Ni Terre ni Mer T. 2 - Par Olivier Megaton, Nicola Genzianella et Sylvain Ricard - Dupuis

17 mai 2018 0 commentaire
  • Réalisateur, scénariste, entraperçu dans le Valerian de Luc Besson, Olivier Megaton clôt sa bande dessinée "Ni Terre ni Mer", diptyque au rythme effréné.

Le premier tome de Ni Terre ni Mer était une agréable surprise : Slasher qui taisait presque son nom, ce récit mettait en scène une bande d’amis se retrouvant mêlée à des événements faisant ressurgir un passé tu. En refermant l’album, nous voulions en savoir d’avantage. Le deuxième tome est là pour éclaircir des zones d’ombre et clôturer ce qui s’apparente pour les protagonistes à un cauchemar éveillé.

Ce dernier épisode suit les mêmes paramètres que le précédent : un épisode extrêmement efficace à la narration maîtrisée et au rythme mené tambour battant. Du suspense, Ni Terre ni Mer en regorge. Nous pourrions rechigner en considérenat qu’il y en a un chouïa trop, mais ce serait tout de même ne pas rendre hommage à une histoire taillée dans le vif.

Ni Terre ni Mer T. 2 - Par Olivier Megaton, Nicola Genzianella et Sylvain Ricard - Dupuis

Cependant, nous pouvons regretter le peu de consistance accordé aux divers protagonistes qui suivent une ligne de conduite sans en dévier (sur ce point, l’écriture d’Alex se révèle bien décevante). Chaque personnage est un stéréotype et le reste jusqu’au bout. Avec un peu de cynisme, nous pourrions y voir un hommage aux slashers d’autrefois... Les personnages restent sur le carreau et ne portent pas l’histoire qui se conclut alors avec une certaine indifférence.

Cela n’empêche ce deuxième tome d’être une lecture plaisante, qui sent à plein nez sa référence au cinéma de genre et au jeu vidéo (notamment Until Dawn) et nous ne serions pas surpris de voir une adaptation en être tirée...

À noter le dessin efficace de Nicola Genzinella et les couleurs de Sébastien Gérard qui viennent appuyer du rythme, de la lisibilité et de la cohérence de l’album.

(par Clément DUVAL)

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