« Le Cabinet chinois » de Nancy Peňa - Editions La Boîte à Bulle

30 octobre 2003 0
  • L'album s'ouvre sur une scène de Rembrandt : celle où un groupe de carabins assiste à une dissection dans un amphithéâtre. Nous sommes au 16ème, en Hollande. Le monde des idées est en ébullition. Fer de lance de la Réforme, le pays batave est aussi l'un des plus entreprenants du monde : ses ports envoient leurs navires à l'autre bout de la planète, sur les routes de l'or et de la soie.

L’histoire raconte le voyage initiatique parallèle d’un jeune alchimiste, Corneel, à la recherche d’une quelconque chimère scientifique ou philosophale et de sa promise, Magriete, qui, de son côté, se trouve pour ainsi dire capturée par un riche armateur qui voit en elle le reflet d’un amour perdu jadis. Elle s’achève par la mort du jeune homme, parce qu’il fallait bien une fin à cette courte nouvelle.
Ce premier opus est encore pétri d’influences diverses. Le début vous a un goût d’Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar, tandis que la relation entre l’horrible armateur et la jeune femme fait écho à La Belle et la Bête. Le graphisme n’est pas encore dégrossi, mais se montre original. Si l’on est loin du chef-d’œuvre ou même de la découverte retentissante, il reste que ce premier album séduit, grâce à son charme.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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