Power Man et Iron Fist T2 et T3 – par D. Walker, S. Greene, Flaviano & S. Hepburn – Panini Comics

6 octobre 2018 0 commentaire
  • Power Man et Iron Fist se retrouvent enfin après des années d'aventures solos. David Walker et Sandford Greene s'emparent avec plaisir de ces héros des rues qui affrontent des sujets sérieux mais sur un ton léger et fun.

Les héros à louer sont de retours.
Les deux personnages, ont bourlingué. Ils ont pris de la bouteille grâce notamment à des auteurs qui ont largement étoffé leurs histoires.
Aujourd’hui, Iron Fist et Power Man ont clairement changé de catégorie dans le catalogue Marvel. De héros de 3ème zone dans les années 70, ciblant des nouvelles niches de lecteurs (les afro américains et les fans de Bruce Lee) ils sont passés parmi les plus célèbres aujourd’hui. Chacun bénéficie de son show télévisé sur Netflix et a connu des succès en librairie.
Luke Cage est aujourd’hui l’un des Avengers les plus apprécié et respecté quant à Danny Rand, alias Iron Fist, il a acquis une belle épaisseur suite au travail de Ed Brubaker et de Matt Fraction qui ont développé en profondeur la mythologie du personnage (the immortal Iron Fist).

Power Man et Iron Fist T2 et T3 – par D. Walker, S. Greene, Flaviano & S. Hepburn – Panini Comics
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Leur look a considérablement évolué également et participé à leur nouvelle crédibilité. Luke Cage a troqué le diadème et la ceinture en chaîne pour un look street wear bien plus sobre et sérieux. Quant à Iron Fist, l’élégance des traits de David Aja l’a fait rentré dans le 21e siècle en lui redessinant notamment un costume qui ne soit pas doté d’un décolleté jusqu’au nombril.

Ils reviennent donc à leurs premiers amours, à savoir s’associer pour défendre les anonymes de Harlem et lutter contre la violence des rues.
Ici, ils sont appelés à l’aide pour défendre d’anciens hors la loi, aujourd’hui reconvertis mais persécutés et emprisonnés à tort. Cette injustice sociale, qui ne touche que des noirs, résonne étroitement avec les actualités américaines. L’affaire les amène à poursuivre un méchant très occupé, qui trafique les dossiers d’anciens détenus, tout en livrant une nouvelle drogue démoniaque et organisant une petite guerre des gangs des familles.

Fatalement, dans ce genre de comics le réalisme se fait grignoter petit à petit par une large part de fantastique comme une guerre de super héros ou de la magie noire qui finit par prendre le devant de la scène et éloigner nos héros comme leurs auteurs de la motivation originelle, à savoir se recentrer sur la rue et des gens ordinaires protégés par d’autres extraordinaires.

(par Mathieu Drouot)

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