En fusionnant, Ballon Media et Standaard Uitgeverij constituent un pôle majeur pour la BD néerlandophone

24 octobre 2019 0 commentaire
  • ÉCONOMIE – Les éditeurs de BD flamands Standaard Uitgeverij et Ballon Media fusionnent, composant, sous la marque Standaard Uitgeverij, le plus important catalogue de BD néerlandophone du Benelux.

C’était un peu attendu depuis la disparition tragique du très dynamique Alexis Dragonetti dans un accident de voiture : Ballon Media, partenaire historique de Media-Participations sur le marché néerlandophone, très présent dans les supermarchés, fusionne avec Standaard Uitgeverij, l’éditeur du best-seller Bob & Bobette, mais aussi des séries très flamandes Kiekeboe, F.C. De Kampioenen, Néron ou encore Urbanus.

Éditeur en Flandre des catalogues Dupuis, Dargaud, Le Lombard mais aussi de la célèbre série flamande Jommeke de Jef Nijs (Gil & Jo en France, elle publie bientôt son 300e titre !) était par ailleurs un important éditeur d’albums illustrés pour la jeunesse et diffuseur en Flandre de labels francophones comme Casterman.

Les deux sociétés avaient déjà partie liée depuis un certain temps puisqu’elles avaient créé la plateforme de bande dessinée digitale YIEHA ! -une sorte d’équivalent de notre Izneo- et avaient comme projet de créer un festival international de la BD à Anvers.

En fusionnant, Ballon Media et Standaard Uitgeverij constituent un pôle majeur pour la BD néerlandophone
Gil, Jo, Bob & Bobette réunis sous le même label.
© Standaard Uitgeverij

Cette nouvelle entité publiera tous ces albums sous la marque « Standaard Uitgeverij ». dont Media-Participations est l’un des actionnaires. Elle réunit sous sa coupe tous les grands best-sellers historiques flamands, mais aussi francophones (Spirou, Lucky Luke, Blake & Mortimer, XIII, Thorgal, Largo Winch…), ce qui fait de ce label le plus puissant du marché néerlandophone sans que celui-ci soit profondément bouleversé.

Est-ce là le signe avant-coureur d’une crise préalable à un déclin ou une mise en ordre de bataille face aux défis économiques à venir ? Les deux sans doute car il est vrai que le marché néerlandophone repose principalement sur des vieilles séries très conservatrices créées au XXe siècle sans qu’il y ait eu ces dernières années des créations nouvelles d’une dimension populaire notable. À notre avis, principalement faute de réels investissements dans ce secteur.

Cette nouvelle donne en offrira peut-être l’occasion.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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