Imperium - Par Joshua Dysart - Doug Braithwaite - Scot Eaton - Bliss Comics

20 novembre 2017 0 commentaire
  • L'ascension destructrice d'un super-vilain contre le système en place. "Imperium" trouble le lecteur et questionne les conflits de notre monde contemporain. Un Comics qui consomme une sacrée dose d'adrénaline.

Toyo Harada représente le "psiotique" le plus puissant du monde. Capable d’améliorer les capacités mentales d’autrui, il crée la Fondation secrète Harbinger et forme de potentiels psiotiques à l’échelle mondiale.

Son but : éliminer la méchanceté et reconstruire un nouveau monde sur de meilleures bases. Pour le salut de l’humanité ? Contre toute attente, pas le moins du monde, car pour atteindre ses objectifs, aussi justes et nobles soient ses causes, l’individu est prêt à toutes les abominations.

Imperium se concentre sur le parcours d’un méchant qui tente de gérer le monde à son image. L’approche narrative mise en place par Joshua Dysart est clinquante. Sans réellement apporter de réponse quant aux conflits et aux disparités entre les pauvres et les riches, son objectif consiste principalement à questionner le lecteur et à le faire réfléchir. Bien qu’Imperium privilégie les rôles masculins, la gente féminine n’est pas en reste. Celle-ci parvient à tenir tête, plus spécialement l’une d’elle : Angela Peace, une scientifique, ravissante de surcroit, avec un petit air félin dans le regard et une sacrée répartie.

Doug Braithwaite démontre une nouvelle fois l’éventail de ses qualités graphiques. Le dessinateur, déjà croisé sur Book of Death et Bloodshot U.S.A. impressionne par sa justesse. Nous retrouvons pour ce titre d’autres dessinateurs qui se partagent chacun un chapitre : Scot Eaton, Cafu et Khari Evans. Eaton enrichit nettement le récit par son trait agressif proche de l’esthétique du jeu vidéo. Cafu et Khari Evans se démarquent également grâce à un mode opératoire plus moderne, usant des effets "Photoshop". Les lecteurs ne risquent toutefois pas d’être choqués par les différences graphiques qui restent dans le même registre fluide et lisible.

La fin d’album est agrémentée d’une galerie d’illustrations plutôt remarquable. Un rapport qualité / prix satisfaisant : pour une trentaine d’euros à l’achat, ces 400 pages d’Imperium valent leur investissement.

Imperium - Par Joshua Dysart - Doug Braithwaite - Scot Eaton - Bliss Comics
©Scot Eaton / Bliss Comics

(par Marc Vandermeer)

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Imperium. Scénariste : Joshua Dysart. Dessinateurs : Doug Braithwaite, Scot Eaton, Cafu, Khari Evans. Éditeur : Bliss Comis Collection Valiant. 440 pages. Sortie : le 12 octobre 2017. Prix : 35 euros.

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