Salomé - T2 - Prungnaud & Palumbo - Les Humanoïdes Associés

16 octobre 2006 0 commentaire
  • L'esclave au don de double vue va-t-elle réussir à sauver son amant injustement accusé ? Face aux adorateurs d'un dieu cruel, la force de volonté de Salomé risque de ne pas suffire.

Suite et fin de la première aventure de la belle Salomé, esclave d’une famille patricienne dans la Rome du premier siècle de notre ère.
Dans le premier tome, nous découvrions une jeune femme à qui le père du suspect emprisonné - et promis à une mort certaine dans l’arène - demandait de sauver celui-ci, confiant dans les dons de médium de celle qui, bien qu’esclave, était l’une de ses amantes.
Dans ce deuxième tome, Salomé enquête un peu plus sur un mystérieux dieu venu d’Égypte, un certain Ranactès qui réclame semble-t-il des sacrifices humains. Y a-t-il un lien avec la mort de la jeune femme dont est accusé le fils du propriétaire de Salomé ?

Eric Prungnaud continue à tisser une toile sur laquelle rebondissent les protagonistes d’une histoire que l’on devine de plus en plus noire au fur et à mesure que se déroule les fils de l’enquête - pour mieux en faire apparaître de nouveaux, bien évidemment. Le suspense est tenu jusqu’au bout, et le caractère bien trempé de Salomé donne une certaine originalité à l’ambiance de la série. Une autre originalité est le traitement parcimonieux des visions de Salomé, seul élément fantastique de l’histoire. Celles-ci ne servent pas de Deus Ex Machina, par exemple, ce qui est bien agréable.

Le dessinateur italien Giuseppe Palumbo continue à proposer un travail solide, où des personnages en tension permanente évoluent dans une narration à la fois moderne et solide.

Ce deuxième tome fini, Salomé est installée dans un nouveau statu quo qui ouvre la possibilité à de nouvelles enquêtes dans cette Rome cosmopolite et bigarrée peuplée de dieux et d’hommes venus des quatre coins du monde.

(par François Peneaud)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?