Quand l’irréductible Ségolène fustigeait les mangas...

19 avril 2007 51 commentaires
  • S’il y a bien une chose qui ne passe pas auprès des Japonais, ce sont les propos tenus par Ségolène Royal à propos de l’animation japonaise dans son livre sur la télévision paru en 1989, « Le ras-le-bol des bébés zappeurs ». Une vieille affaire, nous direz-vous. Pas si sûr.

Lors du récent Forum de Monaco, Laurent Duvault, cadre du groupe Dargaud-Lombard, nous racontait que les éditeurs de mangas japonais qu’il avait rencontrés récemment à Tôkyô redoutaient l’élection de Ségolène Royal à la présidence de la République. Ils pensent qu’elle pourrait mettre un coup d’arrêt à l’expansion des mangas en France. Cela n’a pas manqué de nous étonner et nous avons fait notre petite enquête.

Quand l'irréductible Ségolène fustigeait les mangas...
En 1989, Ségolène Royal avait écrit un brûlot contre les dessins animés japonais

La première raison de cette prévention sont les propos tenus par la députée des Deux-Sèvres dans un essai qu’elle a écrit en 1989 aux éditions Robert Laffont, « Le ras-le-bol des bébés zappeurs ». Ils ciblent particulièrement les émissions de Dorothée sur TF1, alors grande pourvoyeuse de dessins animés japonais. Ainsi écrit-elle, page 37 : « […] Il y avait dans la télévision d’ « avant » des règles simples. Il y avait les gentils et les méchants. Et, en général, le gentil, le héros, tuait moins que les autres. Il gagnait aussi parce qu’il était le plus malin. Et puis il s’occupait de la veuve et de l’orphelin, ou de l’animal blessé. Dans les dessins animés et les séries japonaises (du moins ceux que l’on voit sur les chaînes commerciales françaises), ou dans certaines séries américaines, tout le monde se tape dessus. Les bons, les méchants et même ceux qui ne sont rien, les figurants de la mort. Le raffinement et la diversité dans les façons de tuer (explosions, lasers, commande à distance, électrocutions, animaux télécommandés, gadgets divers...) se sont accompagnés d’un appauvrissement des caractères, d’une uniformisation des héros, dont la seule personnalité se réduit à la quantité de cadavres alignés, ou à la couleur de la panoplie du parfait petit combattant de l’espace. »

Pour la députée, les séries de dessins animés japonais ne sont que « coups, meurtres, têtes arrachées, corps électrocutés, masques répugnants, bêtes horribles, démons rugissants. La peur, la violence, le bruit. Avec une animation minimale. Des scénarios réduits à leur plus simple expression. » Même si elle admet qu’il y a quelques « bonnes séries » comme Tom Sawyer ou Conan, la charge est violente, les séries japonaises étant le plus souvent considérées comme « nulles ». Dorothée se vengea en montrant dans l’une de ses émissions le contenu d’une poubelle dans laquelle l’ouvrage de la députée des Deux-Sèvres figurait en bonne place…

Les mangas ignorés, sinon méprisés

Cette anecdote est caractéristique de cette époque, aussi. Rappelons-nous, qu’alors, l’animation japonaise était méprisée, principalement en raison d’une fabrication qui utilisait la « semi-animation » au lieu d’une animation à 24 images par seconde, telle qu’elle était conçue dans les studios Disney [1]. Aujourd’hui, à la télévision, la "full animation" à l’ancienne apparaît plutôt comme une incongruité.
Il est clair aussi que TF1 incarnait, pour l’élue PS, la droite bétonnée dans le PAF. Elle surfait également sur le vieux discours corporatiste de la production française.
Même culturellement, les manganimes étaient déconsidérés. Guy Bedos utilisait alors le vocable de « gueules de rats » pour évoquer Goldorak. Quant aux mangas eux-mêmes, rappelons qu’ils ne figuraient dans aucune référence savante en France. Les adaptations en BD d’Albator publiées chez Dargaud étaient dessinées par… des dessinateurs européens ! Le Japon de la bande dessinée était un continent ignoré, blanc sur la carte, comme l’illustre bien l’anecdote de la visite d’Osamu Tezuka à Angoulême en 1982.
La gauche qui venait d’arriver au pouvoir trouvait là un cheval de bataille pour attaquer TF1, la première chaîne française privatisée. Depuis, les mangas ont pris la place que l’on sait et on serait étonné que la candidate socialiste et son entourage n’aient pas pris la mesure de cette évolution sociologique.

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Madame Ségolène Royal et Madame Fukushima Mizuho
Photo DR - (c) Asahi

Hélas pour Ségolène, une récente revue de presse de l’Ambassade de France a Tôkyô a remis cette vieille histoire d’actualité. Dans une synthèse de la presse datée de fin décembre 2006, une note mentionne la rencontre entre la présidente du Parti Social-démocrate japonais, Madame Fukushima Mizuho et la candidate. Les quotidiens japonais Shimbun et Sankei, dit-elle, relatent les propos échangés par Mme Royal et son homologue japonaise lors de cette rencontre. L’interrogeant sur les conditions de la femme au Japon, Ségolène Royal demanda à madame Fukushima si ce problème ne pouvait pas provenir « des mangas ». On suppose que Madame Fukushima a du la rassurer sur ce point, lui expliquer que les mangas sont un continent tellement énorme que tous les genres coexistent, mais l’Asahi n’a pas manqué de rappeler, en rapportant l’anecdote, que, par le passé, la présidente de Poitou-Charentes avait violemment critiqué les dessins animés et les mangas japonais «  dans lesquels des femmes sont torturées  ». Une information qui a fait, depuis, le tour des sites spécialisés en culture nippone, opportunément mise en avant par les détracteurs de la candidate socialiste à la faveur de la campagne électorale. Notons qu’elle est la seule à prendre en compte le phénomène. Les autres candidats, quant à eux, ignorent purement et simplement la bande dessinée.

A voir en ligne :
- Une analyse du livre de Madame Royal par un amateur de mangas.
- La revue de presse de l’Ambassade de France
- Quelques vidéos d’époque avec des interviews de Madame Royal et de Dorothée.

En médaillon : Ségolène Royal à Angoulême en janvier 2006. Photo : D. Pasamonik.

[1Mon ami le sociologue et historien Marco Pelliteri me précise que, même si les films étaient à 24 images/seconde, le principe de Disney était de ne poser cependant que 12 intervalles soit un dessin toutes les deux frames suivant une technique joliment intitulée “le pas de deux”. Les animations japonaises de cette époque étaient bien plus pauvres, évidemment.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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  51 Messages : Participez à la discussion
  • ActuaBD politisé ?
    19 avril 2007 09:40

    Pas mal à quelques jours de la grande date, bien joué !

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    • Répondu par Gaw le 19 avril 2007 à  11:01 :

      Est-ce que le fait que Ségolène aime ou non les mangas est essentiel au débat politique ? Est-ce sur ce point qu’on va juger de la capacité d’un président de la République à gérer les affaires du pays ? Ce débat est totalement ridicule ! Si les autres candidats ne s’intéressent pas à la question, c’est bien pour une simple et bonne raison : on s’en moque totalement ! Etant lecteur de manga depuis des années, je trouve ce débat absolument puérile. Je ne vais pas voter pour un "otaku" complètement incompétent ou à l’opposé de mes convictions parce qu’il est pro-manga ou pro-animation japonaise.

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      • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  11:18 :

        Ah, mais le débat, il vous appartient. En ce qui nous concerne, en revanche, nous pensons qu’il est intéressant de connaître la position des candidats par rapport à la bande dessinée, comme il est intéressant de savoir quelle est leur position sur tout autre problème de société ou toute autre question culturelle.

        Le candidat soutiendra-t-il la BD, notamment ses institutions comme le CNBDI, le Musée de la BD à Angoulême, ou les festivals ? Le statut fiscal des dessinateurs en tant qu’auteurs sera-t-il enfin reconnu ? Prendra-t-il ou non des mesures d’exception culturelle pour notre bande dessinée, comme le préconisait Moebius ?

        Si ces questions ne sont pas essentielles, elles sont néanmoins importantes à nos yeux.

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        • Répondu par capucine le 19 avril 2007 à  12:03 :

          je n’ai pas vraiment l’impression de voir matière à débat là-dedans. Même si il y a un fond autre, ma premiere lecture de cette article est "attention, ne votez pas Ségolene Royal, elle veut stopper l’avancée du manga en France". Ou alors si c’est effectivement le lancement d’un débat, il est ultra orienté !

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          • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  12:42 :

            Ce qui oriente notre intérêt, c’est l’actualité. Relisez bien notre article : nous ne disons pas : "ne votez pas pour Ségolène" ; nous ne le laissons même pas supposer. Ce serait de la mauvaise foi que de prétendre le contraire.

            Le fait est que c’est la seule qui a eu récemment une position publique sur la bande dessinée à propos d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois.

            Croyez-vous les électeurs aussi puérils ? Ils sont capables, nous en sommes sûrs, d’appréhender cette affaire avec la subtilité nécessaire.

            Et puis, souffrez que nous jetions sur cette affaire un regard... extérieur. ActuaBD, comme le rédacteur de cet article, sont belges. Ils ne sont donc pas partie prenante à cette élection.

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            • Répondu par langlois le 19 avril 2007 à  14:01 :

              ...Et Sarko, lui, s’est moqué du sumo si cher au Président actuel (pour quelques petites semaines) ! Décidément les Japonais n’ont pas de chance avec les deux favoris présumés.
              Même si je doute fort que le scrutin soit influencé par ces sujets ou par les réticences nipponnes à l’égard de tel ou telle, je trouve moi aussi cette chronique corporatiste et quelque peu partisane. Ne vaudrait-il pas mieux, si ActuaBD, comme son nom le suggère, entend conjuguer actualité et BD, que le fin spécialiste de Goscinny qu’est Pasamonik consacre un écho à l’amusant pastiche "Le petit Nicolas, Ségolène et les copains" récemment paru au Rocher ?

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              • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  14:14 :

                Allons bon, voici que l’ami Langlois me trouve corporatiste et qu’il s’enquiert aussitôt de nous expliquer à quoi il veut qu’ActuaBD ressemble...

                Je ferai volontiers l’analyse du bouquin dont vous faites la publicité quand, de votre côté, le fin analyste d’Hergé que vous êtes fera le commentaire sur la raison pour laquelle, dans le dernier numéro de Marianne, François Bayrou est croqué... en Tintin, et peut-être aussi l’analyse du livre Maxime Benoit-Janin consacré à votre auteur favori.

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                • Répondu par Sébastien Prévost le 19 avril 2007 à  15:03 :

                  En ce qui me concerne, je trouve l’article objectif, sa présence dans actuabd des plus pertinentes, et je suis heureux qu’actuabd ne s’amuse pas à censurer une info (ou un article) sous prétexte d’une ligne éditoriale "bien pensante" que certains détracteurs anonymes voudraient lui voir adopter à l’approche des élections.

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                • Répondu par Xav Kord le 19 avril 2007 à  15:06 :

                  Une question au passage : on n’a pas le droit de penser que Goldorak, Olive et Tom, Ulysse31 and Co, c’est de la daube ?
                  J’ignore si tous les "machins" que je viens de citer sont japonais, français ou togolais, je ne sais même pas si on peut les nommer mangas, mais je peux vous dire que je les range tous dans le même tiroir, celui où on fait du vide dans les têtes pour laisser de la place à Coca-Cola, pour reprendre une citation célèbre d’un ponte de TF1...
                  Cette chaîne, à l’instar de son "Club Dorothée" n’a jamais prétendu fournir du produit culturel de premier choix à nos petites têtes blondes (et aux autres, d’ailleurs !)...
                  Qu’un responsable politique s’émeuve de la médiocrité de telles productions me paraît sain (Je doute d’ailleurs que Mme Royal ait généralisé à l’ensemble des mangas) ; que les éditeurs visés, dont le métier est avant tout de dégager du bénéfice, soit inquiets me paraît logique...

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                  • Répondu par Ranx le 19 avril 2007 à  16:10 :

                    Cet article ne dit pas de voter Machin ou Truc, il met juste en relief une remarque sur la perception des mangas par Segolène Royal. Il a d’ailleurs l’intelligence de citer aussi les autres candidats qui se contrefoutent de la bédé (ou de l’animation car il semble que c’est plus de cela qu’elle parle).

                    Je pense -et donc je suis- assez grand pour aller voter selon mes convictions, non selon ce que cet article m’indique. Il est fait pour m’informer. Et il atteint son but.

                    Maintenant, que Ségolène R. trouve que les mangas c’est pas beau et que ça tue beaucoup, je lui conseille de prendre deux doses de "24H" ou de "Lost" (dans les deux cas, la torture, ça assure) et trois pavés de Taniguchi avec un rien de Yazawa. Je lui conseille aussi Death Note et 20th Century Boys avec un soupçon de Spirit of The Sun, et on reparlera alors scénario....

                    Non mais oh, les gars, faut être un peu débile pour se dire qu’à trois jours du scrutin, cet article va changer votre façon de penser. Vous refusez aussi de parler à vos voisins, vos proches, vos amis ou votre chien de peur qu’ils vous donnent envie de voter Bayrou ?

                    Vive l’information et tant pis si elle est désagréable

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        • Répondu par Raymond Lhuile le 19 avril 2007 à  16:02 :

          Le problème, M. Pasamonik, est plus large : il témoigne de la méconnaissance importante de la bande dessinée par le personnel politique dans son quasi ensemble. Votre article n’aurait pas soulevé ces réactions (soupçons concernant votre impartialité) si vous aviez été chercher ce genre de déclarations "rapides" ou "bêtes" chez d’autres candidats : il en existe sûrement. Je ne suis pas sûr que N. S. connaisse autre chose que Largo Winch ou XIII et Titeuf...
          Revenez par exemple aux déclarations de R D. de Vabre, lequel semblait penser lors de la remise d’une médaille... que Guy Delcourt était un auteur.
          Tout cela relève encore et encore du mépris dans lequel est tenue la bande dessinée, perçue comme "bédé" cool et sans importance autre que de divertissement.
          Ce n’est pas en soutenant des albums commerciaux, vulgaires, sans intérêt ni lendemain comme actua bd le fait trop souvent (mais elle parle aussi d’autres albums, soyons honnête), que vous contribuerez à changer le regard des dirigeants du pays.
          La lutte pour la reconnaissance de la bande dessinée passe par une certaine exigence, ne croyez-vous pas ?

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          • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  16:57 :

            Votre article n’aurait pas soulevé ces réactions (soupçons concernant votre impartialité) si vous aviez été chercher ce genre de déclarations "rapides" ou "bêtes" chez d’autres candidats : il en existe sûrement.

            Je vous mets au défi d’en trouver.

            Je ne suis pas sûr que N. S. connaisse autre chose que Largo Winch ou XIII et Titeuf... Revenez par exemple aux déclarations de R D. de Vabre, lequel semblait penser lors de la remise d’une médaille... que Guy Delcourt était un auteur. Tout cela relève encore et encore du mépris dans lequel est tenue la bande dessinée, perçue comme "bédé" cool et sans importance autre que de divertissement.

            Vous avez mal lu. Il ne dit cela nulle part. Il avoue juste mal connaître sa production, ce qui est plutôt honnête de sa part. Et il se trouve des raisons pour s’en expliquer sur le mode de l’excuse. On a vu pire comme mépris.

            Ce n’est pas en soutenant des albums commerciaux, vulgaires, sans intérêt ni lendemain comme actua bd le fait trop souvent (mais elle parle aussi d’autres albums, soyons honnête), que vous contribuerez à changer le regard des dirigeants du pays.

            Les dirigeants de ce pays sont comme nos lecteurs, des Monsieur et Madame tout le monde. Ce n’est pas en les méprisant, comme VOUS le faites, que vous les amènerez à lire des BD, comment dites-vous ?, "intelligentes". Nous n’avons pas l’ambition de changer le regard de quiconque. Nos lecteurs sont libres de nous lire ou non, et la toile et assez grande pour qu’ils trouvent leur content.

            La lutte pour la reconnaissance de la bande dessinée passe par une certaine exigence, ne croyez-vous pas ?

            A commencer l’exigence de ne se plier à aucun dogme. Car vous ne vous contentez pas de mal lire (voir votre interprétation des propos de M. Donnedieu de Vabres), vous avez fait allégence à une "certaine bande dessinée". Par facilité, parce qu’il est plus rassurant d’être le spécialiste d’un cénacle qui publie 50 bouquins par an. Notre site s’intéresse, dans les limites de ce genre d’exercice, à toutes les bandes dessinées. Nous refusons à nos idées qu’elles sentent le renfermé.

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        • Répondu le 19 avril 2007 à  16:13 :

          Rien de tous ces débats ici. Vous fustigez Royal uniquement parce-qu’elle n’aimait pas les mangas il y a 20 ans ! On croit rêver ! Si vous aviez voulu faire le point sur la BD en général, vous auriez commencé il y a quelques mois, en prenant le temps d’interrogert TOUS les candidats au lieu de ressortir des vieilles poubelles. C’est une question d’honnêteté intellectuelle. Les journalistes politiques sont tenus de la respecter.

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          • Répondu le 19 avril 2007 à  17:11 :

            Je relis votre réponse et j’avoue, elle me fait peur :
            "Cependant,au-delà de toutes considérations poltiques,on ne peut pas nier que le manga pour une bonne partie de ses auteurs fait référence à la violence et souvent d’une manière très explicite,dont il faut très certainement trouver l’origine au travers des multiples conflits qui ont jalonné l’histoire du peuple japonais (en tant qu’acteur ou victime)" :

            La France n’a t’elle jamais connu de conflits (pas d’Occupation, ni de guerre d’Algérie, d’Indochine ou autre). Est ce grâce à ça que l’on peut faire des films comme TAXI ? Les récits n’ont jamais été aussi doux que durant les périodes de conflits justement. C’est sûr qu’un Buck Danny ou un Franquin ne donne pas envie de brûler la maison de son voisin. Elle permet même de faire oublier un instant la réalité du monde et de croire un instant, que les gens sont gentils.

            "Mais,une fois ce constat établi, on doit reconnaître que ces images (statiques dans la bd ou animées au cinéma et dans les jeux vidéo)ont obligatoirement un impact sur la jeunesse et peuvent chez des esprits fragiles les inciter à reproduire des actes à caractère violent. (Cf.les nombreuses victimes du jeune étudiant sud-coréen aux Etats-Unis en sont hélas l’illustration la plus frappante !)"

            JE ne sais pas si cet américain a joué à GTA avant d’aller tirer sur le campus mais

            A) Il souffrait de troubles mentaux (il aurait lu tout Tintin que ça n’aurait rien changé )

            B) Il a eu des armes facilement (un manga, même violent, ne tue pas car ce n’est que du papier)

            Personnellement, j’ai vu Dragon Ball et sa suite étant jeune et.... tout va bien merci (quoique l’envie d’exploser la tronche des gens contre des montagnes en leur retirant les yeux d’une main me démange parfois... le mieux est encore de regarder un bon Chuck Norris ou Bronson des familles et ça va mieux...)

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            • Répondu par LO le 19 avril 2007 à  18:28 :

              Ah, voilà du débat gaulois digne d’une bagarre de poissons. Et après ça quand est-ce qu’on mange ?

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              • Répondu par Fred Boot le 20 avril 2007 à  01:57 :

                Proposons à Madame Royale un peu de lecture si elle s’interesse vraiment aux problèmes des femmes nippones, car il semble que c’est un peu le sujet, non ? Ne lui offrons ni un manga ni un livre sur les mangas/animes, mais juste une étude : "Japonaises, la révolution douce" d’Anne Garrigue. Gageons qu’elle en aura fini après avec les images d’Epinale et qu’elle comprendra que tout ne tient pas à quelques bds violentes, loin de là.

                Soyons citoyens : offrons la possibilité à nos candidats de s’informer ! :)

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  • Rien n’aura été épargné à Ségolène. Voilà maintenant que les sites de BD s’y mettent à 3 jours des élections. C’est d’une élégance fine. Tout ça devient tellement gros que c’est l’effet inverse qui se produira. Pourquoi donc actua bd se mêle-t-il de politique à 3 jours des élections, ça décrédibilise votre site un max !

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  12:25 :

      Vous êtes mal renseigné. Nous n’avons pas attendu ces élections pour parler de politique.

      Je vous renvoie à nos articles

      - La bande dessinée participe au barnum politique

      - Sarkozy, Chirac et... Iznogoud

      - La vallée des Images où nous faisions état -favorablement- du bilan de Madame Royal en Poitou-Charentes.

      Et je ne vous parle pas des nombreux articles sur Charlie-Hebdo dont nous avons couvert le procès mieux que quiconque parmi les sites spécialisés en bande dessinée.

      Vos remarques sont donc sans fondement. Je ne vois pas pourquoi ActuaBD devrait vivre dans sa "bulle" sans s’interroger sur les enjeux qui occupent les Français aujourd’hui. Nous ne croyons pas que cela entame notre crédibilité, au contraire.

      A vous lire, on a l’impression que si Madame Royal perdait les élections, ce serait notre faute. Soyons raisonnables, la politique en a bien besoin ces temps-ci.

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      • Répondu le 19 avril 2007 à  14:22 :

        C’est vrai que savoir ce que Mme Royal pensait des mangas en 1989 est une info de première à 3 jours des élections ! Ne prenez pas non plus vos visiteurs pour de parfaits abrutis : tout le monde a bien compris le message que vous vouliez faire passer...

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  14:33 :

          Et ce qu’elle en pensait en décembre 2006, alors qu’elle est déjà candidate, vous vous assoyez dessus ? Et le fait que, réellement, cette histoire a eu un impact sur les éditeurs japonais, cela n’existe pas à vos yeux ?

          Que nous soyons à trois jours des élections n’y change rien. Rien ne prouve, du reste, que notre article ait un quelconque impact négatif pour elle.

          Vos interprétations, comme les promesses de M. Chirac, n’appartiennent qu’à ceux qui y croient.

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          • Répondu le 19 avril 2007 à  15:06 :

            De quel droit, en tant que Belge, vous permettez-vous de juger de l’action du Président Chirac dans un site consacré, théoriquement à la BD ?

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            • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  15:11 :

              Article 19 des droits de l’homme :

              « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

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              • Répondu le 19 avril 2007 à  15:18 :

                Et bien, justement, en lisant ce que vous pensez du Président Chirac dans un site où je suis censé trouver des infos de BD, je suis inquiété dans mes opinions politiques. Je ne demande pas à mon boucher de me dire ce qu’il pense de de l’effet serre.

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                • Répondu par N’a pas qu’un oeil le 19 avril 2007 à  16:46 :

                  Parceque mon boucher ne lisait pas de BD politique, il est devenu aveugle. Forcément, un jour il s’est coupé les doigts en me tranchant un steack. Pourtant il connaissait très bien la barbaque...
                  Moralité, pour faire un bon citoyen, offrons plus d’un centre d’intérêt !

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  • Bonjour,Monsieur Pasamonik

    Je trouve tout à fait normal qu’en tant que spécialiste de bandes dessinées vous soyez le défenseur de tous les types de graphisme qui caractérisent le 9ème art.

    Cependant,au-delà de toutes considérations poltiques,on ne peut pas nier que le manga pour une bonne partie de ses auteurs fait référence à la violence et souvent d’une manière très explicite,dont il faut très certainement trouver l’origine au travers des multiples conflits qui ont jalonné l’histoire du peuple japonais (en tant qu’acteur ou victime).

    Mais,une fois ce constat établi, on doit reconnaître que ces images (statiques dans la bd ou animées au cinéma et dans les jeux vidéo)ont obligatoirement un impact sur la jeunesse et peuvent chez des esprits fragiles les inciter à reproduire des actes à caractère violent.
    (Cf.les nombreuses victimes du jeune étudiant sud-coréen aux Etats-Unis en sont hélas l’illustration la plus frappante !)

    Par conséquent, dénoncer la violence sous quelque forme que ce soit, m’apparaîtra toujours positif, même si ces propos émanent du personnel poltique qui,je vous le concède,affiche généralement un cruel mépris envers ce très enrichissant mode d’expression que constitue la bande dessinée.

    Cordialement.

    Gilbert.

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  15:05 :

      Que Ségolène Royal ait envie d’ouvrir le débat sur la violence dans les mangas, c’est son droit le plus strict et cela dénote de son sens des responsabilités vis-à-vis de l’éducation de la jeunesse.

      Mais assimiler les mangas à la sexualité et à la violence, c’est aussi stupide que de considérer que la bande dessinée franco-belge se réduit aux Schtroumpfs, en oubliant Reiser, Arleston ou Bilal.

      En outre, quand un homme ou une femme politique aborde la BD avec cet angle de vue, ce n’est jamais bon signe, quel que soit son bord politique. Ségolène devrait consulter plus souvent Jack Lang sur ces questions, il savait comment y répondre sans se faire épingler par des journalistes japonais.

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  • Ce qui m’amuse, c’est que dans les années 80, dire du mal des dessins animés japonais, c’était classe. Maintenant, dire du bien des dessins animés japonais, c’est classe. HAHA !

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  • helas disait menelas rome brule...
    19 avril 2007 17:06, par marianne

    liberté d’expression oui !
    c’est juste le timing qui jette le discrédit sur votre article.
    publier aprés les élections aurait été plus "éthique", mais là vous auriez crié à la censure !
    Entre le fait que Madame royal exprime un avis, et le fait de faire une loi, il y a de la marge !
    à croire que vous ne connaissez ni les français, ni leurs institutions, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir...encore heureux !
    Ce qui m’interesserai plus c’est connaitre la position des candidats face aux droits d’auteurs...
    face à la paupérisation des auteurs de bd dont la majorité vive entre le rmi et le smic...
    au moins on discute, c’est déjà çà !
    en vous souhaitant une bonne journée

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 19 avril 2007 à  17:25 :

      C’est cela, c’est comme pour les sondages : on va interdire de faire des articles sur les candidats sous prétexte que cela va perturber les pauvres électeurs perdus et qui ne sont pas du tout influencés par les nombreuses couvertures de presse , ni aux émissions consacrées à leur poulain.

      Notez bien, ActuaBD faisant chuter Ségolène, quel frisson ! ;)

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  • Et Bové, que pense-t-il de Bibi Fricotin ?

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  • Ce qui est clair, c’est qu’on sait maintenant pour qui roule Actua BD : pour Sarko. C’est votre droit, c’est le mien de ne plus vous lire !

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    • Répondu par François Peneaud le 19 avril 2007 à  22:43 :

      Ce genre de message est tellement ridicule qu’il en devient risible.
      Didier Pasamonik ne roule pour personne (du moins ici, le reste, ça le regarde, et je n’en sais rien), et le reste de l’équipe non plus. Lisez un peu nos articles, voyez quelles sensibilités diverses s’y expriment. Et après, osez affirmer que nous roulons pour qui que ce soit.

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  • Bah, je me souviens qu’à la même époque, Télérama orchestrait une lutte de fond contre les "japoniaiseries", avec les même cibles et les mêmes arguments... Le même journal, 20 ans plus tard, met Miyazaki en couverture.

    Alors, oui, vieille affaire ! En revanche, le timing est parfait pour la ressortir. Car, quoi, soyons honnêtes : après les élections, un tel papier n’aurait plus eu le moindre intérêt, et n’aurait guère suscité de réactions.

    Pour ce qui serait d’un éventuel engagement, hypothétiquement affiché par Didier Pasamonik, d’abord chacun est libre de ses opinions et ensuite, le fait qu’un journaliste apporte son soutient à tel ou tel candidat n’a strictement aucun effet sur les lecteurs : ceux qui sont d’accord resteront d’accord, ceux qui sont opposés le seront encore plus, et les indécis se méfieront, de peur qu’on cherche à les manipuler. Philippe Val disait exactement cela à propos de la "sympathie" de TF1 pour Sarkozy, dans un édito récent de Charlie Hebdo.

    Quant à savoir pour quoi roule Didier Pasamonik, c’est très simple. Ce qui le fait frissonner, ce qui l’amuse, une de ses raisons d’écrire, c’est le plaisir de la polémique. Quitte à verser dans le grotesque(*). Et n’est ce pas aussi un peu notre cas à tous, qui participons à cette discussion ?

    Ahaha ! On ne s’ennuie décidément pas, sur ce site ;)


    (*) QUI est GROS ?!?

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    • Répondu par Paul le 20 avril 2007 à  10:00 :

      Chacun est libre de ses opinions, vous avez raison. Le problème est que cet "article" n’est pas publié sur le blog de Mr Pasamonik, mais sur le site de actuabd. Les visiteurs ne se préoccupent pas de savoir qui a écrit telle ou telle chose. C’esr la voix du site qui parle, point.

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      • Répondu le 20 avril 2007 à  16:34 :

        Il y a eu un article sur une page entière traitant du même sujet dans "BoDoï" il y a deux mois je crois...

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      • Répondu par François Peneaud le 20 avril 2007 à  18:04 :

        "Les visiteurs ne se préoccupent pas de savoir qui a écrit telle ou telle chose. "

        ça, c’est insultant pour nos lecteurs. Les gens qui fréquentent un site repèrent rapidement qui fait quoi.
        Et puis, je ne crois pas que tous nos articles se ressemblent à ce point.

        "C’esr la voix du site qui parle, point. "

        ça, c’est franchement insultant pour les autres plumes du site. Didier Pasamonik n’est pas notre "voix", et nous ne sommes pas la sienne.

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    • Répondu par Cat le 20 avril 2007 à  10:34 :

      Vous avez remarqué, tous les candidats à la présidentielle ignorent aussi purement et simplement le rink hockey !

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  • Pfou ! C’est chaud hein !
    La susceptibilité est-elle aussi forte en belgique ?
    Vivement qu’elle soit finie cette campagne...
    Soit on pourra reparler normalement, soit on pourra plus parler du tout...
    En tout cas, bon week-end et votez bien ;)

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  • Je trouve ce débat amusant dans la mesure où je peux retrouver des empoignades similaires concernant : le cinéma d’exploitation, la musique rock, certains sports (skateboard, street basket...). Tout un domaine qui paraît incompréhensible à une grande majorité.

    Néanmoins, ils m’amènent à la même interrogation : pourquoi toujours attendre des pouvoirs publics et des politiques une prise de position favorable vis à vis d’un art ou d’un hobby partagé avec passion par une communauté d’individu ?

    Je lisais des Spirou au lieu d’aller à l’école, je préférais les polars aux livres d’études et je regardais des dessins animés à la télé. Aucune autorité, parentale ou institutionelle ne m’a soutenu dans ma démarche.

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  • Certains de débat, quel débat ? Cet article est une charge contre Royal, point de débat ici. Charge ridicule au demeurant, qu’est-ce que ça peut nous faire ce qu’elle pensait des mangas il y a 20 ans ou de son avis sur Charles Trenet ?
    Le timing lui n’est pas innocent, prétendre le contraire, c’est soit de la mauvaise foi, soit prendre les gens pour des idiots.

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 20 avril 2007 à  11:49 :

      Certains de débat, quel débat ? Cet article est une charge contre Royal, point de débat ici.

      Bien sûr, il n’y a pas de débat. Tous les posts publiés ci-dessous n’existent pas. Jusqu’où êtes-vous prêt d’aller dans le déni de la réalité ?

      Charge ridicule au demeurant, qu’est-ce que ça peut nous faire ce qu’elle pensait des mangas il y a 20 ans ou de son avis sur Charles Trenet ?

      Vous dégoulinez de mauvaise foi. Relisez l’article : il fait état d’articles récents des journaux japonais qui profitent d’une question un peu bizarre de Ségolène à son homologue japonaise pour ressortir ses écrits d’il y a vingt ans. Il est clair que la campagne électorale est une bonne occasion pour traiter de ce sujet qui est un thème important de l’évolution récente de la bande dessinée en France, au point qu’il turlupine le dernier Astérix.

      Le timing lui n’est pas innocent, prétendre le contraire, c’est soit de la mauvaise foi, soit prendre les gens pour des idiots.

      Bien sûr que le timing n’est pas innocent ! Comme l’a signalé justement un internaute, si ça tombe, dans une semaine, le sujet sera sans intérêt.

      De là à me taxer d’anti-ségolénisme primaire, c’est un peu court. Ségolène, en tant que présidente de la Région Poitou-Charentes a joué un rôle important dans le développement de la Vallée des Images et d’Angoulême. La Région est sponsor du Festival depuis de longues années. Je suis le seul journaliste spécialisé en bande dessinée qui ait décrit, dans ces colonnes et dans Suprême Dimension (février 2007), les fruits et les enjeux de sa politique.

      Il y a donc bien un lien entre les actions politiques de Madame Royal et la bande dessinée. Nous ne jetons aucun discrédit sur ses positions. Nous informons simplement nos lecteurs que les articles récents publiés sur Madame Royal au Japon suscitent des réactions négatives de la part des éditeurs de mangas. Ce n’est donc pas une vieille histoire, comme d’aucuns le prétendent.

      Nous avons par ailleurs interrogé ici M. Donnedieu de Vabres (qui ne dit pas grand chose) et sollicité Madame Royal pour une interview dès janvier dernier. Si ses conseillers nous lisent, qu’ils sachent que nos colonnes lui sont ouvertes, en toute cordialité. Idem, pour les autres candidats, quels qu’ils soient.

      A voir la réaction de certains supporters de la candidate socialiste, je me dis qu’elle est parfois bien mal soutenue. Le débat sur la dangerosité des mangas peut légitimement être soulevé, encore faut-il que ce soit en connaissance de cause, ceci dit quelle que soit la position de chacun.

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    • Répondu par Gill le 1er mai 2007 à  18:56 :

      Réponse à Paul >

      "Le timing lui n’est pas innocent, prétendre le contraire, c’est soit de la mauvaise foi, soit prendre les gens pour des idiots. "

      A rapprocher avec le timing choisi par PLANTU pour divulguer qu’UN JOUR, alors que Sarkozy était ministre, il avait OSE L’INTERROGER sur la présence de mouches au-dessus de sa caricature.

      J’imagine très bien le bonhomme se dire :
      "Tiens ! Je vais te me la garder bien au chaud, cette histoire, et la ressortir là où ça fera le plus mal !"

      Les militants de Droite comme de Gauche ne sont pas des saints...

      Toutefois, je trouve assez piquant de voir le camp de Gauche s’offusquer d’une pratique (la caricature ou la divulgation partisane) très largement répandue dans leur propre camp au point d’en être presque institutionnalisée (la Gauche semble s’approprier "le monopole du coeur", l’enfer étant forcément de l’autre côté...).

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  • Un article bien rédigé : pas de prise de partie, de la nuance et de l’esprit critique (la conclusion).

    Ségolène Royal a les préjugés qu’ont la plupart des gens de sa génération ignorants du phénomène. Comme l’a dit très justement Vincent, c’est le même constat pour tous les arts jeunes et culturellement illégitimes (au sens Bourdieusien)

    Reste à savoir plus concrètement quelles sont ses positions là dessus aujourd’hui.

    Voir en ligne : http://www.krinein.com

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  • Tiens, et pourquoi un auteur ou un lecteur de BD ne voterait-il pas Sarko, hein ? Comme le disait le philosophe André Glucksmann dans Le Monde en février dernier, il faut se défaire de cette idée un peu trop ancrée que la gauche est le choix naturel des intellectuels et des artistes.

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    • Répondu le 20 avril 2007 à  18:03 :

      Mais il a bien le droit de voter pour qui il veut, mais qu’il ne prenne pas un site BD pour un forum politique, en utilisant en plus des moyens risibles !

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      • Répondu par LO le 20 avril 2007 à  19:02 :

        Si je m’intéresse à la BD, c’est pour ce qu’elle raconte et pas pour la BD en elle-même. Vouloir cantonner les médias sur la BD dans une bulle strictement fermée autour du "sacro saint" 9ème art est une bêtise réactionnaire. Comme il est une bêtise réactionnaire d’oublier que la politique est partout. L’article ci-dessus est intéressant, surtout avant le vote. Je ne vois pas où Didier Pasamonik prend position. Les faits sont vieux, mais les répercussions récentes. Quoiqu’il en soit, ce ne sont pas ces faits qui vont orienter mon vote. Et dire qu’il peut influencer certains lecteurs d’actuabd, c’est non seulement s’enfoncer encore plus dans la bêtise, mais aussi prendre les autres pour des imbéciles.
        On sort de sa bulle SVP !

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    • Répondu le 20 avril 2007 à  22:11 :

      "un auteur ou un lecteur de BD"

      Ha ha, les deux sont loin d’être interchangeables :)

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  • en tous cas actua bd se defend bien, et point par point.
    mais bon, il est evident que si vous aviez mis un tel article sur sarko, vous auriez eu ses defenseurs sur le dos...
    c’est un article en rapport sur la bd et l’actualité, il a donc sa place ici. que segolene ai hurlé avec les loups a l’epoque, ca la regarde et c’est un peu son boulot de politicien(ne) politiquement correct... mais on ne choisit pas son president pour ca de toute facon. bref c’est interessant et c’est toujours bon de se rafraichir la memoire. au moins on sera pas dupe si demain elle bele qu’elle aime miyasaki ou je sais pas qui... et c’est valable pour l’autre aussi si je lis l’equivalent.

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  • je trouve l’article bien fait, je le trouve également légitime vu que cela a eu des conséquences dans les années 80 sur la diffusion des animés japonais, comme la censure de certains passages, d’épisodes ou de séries. Je conteste le fait que les manga soit décrits comme violents, car ils véhiculent d’autres valeurs. Je tiens à rappeler par ailleurs que le taux de criminalité au japon est l’un des plus faibles.
    Je trouve dommage que l’on ne puisse pas parler de ségolène royale sans que certains crient au scandale et accusent les autres de faire de la propagande. Croyez moi, elle n’a pas besoin d’Actuabd pour perdre les élections...

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  • Je découvre ce sujet tardivement, mais je ne peux m’empêcher d’ajouter mon grain de sel. Tout ce que je lis est bien la preuve du dogmatisme... non pas de Ségolène Royal, qui a le droit de ne pas connaître grand chose aux mangas (comme au moins 80% des Français !), mais de certains lecteurs qui ne supportent pas qu’une information soit donnée par les médias (dont Actuabd fait partie), si elle n’est pas estampillée "gauche bien pensante". Ce terrorisme intellectuel est typiquement français et doit surprendre bien des lecteurs belges !

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