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Angoulême 2012 : Les organisateurs annoncent une fréquentation en hausse et préparent le 40e Festival
30 janvier 2012

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Angoulême 2012 : Les organisateurs annoncent une fréquentation en hausse et préparent le 40e Festival

La conférence de presse de fin de Festival, après une cérémonie des prix qui, cette année, était joyeuse comme la lecture d’un testament comparée à celle qui eut lieu sous la présidence de Blutch il y a trois ans, cette conférence, disais-je, est toujours l’occasion d’un moment d’autosatisfaction asséné par une équipe aux traits fatigués pressée de se tirer, et les journalistes avec eux.

Le patron de 9eArt+, Franck Bondoux, nous annonce une fréquentation en hausse, au hasard 215.000 visiteurs, en précisant qu’aucun vrai moyen de contrôle n’est mis en place. Effectivement, les badges ne sont pas scannés dans les entrées des bulles, ni dans les expositions. Le doigt mouillé a du bon...

"Le public a répondu présent dans les expositions comme dans les bulles" martèle de son côté le maire qui annonce un 40e festival exceptionnel, sous la présidence de JC Denis, qui sera un bilan "mais aussi une projection vers le futur" Et d’exhorter les uns et les autres à s’intéresser aux pays du Sud "qui ne connaissent pas encore la liberté d’expression" : "Une des missions de la bande dessinée est d’ouvrir la vision vers ces territoires. On peut parler de "diplomatie " de la bande dessinée."

Angoulême 2012 : Les organisateurs annoncent une fréquentation en hausse et préparent le 40e Festival

Benoit Mouchart prévient d’entrée que l’exposition rétrospective qui est prévue ne mettra pas en avant les anecdotes des uns et des autres. Elle mettra en évidence "la politique d’auteurs du Festival", soit la dernière séquence de sa longue vie, qu’il a l’intention de "continuer à accompagner notamment dans le numérique".

Il insiste sur l’internationalisation du festival depuis ses débuts : Kurtzman, etc... Mais aussi Osamu Tezuka qui aurait, selon lui, été reçu par Jack Lang, en grandes pompes, dans les salons de l’Hôtel de Ville : "Nous avons les photos !" proclame-t-il. Sauf que, comme il a été écrit, personne ne connaissait le grand auteur de BD qu’il était. Claude Moliterni, selon le directeur du festival de l’époque, Pierre Pascal, le présentant comme "le Walt Disney japonais".

Face aux questions des rares journalistes encore présents (il n’y a plus guère que la presse régionale), Franck Bondoux qui a travaillé sur des événements comme les Jeux Olympiques, s’extasie sur cet évènement "qui irradie toute une ville" , se félicitant de sa bonne synergie avec celle-ci, appelant à "un projet urbain" plus ambitieux qui dépasse le seul terrain angoumoisin dont il faut renforcer le maillage : "Il faut une vision, que l’on sache où aller, et ce projet dépasse largement la compétence de l’organisateur." On ne le lui fait pas dire...

Toujours aussi peu réceptif aux critiques, même feutrées, des journalistes, il décoche à l’un d’entre eux qui a le malheur de se montrer un peu trop incisif : "Je reconnais [dans votre question] un comportement assez habituel dans ce territoire : on regarde toujours ce qui marche mal."

Parce que c’est bien connu, tout va bien au bord de la Charente. En particulier entre la Cité et 9eArt+...

Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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20 Messages de forum : Participez à la discussion

  • Il se prend pour qui avec ses déclarations, le maire d’Angoulême ? Le ministre de la bande dessinée ? Le FIBD n’est qu’une vitrine. Ce sont les auteurs et les éditeurs qui décident du futur de la bande dessinée. Le salon s’est greffé sur cette profession, pas le contraire. Si le FIBD disparaissait, la bande dessinée existerait encore. Les séances de dédicaces industrielles ne sont qu’un épiphénomène. Alors, vous me direz que le FIBD est de renommée internationale et que c’est un RDV important pour les lecteurs, journalistes, auteurs et éditeurs. Certainement non. C’est un festival international dont on a très peu entendu parler sur les chaînes et radios nationales la semaine passée. Je ne crois pas que Sud-Ouest, La Charente Libre et France 3 Poitou-Charentes soient des médias nationaux. À peine relayé au niveau national et certainement encore moins relayé au niveau international. Lorsqu’un album d’Astérix sort, la couverture médiatique nationale est plus importante que pour couvrir cette manifestation censée représenter l’ensemble de la profession. Donc, si un auteur veut vraiment se faire remarquer, ce n’est pas en allant se faire plus connaître de gens qui le connaissent déjà mais en ce tournant vers un nouveau public, bien plus large. Les éditeurs auraient plus intérêt à mettre de l’argent dans la communication presse, radio, TV pour faire connaître leurs auteurs qu’à participer à ce genre de kermesse. Donc, à Angoulême, qu’ils s’occupent de leur festival avec des auteurs qui travaillent gratuitement et qu’ils apprennent à compter sérieusement le nombre de visiteurs avant de se placer en guides spirituels.

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    • Répondu le 31 janvier 2012 à  14:05 :

      Vous n’avez pas dû regarder la télé et écouter la radio la semaine dernière, car sur chaque chaine de télé ils ont parlé bd (même si les angles et les auteurs interviewés sont discutables). Personnellement j’ai vu mon ancien éditeur sur France3 et deux jours après, mon nouvel éditeur sur France5.

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    • Répondu le 31 janvier 2012 à  23:02 :

      Étant à l’extérieur de la France (Canada) et ayant rencontré au FIBD des gens d’un peu partout (de l’Europe à l’Australie, en passant par l’asie et les États-Unis), moi je considère l’événement vraiment international. Côté média, on en parle ici, donc j’imagine qu’on en parle ailleurs dans le monde. Peu de fetivals ont cette renommée.

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      • Répondu le 1er février 2012 à  08:49 :

        Peut-être qu’on en parle plus ailleurs qu’en France ?

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        • Répondu le 1er février 2012 à  15:00 :

          Quand sur place tu vois les couvertures de 20 minutes, l’Express et tous les autres magazines/journeaux qui font des spéciaux Angoulême ou qui en font la couverture, je crois qu’on en parle amplement en France, non ?

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        • Répondu le 2 février 2012 à  16:37 :

          Je viens de Belgique, j’étais au festival, et à mon retour j’ai demandé à mes amis et ma famille si on en avait parlé... Résultat "que dalle". Merci la publicité et les médias !

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  • Mais comment peut-on avancer des chiffres pareils ? Totalement aberrant. Bertrand Morisset, le site Actualitté, d’autres encore ont fait la démonstration d’une fréquentation autour de 50 000 visiteurs...

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    • Répondu le 1er février 2012 à  08:51 :

      50 000 !!! Mais peut-être qu’ils viennent avec des déguisements pour faire croire qu’ils sont 215 000...

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      • Répondu par ZILIOLI le 1er février 2012 à  12:36 :

        Ben oui ! 50 ou 60000 par jour, çà fait bien un total de 200 à 240000. Je ne connais aucun salon ou festival qui procède différemment, même "Japan Expo", qui selon notre ami Didier, est irréprochable sur le plan comptabilité.

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    • Répondu par jd45 le 6 février 2012 à  14:54 :

      Samedi en fin de matinée, la personne de la sécurité, à l’entrée de la bulle des grands éditeurs, me soufflait avoir comptabilisé 25000 entrées. Ca peut donner une idée. Personnellement, pour avoir fréquenté Angoulême depuis une vingtaine d’années, je n’ai jamais vu autant de personnes dans les files d’attente.

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  • Si Osamu Tezuka était présenté comme le "Walt Disney japonais" au début des années 1980, c’est avant tout parce que la partie de sa production qui circulait internationalement était ses dessins animés. Quand on lit la biographie en BD qui lui a été consacrée (parue chez Casterman), on voit que ses voyages à l’étranger ont essentiellement pour but des festivals d’animation. On ne peut pas jeter la pierre à Claude Moliterni, qui signalait déjà l’existence de Tezuka auteur de BD dans la revue "Phénix" en 1972. N’oublions pas que c’est le dessin animé qui a permis l’arrivée du manga en France. Les dessins animés japonais qui ont marqué une génération de téléspectateurs dans les années 1980 étaient très souvent adaptés de mangas. Les fans ont voulu avoir accès aux bandes dessinées d’origine. Osamu Tezuka est mort tragiquement jeune. Il venait d’avoir 60 ans lors de son décès en 1989. Nul doute que s’il avait vécu ne serait-ce que dix ans de plus, il serait retourné à Angoulême en tant que grand maître de la BD. Il y avait tout à fait sa place. D’ailleurs, il n’était pas tout à fait inconnu lors de sa visite : ses bandes dessinées étaient parues en français dans la revue "Le Cri qui tue". Ce n’est pas très gentil vis-à-vis des lecteurs de cette revue (dont je suis) de dire que personne ne le connaissait chez nous.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 1er février 2012 à  17:55 :

      Si Osamu Tezuka était présenté comme le "Walt Disney japonais" au début des années 1980, c’est avant tout parce que la partie de sa production qui circulait internationalement était ses dessins animés.

      C’est surtout parce Moliterni entravait que dalle, et ceux qui l’entouraient encore moins. L’article sur le Japon dans son Encyclopédie mondiale avait été par Tezuka lui-même et Kosei Ono. Moliterni lui-même m’a fait cette confidence : recevant les illustrations pour Phénix sans les légendes, il les avait mises au petit bonheur la chance.

      Les fans ont voulu avoir accès aux bandes dessinées d’origine.

      Dans la plupart des encyclopédies de BD de l’époque, dont le célèbre Que Sais-je ? la bande dessinée japonaise était ignorée. Il ne faut pas réécrire l’histoire. Les fans de Tezuka en Europe n’existaient pas. C’est Dominique Veret, Pascal Lafine et Tonkam qui ont commencé à faire le vrai boulot.

      D’ailleurs, il n’était pas tout à fait inconnu lors de sa visite : ses bandes dessinées étaient parues en français dans la revue "Le Cri qui tue".

      Une revue suisse dirigée par un Japonais ! Diffusée dans quelques points de vente de BD et jamais en kiosque en France, faute de numéro de commission paritaire. Ne prenez pas nos lecteurs pour des billes, M. Jennequin.

      Ce n’est pas très gentil vis-à-vis des lecteurs de cette revue (dont je suis) de dire que personne ne le connaissait chez nous.

      Cortegianni a très bien expliqué sa rencontre avec Tezuka. Tout le monde l’ignorait, personne ne l’attendait... Personne ne connaissait la portée de son travail. Le premier à la distinguer, c’est Groensteen, qui d’ailleurs mit la BD japonaise en avant à Angoulême. Presque vingt ans plus tard.

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      • Répondu par Jean-Paul Jennequin le 2 février 2012 à  01:58 :

        Cher Didier,

        Tu m’appelles « monsieur » maintenant ? J’ai vraiment dû te vexer sans le faire exprès. Reprenons ce que tu m’objectes.

        Que Moliterni ait ou non « entrav(é) que dalle » ne change rien au fait qu’au début des années 1980, la face publique et internationale de Tezuka, présentée par l’auteur et sa compagnie, était celle d’un auteur de dessins animés, une sorte de Walt Disney nippon. Certaines de ses séries commerciales comme "Astro Boy" et "Kimba the White Lion" avaient très bien marché aux Etats-Unis et dans plein d’autres pays. Ses films plus expérimentaux passaient dans tous les festivals d’animation. Donc oui, c’était plutôt Tezuka l’animateur qui était mis en avant à cette époque.

        Quand je dis que les fans ont voulu avoir accès aux bandes dessinées d’origine, je ne fais pas référence aux fans de Tezuka mais aux fans de dessins animés japonais de l’époque. On aime bien « Goldorak » ? On aimerait voir du Go Nagai. On apprécie « Dragon Ball » ? On demande à lire la BD de Toriyama. Les premiers mangas publiés en France à la fin des années 1980 et au début des années 1990 avaient presque toujours engendré un dessin animé : « Akira », « Dragon Ball », « Video Girl », « Ranma 1/2 »…

        Par rapport au « Cri qui tue », je crois que tu sous-estimes la diffusion de cette revue. Pour ma part, je l’achetais chez mon marchand de journaux, pas en librairie spécialisée BD. Il me semble que tu te méprends au sujet du numéro de commission paritaire. Il n’est pas nécessaire d’en avoir un pour qu’une revue soit diffusée en kiosque, que ce soit par les N.M.P.P., les M.L.P. ou un autre système comme la diffusion directe mise en place par Elvifrance pour ses pockets. Le numéro de commission paritaire donne certains avantages postaux (et fiscaux ?) mais ce n’est pas un blanc-seing pour être diffusé en kiosque.

        Sinon, cette expression un peu démago « ne prenez pas nos lecteurs pour des billes », j’ai l’impression que tu aimes bien l’utiliser, non ?

        François Corteggiani a rencontré Tezuka à Angoulême en 1982, mais aussi Jean Giraud/Mœbius, que Tezuka fit inviter au Japon. Dans la BD que Tezuka a consacrée à son séjour à Angoulême, il se représente en train de signer des livres à un stand japonais en compagnie de Yoshihiro Tatsumi (également publié dans « Le Cri qui tue »). Par la suite, le Japon fut pays invité en janvier 1991, date à laquelle parut le livre de Thierry Groensteen « L’Univers de mangas ». Si c’est à cela que tu fais allusion quand tu dis qu’il « mit la BD japonaise en avant à Angoulême », ce n’était pas « presque vingt ans » après la venue de Tezuka, mais juste neuf.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 février 2012 à  08:21 :

          Cher Jean-Paul,

          Tu m’appelles « monsieur » maintenant ? J’ai vraiment dû te vexer sans le faire exprès. Reprenons ce que tu m’objectes.

          Non, non. C’était juste une déférence bien justifiée. Je n’oublie pas l’autorité qui est la tienne, et ceci n’a rien d’ironique.

          Que Moliterni ait ou non « entrav(é) que dalle » ne change rien au fait qu’au début des années 1980, la face publique et internationale de Tezuka, présentée par l’auteur et sa compagnie, était celle d’un auteur de dessins animés, une sorte de Walt Disney nippon.

          Je ne le conteste pas. Il est invité à ce titre à Annecy à peu près à la même époque (il revient d’ailleurs plusieurs fois en France).

          Quand je dis que les fans ont voulu avoir accès aux bandes dessinées d’origine, je ne fais pas référence aux fans de Tezuka mais aux fans de dessins animés japonais de l’époque. On aime bien « Goldorak » ? On aimerait voir du Go Nagai. On apprécie « Dragon Ball » ? On demande à lire la BD de Toriyama. Les premiers mangas publiés en France à la fin des années 1980 et au début des années 1990 avaient presque toujours engendré un dessin animé : « Akira », « Dragon Ball », « Video Girl », « Ranma 1/2 »…

          Ils étaient alors une poignée et plutôt mal vus, notamment par une certaine... Ségolène Royal qui a fini par avoir la peau de Dorothée, on s’en souvient. Dans les milieux autorisés de la BD (je pense aux fameux Cahiers, aux fanzines...), la BD japonaise n’existe pas.

          Par rapport au « Cri qui tue », je crois que tu sous-estimes la diffusion de cette revue. Pour ma part, je l’achetais chez mon marchand de journaux, pas en librairie spécialisée BD.

          Je reconnais mon erreur sur ce point. J’ai écrit trop vite, comme c’est souvent le cas dans les forums. Il fallait que son éditeur, Atoss Takemoto, soit japonais, soutenu par le librairie suisse Rolf Kesselring, pour que cette folie soit possible. Tout cela est d’ailleurs très bien documenté aujourd’hui

          Il me semble que tu te méprends au sujet du numéro de commission paritaire. Il n’est pas nécessaire d’en avoir un pour qu’une revue soit diffusée en kiosque, que ce soit par les N.M.P.P., les M.L.P. ou un autre système comme la diffusion directe mise en place par Elvifrance pour ses pockets. Le numéro de commission paritaire donne certains avantages postaux (et fiscaux ?) mais ce n’est pas un blanc-seing pour être diffusé en kiosque.

          Je suis d’accord avec ceci à une nuance près, car je l’ai moi-même expérimenté : quand tu es une revue étrangère -ici la revue est suisse- les tarifs sont considérés comme "import" et bien plus largement chargés de coûts de diffusion par les diffuseurs. Par ailleurs, le directeur de publication est domicilié au Japon, ce qui rendait impossible l’attribution du fameux numéro que la commission prétendait refuser à (A Suivre) à la même époque, si mes souvenirs sont bons.

          Sinon, cette expression un peu démago « ne prenez pas nos lecteurs pour des billes », j’ai l’impression que tu aimes bien l’utiliser, non ?

          Allons, allons, tout de suite les grands mots : "démagogue", pour l’usage d’une expression familière même pas insultante. En fait, c’est moi qui ait du te vexer. Si c’est le cas, pardonne-moi.

          François Corteggiani a rencontré Tezuka à Angoulême en 1982, mais aussi Jean Giraud/Mœbius, que Tezuka fit inviter au Japon. Dans la BD que Tezuka a consacrée à son séjour à Angoulême, il se représente en train de signer des livres à un stand japonais en compagnie de Yoshihiro Tatsumi (également publié dans « Le Cri qui tue »). Par la suite, le Japon fut pays invité en janvier 1991, date à laquelle parut le livre de Thierry Groensteen « L’Univers de mangas ». Si c’est à cela que tu fais allusion quand tu dis qu’il « mit la BD japonaise en avant à Angoulême », ce n’était pas « presque vingt ans » après la venue de Tezuka, mais juste neuf.

          OK, je m’embrouille dans les dates. Mais Le Cri qui tue paraît en 1978, soit 13 ans avant 1991. L’introduction des BD japonaises en Europe vient d’Italie, au début des années 1970, soit une vingtaine d’années auparavant. Tezuka est invité (probablement par Moliterni, poussé par Koseï Ono) en 1982...

          Quand je parle de cette méprise de la BD japonaise, je fais allusion aux Mémoires de Pierre Pascal, alors directeur du Festival et qualifié en 1981 de "pape de la BD" par Le Monde. Le vainqueur de "La Tête et les Jambes" ignorait que Tezuka était un immense auteur de BD. Quand on feuillette Le Cri qui tue, aucune mise en avant spéciale n’est d’ailleurs faite, y compris pour Tatsumi. Ce qui est évident pour Takemoto ne l’est pas pour nos spécialistes de BD -toutes les encyclopédies des années 1970 et début des années 1980 l’ignorent. Qu’on ne vienne pas me dire qu’on a déroulé le tapis rouge aux Japonais avant les années 1990 et le succès d’Akira...

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          • Répondu par David Yukio le 2 février 2012 à  18:43 :

            Bonjour,

            Je me permets d’apporter mon grain de sel à la discussion puisqu’on fait référence à mon blog www.japon.canalblog.com ; merci au passage, ça fait toujours plaisir de voir son "travail"" reconnu.

            D’après mes recherches, c’est dès les années 60 voir 50 que des mangas de samouraïs ont été traduits en France dans la revue "Budo Magazine Europe" http://japon.canalblog.com/archives... puis, ça a continué pendant trois ans dans la nouvelle formule de ce magazine au début des années 70 http://japon.canalblog.com/archives...

            Et peut-être que quelqu’un ici pourra m’aider, mais j’ai trouvé dans un article http://japon.canalblog.com/archives... qu’à la fin de l’année 1970 une exposition sur les mangas avait eu lieu, organisée par Kosei Ono et Claude moliterni à Paris ! C’est bien en 1970 et pas à la fin des années 70... Je suis preneur de toute info sur cet évènement qui semble être oublié...

            Si ça vous intéresse, j’ai scanné et recopié sur mon blog les articles parus dans les années 70 dans Phénix et dans les années 80 dans la revue "Les cahiers de la bande dessinée". Il y a aussi un historique plus complet ici sur tout ce que j’ai pu trouver sur l’arrivée des mangas et animes en France : http://japon.canalblog.com/archives...

            David Yukio

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          • Répondu par David Yukio le 2 février 2012 à  19:21 :

            Ah, dernière chose, je recherche aussi des infos sur la version de Mangazone des années 80... extrêmement difficile à avoir.

            Répondre à ce message

            • Répondu le 15 février 2012 à  00:11 :

              Et peut-être que quelqu’un ici pourra m’aider, mais j’ai trouvé dans un article http://japon.canalblog.com/archives... qu’à la fin de l’année 1970 une exposition sur les mangas avait eu lieu, organisée par Kosei Ono et Claude moliterni à Paris ! C’est bien en 1970 et pas à la fin des années 70... Je suis preneur de toute info sur cet évènement qui semble être oublié...

              J’interroge aujourd’hui Kosei Ono.

              Répondre à ce message

              • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 20 février 2012 à  15:13 :

                Kosei Ono me confirme qu’il a nullement contribué à cette exposition.

                Répondre à ce message

                • Répondu par David Yukio le 20 février 2012 à  20:36 :

                  ARGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGH !

                  Mais c’est quoi cette embrouille ? Les articles que j’ai lus dans Phénix étaient pourtant clairs...

                  Ok, je viens de les relire et, au vu du dernier message, il faut comprendre que cette exposition a été organisée uniquement par claude Moliterni. Il a exposé des extraits de mangas mais sans légende, sans nom ni titre et que c’est seulement après cette exposition que Kosei Ono aurait travaillé avec lui...

                  Merci pour ton aide Didier, j’attendais une autre réponse mais c’est mieux que rien.

                  Au fait Didier, j’ai trouvé sur Internet une adresse au japon qui serait celle de Kosei Ono. Je lui ai écrit mais je n’ai pas eu à ce jour de réponse, sais-tu s’il a bien reçu ma lettre (mon nom de famille est Dubois) ?

                  Est-ce que tu pourrais demander à Kosei Ono s’il sait quand précisément a eu lieu cette exposition ? Si oui, j’essaierai de consulter des journaux de cette époque à la Bibliothèque de France.

                  Cordialement,

                  David Yukio

                  Répondre à ce message

  • Lewis Trondheim a signé une lettre ouverte qui pose plein de bonnes questions sur le festival d’Angoulême (rien d’exceptionnel mais ça fait du bien de voir un auteur évoquer tout ça ouvertement) :

    http://lecomptoirdelabd.blog.lemond...

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