Tous à Bruxelles du 1er au 15 Avril !

23 février 2005 1 commentaire
  • Grande ville de l'Europe et du Neuvième Art, Bruxelles vous convie à sa quinzaine annuelle de la Bande Dessinée. Le thème choisi pour cet évènement sera cette année le voyage.

Le voyage, fantastique moteur d’aventure, qui a toujours accompagné la presse populaire illustrée. On ne compte plus le nombre d’histoires qui racontent les péripéties plus ou moins rocambolesques vécues par beaucoup de héros populaires aux quatre coins du monde à bord de paquebots, sous-marins, jeep, pirogues, astronefs, fusées interstellaires et autres tacots en tous genres. Une telle frénésie de mouvement méritait que l’on s’y arrête un peu... et « Bruxelles » l’a fait, avec l’aide de l’ « Atelier Millefeuilles », du magazine Géo et du Festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême.
Bruxelles et ses légendes dessinées vous invitent à faire un petit saut dans le temps pour vous replonger dans l’époque où le monde n’était pas encore pleinement connu, à vous balader dans le passé, à retrouver des pays imaginaires tel la Palombie, Urbicande, la Syldavie , à comprendre pourquoi l’on pensait que les « voyages formaient la jeunesse », à faire la connaissance d’un nouveau héros-voyageur, plus subtil et humain, à assister à la projection de plusieurs petits films anciens, et surtout à découvrir ou redécouvrir des Carnets de Voyage qui furent publiés dans un numéro spécial de Géo.
Ces carnets sont en fait le résultat d’un projet original qui consistait à envoyer 10 grands dessinateurs vers des destinations lointaines. C’est ainsi que l’on retrouva José Muñoz à Paris, Christophe Blain à Téhéran, François Boucq au Mexique, Philippe Dupuy et Charles Berbérian à Tanger, Nicolas de Crécy à Recife, André Juillard sur la côte est des Etats-Unis, Jacques de Loustal aux Iles Marquises, Lorenzo Mattotti à Angkor, François Schuitten au mont Fuji et Moebius à Louxor.
Leurs travaux seront exposé sous formes de panneaux d’introductions, de Kakémonos, de panneaux texte et d’une quarantaine de dessins encadrés.
Quelques auteurs devraient être présents au vernissage de l’exposition. Une animation particulière avec ces célébrités (une rencontre publique avec un débat sur le thème du voyage et de l’image) est en cours d’élaboration.

A la découverte du Manhwa

Non, le Manhwa n’est pas une destination inconnue, mais un album format de poche d’environ 200 pages originaire de Corée. Signataire en 2002 de la Charte des Villes qui s’engagent dans la promotion de la BD, Bruxelles se devait d’ouvrir ses portes à d’autres mondes dessinés, à d’autres visions.
Le Manhwa est cousin du Manga japonais, il représente une production annuelle de 9.000 titres. Ses particularités : il se lit de gauche à droite et aborde franchement des thématiques proche de l’histoire coréenne et de ses réalités sociales.
En juillet dernier, à l’initiative du CGRI et du Festival International de la BD et de l’Animation de Séoul (DIFECA), 6 auteurs Belges étaient invités à participer à une exposition sur la BD Belge. Par réciprocité, mais surtout pour donner une suite aux fructueux contacts entrepris, des auteurs coréens seront présent à Bruxelles pour y présenter leurs œuvres au public européen.
Un aspect spécifique de la création coréenne est l’émergence de la BD par Internet ou la téléphonie mobile, ainsi que par l’importance du marché du prêt de livres. Quelques chiffres : 46 millions d’habitants, et 42 millions d’albums vendus annuellement. Sans commentaire...
D’autres chiffres : la vente directe de BD représente un chiffre d’affaire de 60 millions d’Euros, 14 millions pour la BD numérique et l’incroyable chiffre de 430 millions d’Euros pour le prêt !
Pour finir, il y a 11 universités enseignant l’art du Manhwa et on en compte 70 si on y ajoute l’animation et le multimédia, qui, en Corée, y sont très liés. Autant dire que nous avons beaucoup à apprendre de nos amis Coréens.
Cette exposition sera menée à bien avec le concours de DIFECA, du quotidien Dong-a-Llbo et le soutien de l’Ambassade de Corée du Sud et de la société LG.

Porter un autre regard sur la bande dessinée contemporaine

Bruxelles a décidé de laisser une bonne place aux éditions alternatives afin d’essayer de faire connaître au public des talents novateurs à travers trois expositions. Nous pourrons ainsi tenter de comprendre leurs positions actuelles, découvrir leurs différences avec les publications dites « classiques », mais surtout permettre aux « petits » éditeurs de se montrer.
Autour de cette expo seront animés bon nombre de débats, discussions et autres.

Le Musée Ferraille

Humour et ironie seront bien sûr au menu de cette étonnante exposition bâtie sur le modèle d’un « vrai » musée où tous les éléments (bandes dessinées, journaux , dessins animés, parc à thème, produits dérivés) sont, évidemment, totalement inventés pour la circonstance. Une certaine manière d’épingler avec le sourire les travers de la bande dessinée lorsqu’elle se comporte en industrie.

La Bande Dessinée dans la ville

Comme tous les ans, l’accent sera mis sur les multiples manifestations que les libraires belges organisent presque toutes les semaines, maintenant ainsi Bruxelles au rang de grande ville de Bande Dessinée.

(par Thierry Jaillant)

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Le site de l’événement

L’image en médaillon est (c) J. De Moor / Le Lombard.

 
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