Jacques Terpant ("Le Royaume de Borée") : « À quoi sert-il d’aller chercher l’inspiration dans un roman si c’est pour n’en produire qu’une écume ? »

13 juin 2014 75 commentaires
  • Conclusion de la seconde adaptation des romans de Jean Raspail, "Le Royaume de Borée" s'intéresse à nos racines historiques mais aussi sociétales. Terpant en profite pour évoquer les difficultés du métier d'auteur, qui ont poussé certains de ses amis à jeter l'éponge...

A la différence des Sept Cavaliers, le récit du Royaume de Borée s’étale sur plusieurs générations. Comment vous retrouvez-vous dans cette filiation d’une quête et la prolongation d’une protection ?

Jacques Terpant ("Le Royaume de Borée") : « À quoi sert-il d'aller chercher l'inspiration dans un roman si c'est pour n'en produire qu'une écume ? »

Sept Cavaliers est une sorte de conte, la période n’est pas définie, la géographie non plus. C’est une parabole : la ville, qui n’est pas nommée, c’est l’Europe, Ce n’est sans doute pas un hasard si, dans la période que l’on traverse, ces trois livres drainent toujours de nouveaux lecteurs. Le Royaume de Borée s’inscrit dans l’Histoire, la géographie et le temps, même si la principauté de Valduzia est fictive. La Famille Pikkendorff qui traverse ce récit débutant au 17e siècle et se terminant de nos jours, sont des personnages qui transmettent, c’est pour moi le sujet du livre : qu’est-ce que l’on transmet à ceux qui nous suivent ?

Si le second tome du Royaume mettait en place un groupe en parallèle de celui des Sept Cavaliers, la fin du T2 et le T3 présente finalement des individualités fortes, comme celle du général et du Petit Homme. Est-ce que le Royaume est finalement la concrétisation du besoin d’exploration de l’homme ?

Cette envie d’aller voir plus loin, c’est l’essence même de l’humanité, ce désir d’aller voir de l’autre côté doit être le propre de l’homme, plus que le rire. La Borée représente cet inconnu qui attire les aventuriers de toutes les époques. La notion de frontière présente dans l’album (surtout les deux premiers tomes) n’est pas la limite entre deux états, mais une frontière de « western », celle qui se déplace avec l’homme qui avance, au fur et à mesure où l’inconnu recule, Le Royaume de Borée serait un « eastern ». Il y a une race d’homme comme cela qui se jette dans l’inconnu, « les explorateurs » ; à la préhistoire un homme devait avoir envie d’aller voir de l’autre côté de la montagne, ensuite leurs noms jalonnent l’histoire de l’humanité. Les Pikkendorff, au moins ceux des deux premiers tomes appartiennent à ce type d’aventuriers...

Ce tome 3 inscrit plus profondément le récit dans les faits historiques : les guerres napoléoniennes, la Seconde Guerre mondiale, etc. Mais derrière cet ancrage de l’Histoire, c’est la déliquescence des cultures qui est évoquée…

Effectivement, plus le récit avance, plus l’Histoire est présente. Le Royaume retrace la découverte d’une conquête de territoire ; ensuite la civilisation submerge tout, comme ce fut le cas partout. Ce n’est pourtant pas ainsi qu’on a tendance à vouloir l’expliquer aujourd’hui, parce que la civilisation occidentale hégémonique est une sorte d’ogre pour les peuples moins développés. Le contact entre des populations qui ont un écart dans le temps, allant parfois de 500 ou 2000 ans lorsqu’ils se rencontrent, est toujours fatal à celui qui est le plus faible. Jean Raspail fut pendant 20 ans un spécialiste de ces peuples au bord de l’évanouissement, et il a une formule très juste : « Tout peuple qui ne s’adapte pas meurt, tout peuple qui s’adapte meurt aussi. »

La nature prend bien entendu une place prépondérante dans tout le cycle. On sent que vous prenez un grand plaisir à mettre en scène ces milieux naturels. Comment vous documentez-vous pour obtenir ce degré de réalisme ?

Ce type de dessin est très naturel chez moi. Je suis originaire de la campagne, j’y vis toujours, en pleine nature ; j’appartiens « historiquement » au milieu rural, quinze générations des miens m’ont précédées là où je vis. Pourtant, ce monde des paysans a disparu. Il fut aussi celui des ouvriers, des journaliers, des propriétaires, des notaires, etc. Il fut balayé entre la fin du 19e siècle et le milieu des années 1960. En ce sens, « le Petit Homme », c’est moi, car je proviens aussi d’un monde éteint.

Ce tome 3 dévoile en effet ce fameux « Petit Homme » qu’on devine à peine dans les deux premiers tomes de la trilogie. Est-ce, selon vous, une des grandes qualités de l’écriture de Jean Raspail, que de pouvoir ainsi étirer un mystère sur d’aussi longues séquences, sans faire appel nécessairement à de grands effets fantastiques ?

Oui bien sûr, le fantastique n’est jamais très loin. Le lien entre les « Pikkendorff » depuis le 17e siècle jusqu’au deux derniers tomes en 1939-45 (eux non plus ne franchissent pas le 20e siècle) tient de ce registre. C’est une vision un peu chamanique du lien avec la nature, sur lequel j’ai sensiblement insisté et avec lequel je termine ce livre. J’évoque ici les vols de bernaches, qui d’après Jean Raspail, lisent dans le cœur des hommes. Ce n’est pas d’une grande rigueur scientifique, mais qui sait...En tout cas, elles s’envolent encore pour conclure ces trois tomes.

Alors que vous aviez prévu initialement de réaliser cette adaptation en quatre tomes, vous terminez celle-ci avec ce tome 3, en travaillant sur 62 pages à la place de 54. Pourquoi ce revirement ?

C’est une demande de l’éditeur de privilégier un cycle de trois comme Sept Cavaliers. J’ai accepté en augmentant le nombre de pages du tome 3 ; il y avait dans le roman une digression américaine (le moment où Souzda écrit ses mémoires), c’était un peu hors récit, trop long à l’intérieur d’un titre et trop court pour un album. J’ai utilisé une pirouette de scénario pour la remplacer.

Nous avons appris récemment le départ de Marya Smirnoff des éditions Delcourt, alors que l’éditrice avait été reprise en même temps que le fond Laffont. Il semble d’ailleurs que vous soyez un des derniers auteurs de ce transfert encore en activité chez Delcourt. Peut-on dire que la greffe du fond Laffont n’a pas pris chez Delcourt ?

Le label Laffont était vraiment le reflet du goût de sa créatrice Marya Smirnoff. Il suffit de citer les auteurs pour le comprendre : Serpieri, Breccia, Tillier, Ricci, Dorison ; Dufaux, Federici et moi entre autres. Les auteurs de ce catalogue à thèmes revendiquent « le goût du dessin », le réalisme, l’aventure, etc. Si je fais un bilan personnel, je suis plutôt très satisfait de la façon dont Delcourt a réalisé Sept Cavaliers. Mais je dois avouer que quasiment tous les auteurs sont partis après la fin de leur contrat ; sans la présence de Marya Smirnoff qui avait conçu ce catalogue, cela n’avait sans doute plus grand sens.

Vous avez donc signé chez Glénat pour vos prochains albums. Qu’est-ce qui vous a attiré chez eux ?

Les éditions Glénat m’avaient approché plusieurs fois après Sept Cavaliers. J’avais un sujet qui leur convenait parfaitement : cela se déroule en 1764 sur les bords du Mississippi, au moment où La France abandonne l’Amérique. On a jamais vraiment montré cet immense monde franco-indien (20 états américains), le contraire absolu de l’Amérique anglo-saxonne qui a suivi. Les éditions Glénat et l’Histoire, c’est un vieux mariage ; quand ils ont lu le scénario, ils m’ont dit « ça, c’est nous. » Cela s’appellera Le Capitaine perdu (en deux tomes).

Allez-vous tout-de-même continuer vos adaptations de romans de Jean Raspail ? Trouvez-vous que la forme de trilogie convient bien à l’élaboration d’un univers, tout en tenant compte des désidératas du marché (et des lecteurs) ?

Les lecteurs de Jean Raspail se reconnaîtront dans le Capitaine perdu, car il a évoqué ce moment dans un de ses livres. Il me prête d’ailleurs un de ses personnages (un Pikkendorff ) qui y tient un petit rôle. Concernant l’adaptation de roman, je pense que la forme a peu d’importance, l’erreur est d’en faire un digest. Cette erreur du concentré reflète la tendance actuelle lorsque la bande dessinée se tourne vers le roman. Dans les meilleures adaptations que j’ai lues, comme celles de Tardi, les auteurs avaient pris le temps et la place. À quoi sert-il d’aller chercher l’inspiration dans un roman, par définition, dense et riche, si c’est pour n’en produire qu’une écume.

Nous avons appris récemment que votre ami Philippe Bonifay arrêtait la bande dessinée. Il n’est d’ailleurs pas le seul à devoir se résoudre à cette extrémité (Malnati, Maïorana, etc.)

La surproduction demeure un gros problème ! Tout est noyé. C’est une évolution, due entre autre à celle des techniques ; imprimer des livres ne coûte plus très cher, si on est un gros éditeur. L’imprimeur belge Lesaffre (qui fait les miens), les livre aux alentours de 90 centimes l’un. Le calcul est vite fait : n’importe quel livre devient rentable si l’auteur est très peu payé, même avec des chiffres qui représentaient autrefois un flop. Il suffit de multiplier le nombre et on gagne des bricoles sur beaucoup de livres. C’est la multiplicité qui rapporte, et non plus le succès de quelques- uns. L’effet est démultiplié si on rajoute à cela la cavalerie de la diffusion (qui est souvent la même boîte que l’éditeur). C’est une économie à court terme, sans grande perspective, mais aujourd’hui quelle économie pourrait se targuer de viser à long terme ?

Les caractéristiques de la production actuelle entraîneraient-elles la paupérisation des auteurs ? Faut-il donc être ascète pour vouloir continuer à faire de la bande dessinée aujourd’hui ?

En quittant le monde de la presse, l’album a endossé l’économie du livre classique, celle des écrivains, et écrivain n’a jamais été un métier, mais un complément. Ce qui justifie un part des abandons, c’est que certains styles de dessin sont longs donc plus onéreux. Ils représentent des investissements moins prisés face à ce qui est poussé aujourd’hui, du dessin plus enlevé, plus hâtif... C’est d’abord un dictat de l’économie, mais je suis étonné que la presse justement ne relève jamais ce point. On nous présente cela en permanence comme un souci d’évolution des auteurs qui se dirigent vers un dessin plus spontané, comme si c’était purement par « recherche artistique » d’une voie nouvelle. Il y a une part de vrai, mais c’est d’abord une adaptation à une économie, et cela n’est jamais dit. La bande dessinée est très représentative de l’économie de ce début de siècle : un capitalisme impitoyable mais qui a épousé le discours de son adversaire. On s’ouvre aux dessinateurs de l’Est : on ne va pas chercher de la main d’œuvre pas chère, on ouvre de nouvelles pistes de création avec le roman graphique. On oublie de dire que c’est pour essayer de se libérer de l’usage de payer les auteurs à la planche, qui est je le disais plus haut le dernier poids financier qui pèse sur un livre, l’impression n’en étant plus un. Mais ce n’est pas propre à la BD, c’est le 21e siècle qui est ainsi.

Suite à cette analyse, comment envisagez-vous votre avenir personnel ?

Je ne crois pas qu’il faille déserter pour cela. D’abord parce que les éditeurs pour qui je collabore jouent le jeu de la rémunération du travail. Ensuite, parce que j’ai la chance d’avoir un lectorat assez fidèle en face de moi. Parfois on le rate, car dans la multitude et l’ absence de communication, ils peuvent ne pas vous voir, mais ils vous retrouvent généralement par la suite. Le premier tome de Sept Cavaliers est paru en 2008 et j’en vends toujours régulièrement à des personnes qui le découvrent. Je fais donc ce que je crois devoir faire, je n’ai jamais cherché à être « dans le ton ». Pour moi, le livre, par définition, s’inscrit dans le temps et la durée, c’est l’essence même de cet objet. Les tendances, les sujets « bien dans le moment » comme ceux que l’on fabrique pour être nommés dans les grands salons, se vautrent souvent bien lamentablement ; il faut faire ce que l’on croit devoir faire. J’ai un principe, que je ai entendu une fois dans la bouche de Jean-Luc Godart : « Je travaille pour les gens qui ont les mêmes goûts que moi ». Je demeure convaincu que cela prend encore plus de sens aujourd’hui.

Vous réalisez tout de même d’autres travaux à côté de la bande dessinée. J’imagine pour rejoindre la question précédente, que c’est avant tout par passion. De qui vient cette idée de regrouper ces dessins dans un album à paraître chez Sandawe ?

La bande dessinée est un travail de longue haleine. A contrario, l’illustration représente dès lors une pause formidable. J’aime beaucoup cela et j’ai eu l’occasion de travailler dans des domaines bien différents qui vont du livre classique à la publicité ou la jaquette de CD, de Paul Morand à Disneyland.

J’ai réuni tout cela sous la forme de ce que j’ai appelé un « imagier » en référence à celui de l’un des premiers peintres illustrateurs : Henri Rivière. Le livre sera structuré par thèmes : la nature, les portraits, le monde de Raspail, l’érotisme, la pub, etc.

Les techniques sont également fort diverses : du croquis à la sanguine, à l’aquarelle très finie, en passant par le dessin à la plume. Je n’ai écrit que la préface, car j’estime qu’on ne commente pas ses propres dessins. Mais quelques grandes plumes de notre monde ou du livre en général présenteront chaque thématique.

J’ai accepté la proposition de Sandawe de tenter l’expérience du crownfunding pour l’éditer. C’est une piste intéressante qui, je crois, est bien adaptée à ce type d’ouvrage abandonné par les éditeurs classiques. Par son accueil, le public se montre d’ailleurs très favorable à cet Imagier, ce qui conforte Sandawe dans l’idée de tenter l’aventure.

(par Charles-Louis Detournay)

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75 Messages :
  • Comme il explique clairement la situation des auteurs aujourd’hui ! Sans plainte ni rage , mais avec simplement une vision lucide et pragmatique de la situation ! Un vrai professionnel.

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  • 90 centimes à la fabrication pour un album vendu 14,50 € TTC.
    À quoi correspondent les 13,6 € ?
    La part actuelle d’un auteur est de 8 à 12% sur le prix HT.
    Pourquoi ne pas revoir la répartition des coûts par postes et augmenter la part auteur ?
    Cela réglerait peut-être (en partie) la question des 8% RAAP.
    Il ne faut pas renoncer à ces 8% mais demander des États Généraux de l’édition afin de tout remettre à plat et repartir sur des bases saines.

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    • Répondu le 16 juin 2014 à  10:39 :

      faut-il le rappeler ? l’augmentation de cette cotisation pour la retraite complémentaire ne se limite pas aux seuls auteurs de bande dessinée, mais aux auteurs en règle générale, dont les illustrateurs.
      la question de base ici devrait rester : sur quoi se fonde cette augmentation imposée à des gens pour leur bien (sous entendu, nous étions trop stupides pour en avoir conscience nous-mêmes), par quelqu’un qui affirme dans un même temps que le système fonctionne bien tel qu’il est.
      une autre question : comment justifier 20,5% de cotisations sociales diverses sans même fournir de sécurité (de revenue) aux cotisants en question ?
      l’exigence pour une meilleure répartition des revenus générés par le travail d’édition est nécessaire. mais j’ai du mal à saisir pourquoi certains désirent lier les 2 sujets. il me semble que c’est un mauvais service à rendre à ce mouvement que de diviser l’ensemble des gens assujettis à cette taxe.

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      • Répondu le 16 juin 2014 à  11:00 :

        La part qui doit revenir aux auteur sur la vente du livre est devenue trop faible parce qu’elle ne correspond plus à la réalité. C’est valable pour tous les auteurs de livres ? Les éditeurs et diffuseurs profitent à fond de la situation actuelle.
        Si vous augmentez le pourcentage, vous augmenterez mécaniquement les revenus. En échange de cotisations il est obligatoire d’obtenir des droits supplémentaires.
        Au contraire, tout est lié.
        Et il faut des États Généraux de l’édition pour revoir les répartitions et les rôles.
        C’est même urgent si on tient compte de ce qui est en train de se discuter à Bruxelles sur l’avenir du Droit d’Auteurs.

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        • Répondu le 16 juin 2014 à  13:27 :

          je crois que nous n’avez pas compris mon intervention.
          que font les illustrateurs presse également assujettis à ces cotisations ?
          prôner votre solution comme étant LA solution revient :
          - à donner raison à cette augmentation indue (alors que si les auteurs souhaitent cotiser à hauteur de 8%, ils peuvent d’ores et déjà le faire)
          - à abandonner à leur sort ceux qui sont plus orientés,pour résumer brièvement, MAISON DES ARTISTES (édition presse) que AGESSA (édition livre).
          ou alors, est-ce à dire que vous justifiez le chacun pour soi de certains internautes intervenus précédemment ?
          suis-je naïf !

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          • Répondu le 16 juin 2014 à  14:04 :

            Il faut que les éditeurs contribuent à payer ces 8%. A SOFIA peut prendre en charge une partie. Parce que les auteurs les moins fortunés qu’ils travaillent pour la presse ou l’édition en auront besoin.
            En refusant de la payer ou en remettant la chose à plus tard, vous faites le jeu des éditeurs qui profitent déjà de la surproduction. Vous remarquerez que pour l’instant, ils ne proposent pas d’aider les auteurs. Suis-je naïf ?

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            • Répondu le 16 juin 2014 à  14:18 :

              Et j’ajoute que les éditeurs n’ont aucun intérêt à voir changer le système parce qu’ils sont gagnants à tous les coups. Si l’album est un succès, c’est la jackpot pour eux aussi. Si l’album n’est pas un succès, ils ne perdent pas grand chose comparativement à l’auteur.

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            • Répondu par Sergio SALMA le 16 juin 2014 à  14:37 :

              Vous pouvez pas savoir à quel point. Si vous ne savez rien de rien, au moins n’écrivez pas. Franchement c’est pas que vous êtes naïf c’est juste que vous ne comprenez rien , vous mélangez tout . C’en est presque drôle.

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  16:14 :

                Vous êtes belge, qu’est-ce que vous en avez à faire de la retraite complémentaire des auteurs français.

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            • Répondu le 16 juin 2014 à  14:39 :

              non, vous n’êtes pas naïf. "je" est "moi", pas "vous", si vous voulez bien essayer de comprendre.
              pendant que vous y êtes, relisez svp toutes mes remarques, auxquelles vous ne répondez pas à un seul instant, que ce soit au sujet du sort des illustrateurs presse (que vous le vouliez ou non, notre sort est commun) ou de la pertinence de l’augmentation de cette cotisation.
              quant à moi, je n’ai jamais remis en cause la nécessité d’une remise à plat de la redistribution (relisez) des droits en faveur des auteurs.
              je dis simplement que lier l’augmentation de la cotisation de la retraite complémentaire à une meilleure redistribution des droits d’auteur ne fait que le jeu de l’IRCEC, et des éditeurs.
              en effet, vous n’êtes certainement pas naïf.

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  16:06 :

                Mais si vous ne cotisez pas assez, vous n’aurez rien. L’idée de maintenir le principe actuel de cotisations par classes est un leurre pour la plupart des auteurs parce que rien ne garantit à un auteur âgé aujourd’hui de 30 ans qu’il gagnera plus demain pour pouvoir cotiser plus. Réfléchissez deux secondes, la plupart des auteurs ne feront jamais des succès.
                Les auteurs qui gagnent beaucoup peuvent se passer de cotiser 8% de plus parce qu’ils sont déjà en train de se protéger pour le futur, mais les autres, en ne cotisant pas plus maintenant se retrouveront lésés deux fois.
                Il faut la financer cette retraite complémentaire de façon à garantir une couverture à la majorité et pour la financer, il faut remettre à plat tout le système de répartition des droits sur les livres et pourquoi pas, imaginer comment la presse pourrait contribuer. Internet peut aussi devenir un moyen de ressource. On peut très bien imaginer une taxe sur les machines pour financer cette complémentaire.
                En s’attaquant à l’IRCEC, les auteurs s’attaquent aussi à leur futur.
                C’est le monde à l’envers, la plupart des auteurs se disent de gauche, refuse de gérer les droits collectivement et préfère la voie de l’ultra-libéralisme !

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  16:37 :

                Il y aurait un complot IRCEC-éditeur contre les auteurs ?

                Répondre à ce message

              • Répondu le 16 juin 2014 à  16:57 :

                Le jeu de l’IRCEC est de financer la complémentaire retraite des auteurs. Le jeu des éditeurs : ce n’est pas leur problème. Ils ont besoin d’auteurs qui travaillent, pas d’auteurs retraités.
                Il faut trouver comment mieux financer la retraite des auteurs, pas chercher à s’en passer. En ne liant pas les deux, vous faites le jeu des éditeurs et des auteurs fortunés qui s’en fichent de mettre de côté ce qu’ils ont déjà.

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  17:09 :

                que ce soit au sujet du sort des illustrateurs presse

                Les dessinateurs/illustrateurs presse doivent être payés en salaire, ils sont assimilés à des journalistes et sont la plupart du temps payés à la pige. Ils ont donc le chômage, la retraite, les congés maladie/maternité, la formation professionnelle etc...

                Ceux qui sont principalement dessinateurs/illustrateurs presse et qui sont payés en droits d’auteurs se font franchement avoir.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 16 juin 2014 à  18:12 :

                  Les coloristes aussi devraient être payés en salaire. Ce sont des techniciens, pas des auteurs.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Quentin le 17 juin 2014 à  04:15 :

                    Les coloristes aussi devraient être payés en salaire. Ce sont des techniciens, pas des auteurs.

                    Dans les bonnes maison ils sont payés en salaire.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 17 juin 2014 à  08:36 :

                      Dans les bonnes maisons, ils ne sont pas tous payés en salaire.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 17 juin 2014 à  14:31 :

                        Ils devraient l’être quand ce n’est pas le dessinateur lui-même qui fait les couleurs.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 17 juin 2014 à  20:23 :

                          Et si le dessinateur fait lui-même ses couleur, pourquoi ne se ferait-il pas payer cette partie en salaires ?

                          Répondre à ce message

                          • Répondu par Sergio SALMA le 17 juin 2014 à  21:47 :

                            Parce que l’éditeur n’est pas un employeur. Et qu’un auteur peut travailler avec 2, 3, 4 partenaires différents. Sortez de votre schéma idiot (dans ce cas-ci) du prolétaire et de son patron ; vous vous ridiculisez .

                            Répondre à ce message

                            • Répondu le 18 juin 2014 à  08:02 :

                              C’est vous qui êtes ridicule. La majorité des auteurs dépendent trop de leur éditeur pour pouvoir se prétendre "partenaire égal". Il y a un rapport de subordination. Du salariat déguisé et on retombe dans la combinaison patron-prolétaire. Un auteur peut travailler avec plusieurs éditeurs mais le même rapport asymétrique peut se répéter.

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                              • Répondu par Sergio SALMA le 18 juin 2014 à  10:19 :

                                Vous ne comprenez rien.

                                Répondre à ce message

                                • Répondu le 18 juin 2014 à  19:05 :

                                  Qu’on soit d’accord avec vous est la seule chose que vous puissiez comprendre.

                                  Répondre à ce message

                                  • Répondu par Sergio Salma le 19 juin 2014 à  09:04 :

                                    Ouh !Là !Là ! Non, j’espère que jamais, au grand jamais, on ne soit d’accord. Vous êtes tellement dans l’erreur , vos positions sont tellement extrêmes que l’idée d’être d’accord avec vous me donne des frissons. Les trolls sont des êtres anonymes qu’il faut apprendre à mépriser. Si vous ne signez pas, si vous n’êtes pas fier de ce que vous avancez, si vous avez peur de décliner votre identité, si vous préférez donner une opinion sans l’assumer c’est que vous êtes un faux-cul, un lâche ou un menteur(ou les trois en même temps). Pourquoi voudriez-vous que je sois d’accord avec une personne si éloignée de ma vision de la vie en société. Le ton acide de mes réponses à votre thèse est en grande partie conditionné par votre anonymat.

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                                    • Répondu le 19 juin 2014 à  13:41 :

                                      Batman, Zorro, Superman avec votre logique doivent des faux-culs aussi.

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                                      • Répondu le 19 juin 2014 à  15:38 :

                                        Un troll bouffon d’actuabd se prend pour Batman, Zorro et Superman. Le melon du troll.

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                                      • Répondu par Sergio Salma le 19 juin 2014 à  16:42 :

                                        Nous avons affaire à un justicier masqué ! Tout s’explique. On touche le fond mon cher Don Diego de la Vega.

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                • Répondu par Sergio SALMA le 17 juin 2014 à  19:31 :

                  Vous nous écrivez de quelle époque ? Vous êtes en 1965 ? Ici on est en 2014. Sinon ça va chez vous ?

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            • Répondu le 16 juin 2014 à  17:05 :

              naïf ? vous ? certainement pas ! je vais demander à ces éditeurs (presse, vous savez, comme dans quotidien, hebdomadaire, mensuel d’information ?) étrangers qui me fournissent 70% de mes revenus de prendre contact avec vous pour que vous leur expliquiez comment faire.
              n’oubliez pas de faire suivre vos coordonnées.
              merci de votre aide :)

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  18:25 :

                Si je demande des États Généraux de l’édition (livre-presse), c’est que je n’ai pas la solution. Je ne suis pas le SNAC BD avec ces solutions simples qui se prennent le mur à chaque fois. Quand je repense au combat pour la BD numérique, wha ! Quelle victoire pour les auteurs… ils sont tous rentrés dans le rang, même Lewis Trondheim qui gueulait pourtant assez haut qu’il ne cèderait pas. Là, le SNAC vient de se prendre le mur avec la RACD (suffit de lire leurs actus) et au lieu de chercher des alternatives, il continue de se buter genre Sud-Rail. Totalement débile et contre-productif.

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                • Répondu par Ludo le 16 juin 2014 à  22:35 :

                  Bravo, c’est très courageux de signer votre diatribe !

                  (ah, je m’aperçois que ce n’est pas signé... un oubli de votre part sûrement, je n’ose y voir de la lâcheté)

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                  • Répondu le 17 juin 2014 à  08:37 :

                    Ludo, c’est un pseudonyme ? Quel courage. Des Ludo, il y en a des tas sur la Terre.

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                    • Répondu par Ludo le 17 juin 2014 à  14:33 :

                      Mais moi je ne suis pas auteur et je ne lache pas mon fiel sur le SNAC BD et Lewis Trondheim bien caché derrière mon ordinateur, voilà la différence.

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        • Répondu par auteur le 16 juin 2014 à  13:30 :

          Si vous augmentez le pourcentage, vous augmenterez mécaniquement les revenus.

          Faux. L’à-valoir restera le même, donc ce sera le même revenu. La différence c’est qu’on pourra toucher des droits sur les ventes à partir de 8000 exemplaires vendus plutôt que 12000 aujourd’hui, et comme la grande majorité des livres vendus n’atteignent pas les 8000 ex/vendus, ça ne changera rien pour cela.

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          • Répondu le 16 juin 2014 à  14:12 :

            Un auteur doit vivre de ses droits pas de ses à-valoirs sinon, c’est malsain.
            Du salariat déguisé : on fait miroiter des pourcentages à la majorité des auteurs pour les payer moins cher et ils foncent tous tête baissée. Changeons le système : les éditeurs ont surtout besoin d’auteurs à plein temps pour faire des séries ou produire un album par an afin de fidéliser un lectorat, qu’ils payent leurs auteurs en salaires et qu’ils versent un intéressement aux bénéfices si les succès est au rendez-vous.
            Le système du droit d’auteur est une carotte qui joue sur l’optimiste aveugle et naïf de la plupart des auteurs.

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            • Répondu par Sergio SALMA le 16 juin 2014 à  16:06 :

              Là vous êtes carrément dingue. Sinon, pour un échange, signer le commentaire ça aide pour un éventuel dialogue( même de sourds).

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  18:15 :

                Puisque vous êtes si convaincu d’être dans le vrai. Allez expliquer aux députés européens que le droit d’auteur est moins dingue que le copyright. Parce que ce qui se joue risque de tourner à ça dans quelques années : des auteurs salariés et tous les droits aux éditeurs-producteurs.

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            • Répondu par auteur le 16 juin 2014 à  17:04 :

              Un auteur doit vivre de ses droits pas de ses à-valoirs

              Mais les à-valoirs sont des droits d’auteurs. Ce sont des droits d’auteurs versés à l’avance.

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              • Répondu le 16 juin 2014 à  18:08 :

                Il y a une nuance entre des droits à rembourser (avances) et des droits positifs (pas avance sur droits mais des bénéfices et/ou royalties). Vous comprendrez à la retraite lorsque vous n’aurez pas cotisé plus. Vous regretterez de n’avoir eu que des à-valoirs pour financer vos vieux jours.

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                • Répondu par auteur le 16 juin 2014 à  22:31 :

                  Il y a une nuance entre des droits à rembourser (avances)

                  Les à-valoirs ne sont pas des droits à rembourser, vous ne les remboursez jamais, même si le montant des ventes n’atteint pas le seuil, ils vous restent acquis. Les droits d’auteur comptent de la même façon dans la retraite que ce soit en à-valoirs ou pas, c’est le montant des droits généraux qui peut faire la différence, mais le point retraite reste le même.

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                  • Répondu le 17 juin 2014 à  08:35 :

                    Vous ne comprenez pas la nuance. Évidemment qu’un euro gagné reste un euro gagné que ce soit en salaire ou en à-valoir ou en droit positif mais le but est de gagner des droits pas de passer 15 ans à rembourser une avance à son éditeur. Le seuil de rentabilité d’un album n’est pas le même pour un auteur que pour un éditeur.

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                    • Répondu le 17 juin 2014 à  11:43 :

                      Un à-valoir correspond à un salaire pour exécuter un livre. L’à-valoir remboursé, le premier euro de droit d’auteur gagné ne correspond pas à un salaire mes a une rente ou un intéressement aux bénéfices, une prime. Quelque chose que vous gagnez sans travailler, le fruit de votre propriété. Si la plupart des auteurs ne peuvent espérer QUE vivre de leurs à-valoirs, autant qu’ils deviennent salariés et qu’ils abandonnent leurs droits aux éditeurs, ils seront mieux rémunérés. Mais la plupart des auteurs sont persuadés qu’un jour, ils feront un énorme succès. Les éditeurs profitent de cette situation.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu par Sergio SALMA le 17 juin 2014 à  15:40 :

                        Franchement, vous êtes fou ! Hahaha mais rigolo.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 17 juin 2014 à  20:25 :

                          Je ne suis pas fou, je provoque et polémique juste pour voir.

                          Répondre à ce message

                    • Répondu par auteur le 17 juin 2014 à  14:39 :

                      mais le but est de gagner des droits pas de passer 15 ans à rembourser une avance à son éditeur.

                      Mais avez-vous lu le message auquel vous répondez ? Les à-valoirs ne sont pas des droits à rembourser, vous ne les remboursez jamais. Les à-valoirs ne sont pas un salaire, ce sont des droits d’auteurs, générés par la vente de votre livre. La plupart des auteurs (surtout débutants) les touchent par avance, mais au bout de plusieurs albums, si les ventes le permettent, on peut se contenter des royalties du travail des années précédentes pendant que l’on écrit un nouveau livre, qui générera des droits d’auteurs à sa sortie etc...

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                      • Répondu le 17 juin 2014 à  20:18 :

                        Bien sûr que vous les remboursez puisque ce sont des avances. C’est vous qui ne comprenez pas ce que j’écris.

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                        • Répondu par Aka Françoise le 17 juin 2014 à  21:18 :

                          Bien sûr que vous les remboursez puisque ce sont des avances.

                          Les à-valoirs ne sont jamais remboursés, ils sont acquis, c’est une avance sur les ventes, mais même si les ventes sont en dessous du montant de l’avance, il n’y a pas à la rembourser, c’est contractuel.

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                        • Répondu par auteur le 18 juin 2014 à  00:44 :

                          Bien sûr que vous les remboursez puisque ce sont des avances. C’est vous qui ne comprenez pas ce que j’écris.

                          N’importe quoi, c’est comme quand vous êtes payé au début du mois plutot qu’à la fin, il n’y a pas de remboursement là dedans.

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                          • Répondu le 18 juin 2014 à  08:07 :

                            Et si vous n’avez pas rendu votre ouvrage, vous allez voir si cette avance n’est pas remboursable. Vous remboursez l’avance qui vous est donnée pour pouvoir faire l’ouvrage et ensuite, vous touchez VRAIMENT des droits. Il y a une nuance que vous ne saisissez pas ou ne voulez pas saisir. Probablement par orgueil.

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                            • Répondu par auteur le 18 juin 2014 à  21:31 :

                              Et si vous n’avez pas rendu votre ouvrage, vous allez voir si cette avance n’est pas remboursable.

                              Il n’y a que dans le cas ou vous ne faites pas le livre pour lequel vous avez reçu une avance qu’il faut remboursez, sinon il n’y a rien à rembourser contrairement à ce que vous affirmez stupidement depuis plusieurs messages. C’est un cas super rare, je n’en connais pas personnellement , ce que j’ai déja vu en revanche c’est des éditeurs qui en cours de réalisation changent d’avis et ne veulent plus éditer le bouquin (changement de directeur éditorial par exemple, de politique etc), dans ce cas les avances versés restent acquises et l’auteur peut proposer le bouquin ailleurs. Dans ce dernier cas l’auteur pourrait exiger que le livre soit publié car le contrat l’exige, mais le livre serait mal né et aurait peu de chance de trouver un large public.

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                              • Répondu le 19 juin 2014 à  07:18 :

                                Ce sont des à-valoirs, pas des primes à la commande. Vous remboursez votre avance en fonction des pourcentages de votre contrat et ensuite, vous commencez à faire des bénéfices. Le jour où votre éditeur vous payera en fixe et où vous toucherez des droits au premier album vendu, vous pourrez considérer que ce n’est plus une avance à rembourser. Négociez donc la totalité de l’avance en fixe. Vous allez voir si l’éditeur sera d’accord et s’il ne souhaite pas se rembourser sur les ventes.

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                                • Répondu le 19 juin 2014 à  11:53 :

                                  On vous dit que les à-valoirs ne sont pas remboursables, mais vous ne comprenez rien. Moi j’ai eu pour plusieurs albums un fixe à la page et des droits d’auteur dès le premier album vendu, mais c’était chez Dupuis, ils le font encore pour les albums prépubliés dans Spirou. Et tenez-vous le pour dit : ON NE REMBOURSE JAMAIS UN A-VALOIR ! Rembourser signifie rendre l’argent qu’on a touché.

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                                  • Répondu le 19 juin 2014 à  13:39 :

                                    Oui, mais le fixe à la page correspondait au paiement du passage en presse dans Spirou. Ce n’est pas de l’argent qui pousse dans la cave. Comme ça pour vous faire plaisir. Ce n’est pas du mécénat. Pour vous payer, l’éditeur est bien obligé de faire des bénéfices, non ? L’éditeur vous avance de l’argent pour faire l’album et se rembourse en fonction du jeu des pourcentages. Ou bien vous ne comprenez vraiment rien, ou bien vous le faites exprès. Si l’éditeur ne fait pas de bénéfice avec votre travail et qu’il vous publie à pertes, votre "collaboration" ne peut pas durer. Voilà ce que je veux dire par "rembourser". Si vous ne vivez que de vos à-valoirs, votre situation ne peut-être que précaire et si elle se maintient dans cette précarité, devenir, avec les temps qui courent encore plus précaire. C’est clair ou vous le faites exprès ?

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                                    • Répondu par auteur le 19 juin 2014 à  14:02 :

                                      L’éditeur vous avance de l’argent pour faire l’album et se rembourse en fonction du jeu des pourcentages. Si l’éditeur ne fait pas de bénéfice avec votre travail et qu’il vous publie à pertes, votre "collaboration" ne peut pas durer. Voilà ce que je veux dire par "rembourser".

                                      Il insiste le bougre, et il ne connait pas la signification du verbe "rembourser".Si l’éditeur ne fait pas de bénéfice avec mon travail et qu’il me publie à perte, je ne dois pas rembourser (càd rendre) l’argent qu’il m’a versé en avance, jamais, en aucun cas. LES A-VALOIRS NE SONT PAS REMBOURSABLES. Et prenez un dictionnaire pour comprendre le sens du verbe "rembourser".C’est clair ou vous le faites exprès ?

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                                      • Répondu le 19 juin 2014 à  15:56 :

                                        Si vous n’avez vendu aucun exemplaire, vous ne remboursez aucune avance à votre éditeur. Effectivement.

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                                      • Répondu le 19 juin 2014 à  16:22 :

                                        L’avance est remboursable mais si l’éditeur ne vend pas assez d’exemplaires, il ne se rembourse pas et vous n’avez pas à le rembourser mais il aura tout de même remboursé une partie de l’avance. Si vous êtes vexé à cause du mot "rembourser", choisissez "récupérer". L’éditeur récupère l’avance en fonction du jeu des pourcentages. Du moins, il l’espère.

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                                        • Répondu par un auteur le 19 juin 2014 à  18:59 :

                                          Enfin vous reculez. Effectivement il n’y a pas à rembourser un à-valoir, c’est une avance. Sur les ventes l’éditeur récupère le montant de cette avance, mais jamais on ne la rembourse. Je ne crois pas que Jacques Terpant soit heureux de l’allure des commentaires sous son interview (fort intéressante), mais malheureusement, quand un troll qui n’y connait rien veut donner des leçons aux auteurs, il faut répondre, ne serait-ce que pour que ceux qui lisent ces commentaires n’aient pas des idées fausses sur ce qui se passent contractuellement entre un auteur et son éditeur.

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                                          • Répondu par Je trouve que le 20 juin 2014 à  16:53 :

                                            çadevientdifficileàlireavecunmotparligne.

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          • Répondu par Sergio SALMA le 16 juin 2014 à  14:39 :

            Mais qu’est-ce que vous racontez ? N’y a-t-il pas un modérateur sur ce site ?!

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 16 juin 2014 à  17:32 :

              Cher Sergio, je ne vois pas ce qu’un modérateur peut faire das ce cas.

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  • Monsieur Terpant est un bon dessinateur, sérieux et appliqué. Je comprends sa lassitude face aux nouveaux arrivés qui cassent le marché (dessinateurs de l’est ou d’Asie, blogueurs habitués à faire des pages dans un style rapide et spontané), mais je suis sur qu’il se sentira bien chez Glénat, qui est un éiteur qui s’est toujours passionné pour la grande Histoire.

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    • Répondu par guerlain le 16 juin 2014 à  14:16 :

      messieurs les lecteurs, achetez français !
      exigez un label "auteurs français" sur vos livres !
      madame la ministre, il faut créer un label de qualité "made in france" pour les livres entièrement conçu en france, par des auteurs français, des imprimeurs français, des éditeurs français ;
      Haro sur les rosinski, zep, peeters, cauvin, hergé, franquin, van hamme, schuiten, pratt, peeters (l’autre) et autres qui viennent rogner les gommes francaises !

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    • Répondu par Sergio SALMA le 16 juin 2014 à  14:40 :

      Et quid des dessinateurs aux décors fouillés au trait fluide et spontané ?

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      • Répondu le 16 juin 2014 à  22:54 :

        Des coups de poings dans les nuages, pour tirer des avantages minimes sur un systême obsolète. Une imposition équitable et proportionnelle sur les revenus réels est la seule voie envisageable- dans l’immédiat.

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        • Répondu par Sergio SALMA le 17 juin 2014 à  00:19 :

          et en langage non crypté ça veut dire quoi ?

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          • Répondu le 17 juin 2014 à  08:40 :

            Qu’en France, l’imposition en BNC reste encore l’imposition la plus équitable pour un auteur. Le joli combat qui a mené les auteurs à pouvoir déclaré ses revenus en traitement et salaire est une belle arnaque. Mais vous êtes belge Monsieur Salma, cela ne vous concerne pas.

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            • Répondu par Sergio SALMA le 17 juin 2014 à  15:38 :

              Je ne suis plus en Belgique depuis plus de 10 ans mais soit. En réalité, je ne comprends pas pourquoi vous intervenez pour des taux d’imposition et des dénominations diverses puisque le souci pour la grande majorité des auteurs c’est qu’ils ne gagnent pas assez pour payer des impôts !

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              • Répondu le 17 juin 2014 à  20:26 :

                Et le souci d’une minorité des autres est d’ne payer trop ? Que le monde est mal fait !

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        • Répondu par Olive le 17 juin 2014 à  01:33 :

          Une imposition équitable et proportionnelle sur les revenus réels est la seule voie envisageable- dans l’immédiat.

          La plupart des auteurs bd ne paiyent pas d’impôts, ils ne gagnent pas assez pour ça.

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          • Répondu le 17 juin 2014 à  08:43 :

            Tous les auteurs payent des impôts puisqu’ils payent une TVA. Même retenue à la source, vous la payez quand même. Une aberration qui date de 1993 et merci Monsieur Balladur !

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            • Répondu par auteur le 17 juin 2014 à  14:30 :

              On parlait d’impots SUR LE REVENU, suivez un peu, vous partez en cacahuette.

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              • Répondu le 17 juin 2014 à  20:21 :

                La TVA des auteurs est un impôt sur le revenu. Quand elle monte de 4,5 point en deux ans, elle peut freiner l’augmentation de revenus puisque l’éditeur doit débourser plus pour payer le même travail.

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                • Répondu le 17 juin 2014 à  21:20 :

                  Pas si l’éditeur augmente le prix des pages en conséquence, tout est négociable.

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                  • Répondu le 18 juin 2014 à  07:57 :

                    Tout est négociable à la hausse comme à la baisse puisque tout dépend des ventes et uniquement des ventes. Sauf si la répartition des droits entre auteurs et éditeurs est remise à plat et revue pour tous.

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