Le pari de Diantre !

26 février 2008 4 commentaires
  • « Décloisonner » tel est le pari de Diantre !, un nouveau label éditorial parisien qui lance ses premiers bouquins ces jours-ci.
Le pari de Diantre !
Adorâbles putains de Perrine Dorin
Ed. Diantre !

« Notre but ? Le mélange ! Le métissage ! Le décloisonnement ! […] Que la BD se fasse littérature. Que l’illustration se fasse BD ! Que les petits et les grands se réunissent autour des mêmes livres !  » Telle est la profession de foi de Diantre !

Voilà qui est envoyé par le trio d’éditeurs qui est à l’origine de ce lancement. Des professionnels : Emeline Lautier a fait ses débuts au Seuil Images, chez Thierry Magnier et aux éditions du Rouergue, l’auteure Perrine Dorin a travaillé comme agent chez Illustrissimo et Agent 002 et Vincent Lautier est webmaster et responsable commercial. A trois, ils ont décidé de créer leur label indépendant « afin de défendre une certaine conception de l’édition et une forme de liberté éditoriale et créative. Ils ont le projet de publier 13 titres par an diffusés par le Comptoir des Indépendants, la structure de diffusion de L’Association.

Le trio des fondateurs : Vincent Lautier, Perrine Dorin et Emeline Lautier
Photo : D. Pasamonik

Deux collections à l’horizon :

Sale morveuse de Gally
Ed. Diantre !

- Bigre ! qui se distingue des autres labels indépendants en étant « Plus jeune, plus écrivain, plus complexe, plus manga, plus clip…  » avec au catalogue Les larmes de crocodile de Nicoz Balboa, le récit d’un dur combat contre la cellulite, et Adorâbles putains de Perrine Dorin ou l’histoire de quatre lycéennes qui entrent dans l’âge adulte.

- Blop animé par des auteurs souvent blogueurs où l’on retrouve Gally (Le Blog d’une grosse) dans Sale morveuse et d’autres auteurs comme Sammy Stein, Aurélie Pollet et Domitille Collardey dans une collection destinée au 7-12 ans, noir et blanc de petit format, dans laquelle l’enfant est notamment invité à colorier les pages.

Un nouvel éditeur qui surfe sur la génération des blogs, caractéristique de ce que deviendra la nouvelle scène de l’édition alternative de demain ?

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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4 Messages :
  • Le pari de Diantre !
    26 février 2008 18:37, par Li-An

    Pour l’instant ça surfe surtout sur un public féminin. J’ai l’impression que certains éditeurs parient sur une féminisation accélérée du public BD (il y a beaucoup de marge quand on regarde les chiffres de la littérature)...

    Voir en ligne : http://li.an.free.fr/blog

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    • Répondu par Emeline from Diantre Team le 29 février 2008 à  22:51 :

      Sur le public féminin ? Eh bien non. Nous sommes d’ailleurs tous de piètres surfeurs :) Nous ne surfons pas. Ni sur des auteurs bloggeurs (il suffit de voir notre programme de septembre (avec des designers, des auteurs de littérature générale, par exemple) pour se rendre compte que nous ne "surfons" pas. Nous ne suivons pas les modes, les tendances. Nous crapahutons. Nous zigzagons. Nous explorons les chemins de traverse. Mais nous ne surfons sur aucune vague. Ce n’est pas cela être éditeur. Du moins je l’espère ardemment.

      Ce n’est pas parce que nous avons beaucoup d’auteurs "femmes" que les ouvrages s’adressent aux petites filles (pour les BLOP) ou aux jeunes femmes (pour les BIGRE). Nos ouvrages sont d’ailleurs souvent appréciés par les hommes qui trouvent intéressant et audacieux que des femmes ne se cantonnent pas à un discours féminin.

      On peut être un mâle et kiffer Virginia Woolf. On peut être une femme et adorer Crumb.

      Diantre oeuvre pour un décloisonnement des genres et aussi donc des publics. Ce serait une étiquette quelque peu hâtive de nous classer dans la catégorie "BD de filles".

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  • Le pari de Diantre !
    29 février 2008 20:10

    Domitille Collardey pas Collardy. La Frédé du blog Chicou-Chicou.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 29 février 2008 à  22:06 :

      C’est corrigé. Merci.

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