Dernière issue - Vlad, n°4 - Griffo et Swolfs - Lombard

30 octobre 2002 0
  •  Au fil des épisodes, on finirait par l'oublier: si Vlad parcourt inlassablement les pistes de Russie et met à ses trousses tout ce que le pays compte de salopards, c'est pour retrouver son frère Igor, disparu avec une malette qui a coûté la vie au Président. Et le merdier dans lequel il se trouve aujourd'hui semble bien l'enliser définitivement: piégé dans une usine-blockhaus, elle-même située en plein coeur d'une zone interdite. Et encore, si ce n'était que ça...!

Les chances de Vlad de poursuivre son voyage vers la Sibérie et de retrouver son frère Igor, sont plus que jamais compromises. Il semble en effet totalement exclu de ressortir vivant de la « Zone rouge » où il s’est aventuré avec Simon... Vlad Zolkoff et Simon Elenstein ont été intégrés de force dans le personnel d’une ancienne centrale nucléaire reconvertie en laboratoire et ne figurant sur aucune carte.

Soupçonnant le professeur Neglatov de s’y livrer à de sinistres expériences médicales, Simon s’est fait surprendre dans un local interdit d’accès à quelques heures du moment prévu par Vlad pour risquer une évasion. Ce dernier n’a cependant pas renoncé à son périlleux projet de s’évader. Mais, il lui faut d’abord libérer Simon maintenant détenu...

Parmi le personnel de la centrale, Vlad trouve des complices inattendus. Réussira-t-il pour autant à se soustraire aux systèmes d’alarme qui détectent les moindres tentatives d’échapper à ce vaste espace ?

Car la « Zone rouge » n’est pas seulement cernée de hautes clôtures de barbelés électrifiés, elle est aussi truffée de caméras directement reliées à un poste de surveillance intérieur, ainsi qu’à toutes les garnisons extérieures qui en contrôlent les issues et demeurent en état d’alerte jour et nuit...

(par Patrick Albray)

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Un récit solide de science-fiction sur un thème abominable : un savant fou pratique des manipulations génétiques menant à des enfants sans âme ni émotions, qui feront la plus terrible des armées dans l’avenir. On songe au "Meilleur des mondes" de Aldous Huxley, bien sûr, mais mêlé à l’action et à la violence d’un Mad Max. Le récit est solide, intelligemment mené, dessiné avec dynamisme par un Griffo en pleine forme, mais assez éloigné de l’intrigue de départ. On est heureux d’apprendre que les auteurs y reviennent à la fin du livre.

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