Goscinny for ever

27 septembre 2007 0 commentaire
  • Le 5 novembre prochain célèbre les trente ans de la disparition du scénariste à qui l’on doit les superbes pages d’Astérix, de Lucky Luke, du Petit Nicolas et d’Iznogoud, mais aussi d’une tripotée d’autres personnages (il y en a plus de 2000) qui ont laissé une trace indélébile dans la bande dessinée européenne.
Goscinny for ever
"Goscinny, la liberté d’en rire" par Pascal Ory
Editions Perrin

1977 est une année cruciale pour le scénariste. Il avait essuyé au début de l’année une affection, peut-être un zona, qui l’avait considérablement affaibli. Son moral était ruiné par le cancer de son épouse. Ses relations avec Georges Dargaud s’étaient envenimées au point qu’il avait décidé, de concert avec Albert Uderzo, de le quitter avec pertes et fracas, et que les deux hommes ne s’adressaient plus que des gracieusetés par huissier.

L’été, il s’était rendu en famille à Jérusalem. Rentré à Paris, il se sentait épuisé. Conseillé par son médecin traitant, il se rendit dans une clinique du 17ème arrondissement de Paris, pour effectuer un test d’effort afin d’évaluer son état cardiaque. Il succombe à un infarctus chez son cardiologue –mauvais gag- à l’âge de 51 ans, au 21, rue de Chazelles, à l’endroit précis, m’a appris le grand historien Pascal Ory, où Bartholdi avait conçu sa Statue de la Liberté. Le soleil de la bande dessinée française venait de s’éteindre.

"Du Panthéon à Buenos-Aires, chroniques illustrées" par René Goscinny
Editions Imav

D’ici au 5 novembre, nous reviendrons sur ce destin exceptionnel, notamment à l’occasion de la publication chez Perrin de sa biographie, Goscinny, la liberté d’en rire par Pascal Ory justement, un vrai travail d’historien qui contextualise l’œuvre de Goscinny dans son environnement familial et professionnel et qui restitue sans flagornerie excessive et sur la base de documents, tout le poids moral et intellectuel de ce scénariste à qui la bande dessinée française doit une grande partie de son rayonnement international.

On mentionnera aussi la publication sous le label IMAV, la société d’édition de la fille du scénariste, d’un choix de textes parus entre 1964 et 1976 dans Pilote, Le Figaro littéraire ou Paris Match, ici illustrés par Gotlib, Druillet, Lauzier, Mézières, Giraud, Juillard, Tibet, Margerin, Barral, Mourier, Cestac, Tebo, Bertrand, Achdé ou Boucq : Du Panthéon à Buenos-Aires, chroniques illustrées.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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En médaillon : Le numéro de Paris-Match paru au moment de sa disparition en novembre 1977. Albert Uderzo avait dessiné un Astérix lui pleurant sur l’épaule.

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