Casterman lance Pandora, une nouvelle revue de bande dessinée

4 mars 2016 0 commentaire
  • En lançant une revue en librairie, "Pandora", qui se destine à publier des récits courts des meilleurs auteurs contemporains, Casterman a l'ambition d'explorer des "formes nouvelles" de bande dessinée.

Le lancement est prévu pour le 13 avril prochain. "Tous les lecteurs, tous les auteurs, tous les éditeurs et tous les libraires s’accordent à dire qu’il manque aujourd’hui une revue de bande dessinée qui permette d’explorer des formes nouvelles, non seulement pour les auteurs en devenir mais aussi pour des artistes confirmés ; un support qui reste accessible à la lecture d’un public non bédéphile mais curieux de dessins et d’histoires ; un support qui permette de nourrir d’un souffle nouveau le segment du divertissement. "

Telle est la profession de foi de Benoît Mouchart, le rédacteur en chef de ce nouvel organe qui se présente comme un mensuel de 264 pages au format 18 x 24 cm (le format des romans graphiques), composé d’histoires courtes signés d’auteurs connus et un peu moins connus.

Déjà la couverture -où un singe roule une pelle à un robot- est signée Bastien Vivès. Mais le sommaire annonce d’autres auteurs réputés : Alfred, Bajram, Götting, Mattotti, JC Menu, Killofer, Loustal, J.-L. Tripp... aux côtés de signatures étrangères prestigieuses : Otomo, Spiegelman,...

La formule n’est pas nouvelle : avec Papier cornaqué par Lewis Trondheim et Yannick Lejeune, les éditions Delcourt publiaient aussi une revue-livre assimilable aux "mooks" qui, de plus en plus, peuplent nos kiosques. [1]

Il semble que Pandora, qui emprunte son nom à une femme que Corto Maltese rencontra dans La Ballade de la Mer salée (la référence à la revue (A Suivre), créée en 1978 autour de la personnalité d’Hugo Pratt, voici bientôt 40 ans, est patente), se veut dans une démarche plus qualitative. Quelque chose dans la lignée du très hype Raw de Françoise Mouly et Art Spiegelman qui révéla à l’Amérique la plupart des grands auteurs européens contemporains ? Pourquoi pas ? Réponse le 13 avril prochain.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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[1"Mook" vient de la contraction des mots anglais "Magazine" et "Book". Il s’agit soit d’un livre distribué au travers du circuit presse, comme ces nombreuses monographies sur Tintin, Astérix, Blake et Mortimer et Lucky Luke que l’on voit fleurir ces dernières années, soit une revue-livre distribuée dans le circuit librairie.

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