Unzueta & Scott Kolins. Traduction Stéphane Le Troëdec, Edmond Tourriol & Jérémy Manesse . Urban Comics, collection "DC Signatures". Sortie le 13 janvier 2017. 320 pages. 28,00 euros.

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[1Les épisodes contenus dans Geoff Johns Présente Flash T1 : Sang à l’heure sont :
- The Flash #164-176 (juillet 2000 à juillet 2001).

 
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