« Blast » de Manu Larcenet, Prix des libraires BD 2010

1er juin 2010 19
  • Le réseau des librairies Canal BD et Album a distingué cette année Blast de Manu Larcenet en lui décernant son 21e Prix des Libraires. Nommé dans la sélection d’Angoulême, il figurait parmi les albums importants de l’année 2009.
« Blast » de Manu Larcenet, Prix des libraires BD 2010
Manu Larcenet
DR. Editions Dargaud

Issue d’un groupement de libraires spécialistes de bande dessinée soucieux de « promouvoir la diversité de la bande dessinée et encourage la liberté de ses créateurs », l’élection de Blast n’est pas une surprise.

Dans nos colonnes, Morgan di Salvia écrivait en décembre dernier :

« Exceptionnel album, Blast est un portrait contrasté d’un personnage plein de complexes et de blessures. Pour rendre la tension de cette histoire, les clairs obscurs de Manu Larcenet sont magnifiques. Au fil des années, il s’est révélé être un auteur au parcours singulier qui tente, doute, explore différentes voies, et parfois touche au sublime. C’est le cas avec ce premier volume de Blast. Rares sont les bandes dessinées qui vous retournent les sentiments à ce point. »

On ne peut mieux dire.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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19 Messages :
  • Si vraiment ils étaient soucieux de « promouvoir la diversité de la bande dessinée et encourager la liberté de ses créateurs »,ils ne donneraient pas ce prix à un album sortant de l’usine marketing Dargaud, on est dans le ridicule le plus achevé. Je sais bien que devant la surproduction les libraires n’ont plus le temps de lire entre deux trimballages de cartons, mais ils devraient quand même voir un peu plus loin que leurs têtes de gondoles, quel manque de curiosité et d’imagination...

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  • « On en peut » ou « On n’en peut » ? Il y a une nuance importante...

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  • Un prix décevant. Ce nouveau Larcenet recycle son univers habituel, et le graphisme n’a rien de particulier. La longueur de l’album ne se justifie pas vraiment. Un Larcenet aussi moyen n’a pas sa place dans un palmarès, mais la critique ne pense visiblement pas la même chose...

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    • Répondu par PPV le 2 juin 2010 à  15:16 :

      pas du tout d’accord, Blast ne recycle pas l’univers habituel de Larcenet, il le réinvente. Déjà, graphiquement, nous sommes à milles lieues du "Combat ordinaire", le seul point commun que je trouve c’est le thème de la dépression. C’est un coup de coeur en ce qui me concerne, ce prix est donc bien naturel...

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  • C’est un prix mérité ! et si vous l’aviez lu, chers amis internautes, vous en parleriez autrement.

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    • Répondu le 2 juin 2010 à  23:02 :

      Heu... on a le droit de l’avoir lu et d’avoir trouvé ça très, très moyen ?

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      • Répondu par gar’y le 3 juin 2010 à  06:51 :

        Je suis également dans ce cas là.
        Un album aussi volumineux pour juste amorcer une intro, je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire.
        J’ai trouvé cette album très creux et très bavard comme si Larcenet voulait se lancer dans "l’écriture" et non plus dans le dessin.Malheureusement ça tourne en rond ...
        je préfère le CO sans hésité .

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        • Répondu par Phil C le 3 juin 2010 à  08:36 :

          "sans hésité" ou sans hésiter ? Vous avez un problème avec "l’écriture".

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    • Répondu le 3 juin 2010 à  01:43 :

      Rien de très neuf.Les déambulations d’un mec déprimé on a vu ça mille fois...

      (et puis franchement son lavis n’a rien d’exceptionnel et intégrer des dessins d’enfants en couleurs est la pire idée qui soit.)

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  • « Blast » de Manu Larcenet, Prix des libraires BD 2010
    3 juin 2010 18:07, par la plume occulte

    On touche là à un problème essentiel avec ces prix non pas représentatif de la BD et de sa diversité , mais représentatif de ceux qui les font.Sur les milliers d’albums parus cette année,ce sont toujours la même façon de penser de concevoir qui sont récompensés:on nage dans le culturellement correct.Et chaque année c’est pareil...Le consensus mou la fausse évidence sont la règle ,une seule sorte de BD a le droit de vivre c’est comme ça.

    D’ailleurs,il suffit de se renseigner sur les albums en cours de réalisation actuellement et par quelle auteurs ,pour connaître déjà les futurs récompensés d’Angoulême et autres prix décernés partout.A ce jeu la marge d’erreur est faible.Puisque il est évident que les libraires et autres donneurs de prix ne lisent qu’une portion congrue de ce qui sort,il est tout aussi évident que des BD de grande qualité passent totalement inaperçues avant de finir au pilon.

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    • Répondu par Oncle Francois le 3 juin 2010 à  20:55 :

      Tout à fait d’accord avec vous, cher ami à plumes (moi, je préfère être à poil ! arf arf arf !° !). Mais les libraires ont l’oeil sur le tiroir-caisse, ils voient bien ce qui se vend, et dans le cas de Blast, on a un album clairement conçu pour le grand public et les trophées.

      Personnellement, je prefèrerai que l’on donne des prix à des grands Maitres du Passé, mais il ne faut pas rêver... Nous vivons dans une époque qui vit au présent, totalement amnésique...et où seuls quelques rares érudits ont une culture de prés de cinquante ans (ou plus...). C’est le règne du fast-food et du vite lu, vite lu et vite digéré...

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    • Répondu par l’enclume dans le culte le 3 juin 2010 à  21:15 :

      il est tout aussi évident que des BD de grande qualité passent totalement inaperçues avant de finir au pilon

      Des titres !!! Des titres, qu’on rigole !

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      • Répondu par la plume occulte le 4 juin 2010 à  15:01 :

        Rire de la médiocrité-supposée- des autres,empêche efficacement de rire de la sienne-réelle- propre...Heureusement les œillères ne sont pas un miroir.

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      • Répondu par Phil C le 4 juin 2010 à  20:45 :

        Las rosas de Pastor

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      • Répondu le 6 juin 2010 à  18:07 :

        NO MAS PULPO de Joe G. Pinelli.

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  • Ce sont toujours les mêmes 20 auteurs qui reçoivent les Prix.

    Alors de deux choses l’une :
    ou tous les autres auteurs sont vraiment nuls,
    ou les jury se laissent allé à la facilité.

    Je penche pour la seconde solution.

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    • Répondu par Eric B. le 5 juin 2010 à  05:56 :

      Il faut aussi comprendre la manière dont fonctionne le processus de sélection. Il doit bien y avoir une trentaine d’albums auxquels vont des votes chaque bimestre. Mais sur l’ensemble des librairies du réseau (82 librairies du GLBD + 26 librairies Album), il est inévitable que les titres les moindrement plus consensuels reçoivent légèrement plus de votes que les autres. À certains bimestres, les deux albums sélectionnés peuvent l’emporter avec 10 ou 8 votes, ça ne se joue pas sur beaucoup...

      Donc c’est loin d’être une question de manque de curiosité des libraires ; il faut davantage y voir le reflet de la force du nombre...

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      • Répondu le 5 juin 2010 à  12:01 :

        Moralité, à l’arrivée on se retrouve avec un truc consensuel mou, un truc moyen qui ne plait ni ne déplait à personne dans le jury. Ca manque de corones tout ça !

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      • Répondu par la plume occulte le 5 juin 2010 à  15:26 :

        Si le système est frelaté(même sans mauvaises intentions), il faut le changer.La richesse inouïe de la BD n’est absolument pas représentée dans tout ces prix:trop de monde est laissé sur le côté,et c’est toujours les mêmes qui se rincent la dalle.Tout ça fleure bon son content de pensée unique,et en plus c’est contre productif pour l’ensemble du média.

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