Le Parfum de l’invisible T1 - Par Manara - Drugstore

23 février 2010 4 commentaires
  • Drugstore prolonge la réédition couleur des œuvres mythiques de Manara. Un album à (re)découvrir, pour peu qu'on ne se focalise pas sur sa couverture !

Un docteur en physique découvre une pommade rendant invisible. Avant de rendre sa découverte publique, il désire en profiter pour ’revoir’ son amour d’enfance, devenue inapprochable grâce au succès de sa carrière de danseuse étoile.

Cet homme invisible rencontre tout d’abord Miel, une autre danseuse qui évolue auprès de la diva, et qui désire lui démontrer que la belle altruiste n’est en réalité qu’une petite hypocrite dévergondée.

Le Parfum de l'invisible T1 - Par Manara - Drugstore

Sans aucun doute, le Parfum de l’invisible est, avec le Déclic, le meilleur album de Milo Manara en tant qu’auteur complet. Tout d’abord, parce qu’avec cet artifice fantastique, Manara peut exhiber à souhait et sous toutes ses coutures le corps de la femme, sa plus grande muse. Par le biais de son personnage, il traduit très bien le regard masculin, obnubilé comme il peut l’être "par ce jeu de dupes : voir sous les jupes des filles." [1]

Ensuite, parce qu’à contrario du Déclic, beaucoup de sensualité et d’érotisme transpirent de l’évocation et du dialogue. Ainsi, la fameuse scène du restaurant restera définitivement dans les annales, alors qu’aucun corps n’y est exhibé. C’est également une douce initiation au plaisir de la chair, que cette jeune femme libérée entreprend de faire découvrir à un puceau invisible un peu coincé.

La couverture du second tome : pas mieux !

Tels les quatre tomes du Déclic colorisés récemment, Drugstore réédite ce chef-d’œuvre de l’érotisme, prochainement suivi par le second tome moins accrocheur. Cette mise en couleur permet de redécouvrir ce très bel album, même si en définitive, les versions N&B et couleurs ont toutes deux leur raison d’exister, apportant chacune leur qualité propre au récit : la finesse du trait, le plaisir de l’évocation.

Seul regret : on ne bénéficie pas d’une couverture originale de ManaRa, mais seulement de la reprise d’une des premières cases de l’album. Malheureusement, cet agrandissement fait ressortir quelques approximations du dessin, alors que la vignette juste en dessous aurait été plus judicieuse ! Que cela ne nous empêche pas de profiter d’un album qui n’a pas pris une ride en vingt-cinq ans !

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire les premières pages des tomes 1 et 2.

Lire notre interview de Manara : "La femme possède un caractère sacré qu’il ne faut pas galvauder".

Lire notre article 2009, année érotique ....

[1Souchon, bien sûr.

 
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4 Messages :
  • Le Parfum de l’invisible T1 - Par Manara - Drugstore
    23 février 2010 16:12, par nim70

    "Seul regret : on ne bénéficie pas d’une couverture originale de Manana," Ma nana ? serait-ce un lapsus ?

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 23 février 2010 à  17:18 :

      Révélateur ... mais corrigé !

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      • Répondu par Oncle Francois le 23 février 2010 à  20:08 :

        Je préfère ma nana à Manara, même si j’apprécie ses albums !°). Par contre deux questions : je crois que le divin maestro s’amusait à fournir une nouvelle couverture pour chaque édition étrangère, pourquoi ne continue t-il pas sur cette lancée ? Et pourquoi les filles ont elles l’air si bronzées dans cette nouvelle édition qui ressemble à celle du Déclic ? les couleurs me semblent trop sombres, ou alors c’est ma vue qui baise...

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        • Répondu par jidé le 26 juin 2012 à  14:05 :

          "c’est ma vue qui baise" lapsus la aussi révélateur ? ;-)

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