Jean-Jacques Beineix et la bande dessinée : je t’aime moi non plus

  • La disparition de Jean-Jacques Beineix aujourd’hui à l’âge de 75 ans nous rappelle les liens qu’il entretenait avec la bande dessinée. Après avoir cosigné avec Jean Van Hamme le scénario de "Diva", dès 1981. il publie en 1992 le storyboard de "IP5, L’île aux pachydermes", par Bruno de Dieuleveult et Jacques Forgeas, chez Dargaud. En 2006, il s’enhardit et publie coup sur coup deux albums de BD avec le même Dieuleveult chez Glénat puis au Diable Vauvert, très mal accueillis par la communauté des amateurs de BD qui lui font un « bad buzz » d’une rare violence. Depuis, il avait tourné le dos au 9e art. Retour sur cet épisode méconnu.

Le cas de Diva est particulièrement intéressant. À l’approche des années 1980, Jean Van Hamme rêve de faire du cinéma. Cela se concrétise en 1980 lorsqu’il écrit avec Jean-Jacques Beineix le scénario du film Diva, d’après un roman de Delacorta (Daniel Odier). Un carton. Mais la relation avec Beineix ne le satisfait pas. Les deux hommes ne retravailleront plus jamais ensemble.

Jean-Jacques Beineix et la bande dessinée : je t'aime moi non plus
Diva (1981). Le scénario a été coécrit avec Jean Van Hamme.

Beineix aime le dessin. Il a longtemps travaillé sur des storyboards pour faire ses films. Pami ceux-ci, IP5, l’île aux pachydermes (1992) dont le storyboard est assuré par Bruno de Dieuleveult et Jacques Forgeas. Il propose à la Gaumont de le publier, et elle refuse. C’est Dargaud qui fait l’album, un format oblong de plusieurs centaines de dessins. Il en vend 7000 exemplaires, un petit succès car le film, en dépit de la présence d’Yves Montand à l’affiche, est un échec.

Alors qu’il tente de faire produire son nouveau film L’Affaire du siècle, une histoire de vampires tirée du roman La Vierge de glace de Marc Behm, sans parvenir à ses fins, Beineix se dit qu’une édition en bande dessinée permettrait de concrétiser plus efficacement le financement du projet. Il convainc Bruno de Dieuleveult, Glénat marche dans la combine et l’album est annoncé pour 2004.

Il conçoit son lancement comme pour un film : partenariat avec Allociné, tournée de 26 dates dans les librairies et les salons de province. Dans BoDoï, il déclare : « Cet album est la quintessence de mes films. J’y ai mis tellement de choses que c’est pire que de sortir un long-métrage. Je pense souvent à Jacques Brel qui dégueulait avant d’entrer en scène. L’artiste vit avec la peur. C’est une chose qu’il partage avec le guerrier. »

Le premier tome de L’Affaire du siècle. Un accident industriel.

Very Bad Buzz

Mais, nous sommes au début de l’Internet, le « bad buzz » le précède. Avant même que l’album soit sorti, il est étrillé par les amateurs de BD pour sa « bouze ». Un phénomène inouï provoqué par un excès d’assurance alors que, le public le pressent au vu des premières planches, l’album n’est pas terrible. On lui fait un procès en notoriété.

Sur un forum, le dessinateur Maester écrit : : «  Ce qui est un tout petit peu agaçant, ce n’est pas tant que Beineix soit présent sur tous les fronts pour défendre son oeuvre (ce qui est son droit le plus strict et prouve au moins qu’il y croit un peu, voire beaucoup pour être si disponible. L’attachée de presse aura certainement eu moins de mal à avoir des retombées que pour le dernier Titeuf). Il ne fait après tout qu’utiliser des règles médiatiques qu’il n’a pas mises en place. Ce qui est agaçant, c’est le conformisme des médias qui s’emparent d’un pseudo événement pour le rabâcher à l’envi, sans aucune imagination ni sans aucun professionnalisme. C’eût pu être l’occasion de faire parler de Bande Dessinée dans les grands médias généralistes pour peu que les interviewers s’intéressent un tant soit peu à l’œuvre et non aux potins qui entourent l’auteur (Beineix interrogé sur sa défense du "Loft", par exemple). Cela avait déjà été le cas avec la BD de Beigbeder ; le seul intérêt semblant être de voir une personnalité connue s’intéresser à une forme d’expression si "pauvre" (niaise, infantile, dégradante) ... Comme si se tourner vers la Bande Dessinée pour des artistes reconnus dans un autre domaine était forcément démériter, était forcément un pis-aller. »

Quand l’album sort enfin, c’est l’exécutuion : « On aurait pu excuser la narration hystérique et brouillonne du cinéaste, écrit Olivier Delcroix dans Le Figaro Littéraire (23.9.2004), s’il n’avait pas eu recours au trait inexistant d’un certain Bruno de Dieuleveult. Comment expliquer au réalisateur de « 37°2 le matin » qu’un tel dessin (parfois réduit à un simple croquis), bariolé de couleurs criardes à l’ordinateur, servi par d’ineptes mises en page, condamne d’un regard son propos, aussi farfelu soit-il. Gageons que « L’Affaire du Siècle » n’en sera pas une. Même pour l’éditeur ». Glénat jette aussitôt l’éponge...

Une planche de "L’Affaire du siècle" dessiné par Bruno de Dieuleveult.
DR

Beineix dénonce en réaction les « intégristes » de la bande dessinée et n’hésite pas à se rendre à Angoulême pour défendre son album quand sort le deuxième tome au Diable Vauvert. Mais là encore, c’est « l’accident industriel ». On ne reverra plus Beineix dans le 9e art.

Jean-Jacques Beineix chez Dupuis (ici avec Laurent Duvault). Cet admirateur de la bande dessinée n’y reviendra plus après son premier échec.
Photo DR

Sic Transit Gloria Mundi, comme on dit dans Astérix. Nos condoléances vont à sa famille, ses proches et aux nombreux admirateurs de ses films dont certains ont marqué l’histoire du cinéma français.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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En médaillon : Jean-Jacques Beineix. Photo DR

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Source : Datalib
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25 Messages :
  • Ironie des temps, la publication de tels albums aujourd’hui en format roman-graphique, passerait comme une lettre à la poste.

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    • Répondu par Rémi le 16 janvier à  19:40 :

      Ah, la petite ronchonnerie habituelle de Milles Sabords, entre deux siestes dans son fauteuil...

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  • Je n’ai jamais compris ce qui c’était passé avec de Dieuleveult. C’était l’un des meilleurs et des plus recherchés storyboarders sur la place de Paris. Il fallait le réserver longtemps à l’avance. Un as du dessin.
    Je veux bien qu’il se soit montré incapable de raconter une histoire en images car la narration en BD n’a rien à voir avec le storyboard. Mais qu’il ait pu accumuler des erreurs de dessin digne d’un débutant, cela reste pour moi un mystère ! J’ai vu passer beaucoup de ses storyboards de pub et ils étaient impressionnants de maîtrise.
    Pour en revenir à Beineix, son style trop marqué par l’esthétique tape à l’œil d’une époque a terriblement vieilli. Diva ou La Lune dans le caniveau sont devenus irregardables aujourd’hui.

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    • Répondu par Milles Sabords le 15 janvier à  10:54 :

      Franchement, le travail de Dieuleveult n’a pas à rougir de ce que l’on voit en ce moment dans pas mal d’albums, genre collection Sociorama - Casterman ou des prods typiques de Sarbacane ou Atrabile.

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      • Répondu par Bertine le 18 janvier à  10:00 :

        "des prods typiques de Sarbacane ou Atrabile." ??? Hein ??? Tu trouves que "L’affaire du siècle" c’est mieux que les taffs d’Inker et d’Harari ? Ou de Peeters ou de Jason ? Arrête de parler de BD mec. Et surtout pas sous le pseudo de Mille Sabords.

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        • Répondu par Milles Sabords le 18 janvier à  12:54 :

          J’ai parlé de prods, pas de toutes les prods... et il ne faut pas prendre vos goûts pour une vérité absolue. Quelle que soit l’œuvre, on peut toujours trouver à redire. Les auteurs que vous citez font partie d’une certaine tendance, d’un mouvement éditorial singulier, ils ne font pas pour autant loi. Nous parlons de BD, pas de sauver le monde et vous n’êtes pas la référence en la matière, si ?!

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          • Répondu par Bertine le 18 janvier à  15:18 :

            "J’ai parlé de prods, pas de toutes les prods..." Tu as parlé "DES prods typiques de Sarbacane et d’Atrabile", sans nous dire ce que c’était. Les auteurs que je cite sont peut-être les plus connus de ces maisons d’édition. Je pense qu’il font un bon travail, bon travail typique de ces maisons.

            Je ne vois pas bien en quoi je prendrais mes goûts pour "une vérité absolue", mais bon, ce sont sans doute les tiens qui font référence, toi qui passes ton temps à cracher sur à peu près tout sous pseudonyme, ou surtout sur ceux qui essaient de faire bouger les choses. Peut-être as-tu fondé une maison d’édition ?

            "Quelle que soit l’œuvre, on peut toujours trouver à redire". Admettons. Et donc ?

            "Les auteurs que vous citez font partie d’une certaine tendance, d’un mouvement éditorial singulier, ils ne font pas pour autant loi." Je n’ai pas bien compris, je n’ai nulle part pas parlé de loi.

            "Nous parlons de BD, pas de sauver le monde" Oui. Et ?

            "et vous n’êtes pas la référence en la matière, si ?!" En matière de BD ou de sauver le monde ? Dans les deux cas, non, effectivement, je ne suis pas particulièrement une référence. Et toi ? Toi qui passe ton temps à tout défoncer ? Tu as sorti des livres ? Tu as sauvé le monde ?

            Bon bref, je ne répondrais peut-être pas, j’ai pas que ça à faire. Mais il me paraît clair que dire que "l’affaire du siècle" passerait aujourd’hui sous format "roman graphique" est totalement faux et cliché. Mais toi, tu veux juste dire que "les jeunes qui font de la nouvelle BD, y savent pas dessiner". C’est un peu léger comme point de vue, on serait curieux de voir ce que tu proposes.

            Enfin, ça ne m’empêchera pas de regarder les films de Beineix qui ont l’air sympas.

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            • Répondu par Milles Sabords le 19 janvier à  06:20 :

              Dès le départ vous m’avez attaquer sur ce que je suis, plutôt que sur ce que je dis. Vous confondez le fond et la forme, alors que vous ne connaissez de mes goûts que la caricature que vous en êtes faite. Dans les séances de dédicaces, les auteurs le disent assez souvent ; ils ne sont pas là pour changer la BD, mais pour apporter leur univers. Libre à chacun d’y adhérer ou pas. Je ne vous empêche pas de regarder les films de Beinex, mais lisez aussi ses deux albums pour mieux nuancer vos propos.

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              • Répondu le 19 janvier à  08:32 :

                Arrêtez de ressasser que vous avez discuté deux fois 5 minutes avec des auteurs en dédicace et que maintenant vous savez ce qu’ils ont dans la tête. Ça fait 50 fois que vous utilisez cette histoire pour justifier vos positions à l’emporte-pièce et votre mauvaise foi.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Milles Sabords le 21 janvier à  05:36 :

                  50 fois ??? Merci de tenir ma comptabilité... mais à part ça, quel rapport avec le sujet de la chronique ?

                  Répondre à ce message

    • Répondu par Auteur le 15 janvier à  12:30 :

      Être dessinateur de BD est un vrai métier, une vraie spécificité, il faut allier un savoir-faire, un talent esthétique et l’envie de la narration. Story-boarder est juste un boulot technique, comme des croix au gaffer au sol, ce n’est pas destiné à être révélé, ça n’a pas besoin d’être parfait ou beau, d’ailleurs beaucoup de réalisateurs les dessinent eux-même, c’est juste un outil de réalisation.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 15 janvier à  14:56 :

        Propos caricaturaux et généralités. Bien des story boards de cinéma et même de pub sont supérieurs graphiquement à nombre de BD qui sortent. Il n’y a pas de cas général.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Capitaine Kérosène le 16 janvier à  02:09 :

          Je vous rejoins tout à fait sur ce point.
          Et il faut distinguer un storyboard pour le cinéma et un storyboard pour la pub. Ce dernier n’est pas un outil technique griffonné à usage professionnel mais un outil de vente auprès de l’annonceur qui n’a en général aucune culture visuelle (contrairement aux techniciens de cinéma !). Il doit donc lui "mâcher le travail" et être le plus séduisant possible. Donc, seuls de super dessinateurs peuvent assurer ce genre de travail. Les dessinateurs de BD y arrivent rarement. Ils ne sont qu’une petite poignée à pouvoir le faire.
          Le storyboard de pub est bien mieux payé que la BD ou son équivalent dans l’animation ou le cinéma. Par conséquent, quand on aime le dessin pur, c’est un excellent compromis entre la BD et l’illustration, sans les aléas de l’une et de l’autre.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Milles Sabords le 16 janvier à  08:12 :

            Il existe aussi des super dessinateurs du story-board qui sont passés à la BD et ce fut catastrophique. Ce sont deux disciplines très différentes et qui requières des compétences singulières. Le story-board demande parfois une page entière pour un plan, ce qui n’est pas le cas dans la BD, à part le manga, qui allonge souvent la sauce vu la pagination.

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            • Répondu le 16 janvier à  10:16 :

              Et il y a d’anciens story-boarders qui passent à la BD et réussissent très bien. Encore une fois, impossible de faire des généralités.

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              • Répondu par Auteur le 16 janvier à  16:53 :

                Mille Sabords ne fait pas de généralités, il y a des bons et des mauvais dans les deux disciplines. Story-board, dessin de presse, animation, dramaturgie, photographie, sculpture même, des gens de tous bords ont débarqués dans la BD car depuis plus de 20 ans les éditeurs ont peopolisé la BD en donnant lui l’image d’un agréable passe-temps plus que d’un métier. Ben non, la BD est un métier à part entière, que ce soit le scénario ou le dessin, ça ne s’improvise pas. C’est aussi pour ces raisons que l’on prend toujours la BD pour un truc pas sérieux, pour les gosses, facile à faire...

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          • Répondu par Scoffoni le 17 janvier à  13:36 :

            Je peux peut être vous éclairer sur le niveau graphique assez mauvais de cette bd, ayant côtoyé Bruno à cette époque. Bruno qui était un grand storyboadeur et un dessinateur de talent, bien qu’il ne se reconnaissait pas cette dernière qualité, n’était pas attiré par la bd. C’est le cinéma qui le passionnait. Sur l’insistance de Beinex il a consenti à faire l’album mais dans un style rapide, comme un storyboard enlevé. Ce qu’il ne savait pas c’est que Beinex allait faire coloriser et redessiner au trait noir son crayonné par une petite main, Beinex lui même mettant la main à la patte. Ce sont ces interventions maladroites sur le crayonné de Bruno qui rendent l’ensemble si mauvais. Bruno en avait parfaitement conscience.

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            • Répondu par Capitaine Kérosène le 20 janvier à  02:33 :

              Merci à vous pour cette explication du mystère !

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      • Répondu le 15 janvier à  15:10 :

        Beineix a eu le triste privilège d’être successivement rejeté méchamment par deux milieux : le cinéma et la bande dessinée. C’est très injuste car il n’était pas plus mauvais que beaucoup d’autres. C’est ce qui s’appelle ne pas avoir la carte. Il laisse quelques films qui seront sans nul réévalués plus tard et qui resteront des révélateurs de leur époque. C’est déjà très bien et mérite un coup de chapeau.

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      • Répondu par Rémi le 16 janvier à  19:38 :

        Mon dieu que ce commentaire est idiot et visiblement énoncé sans connaitre le sujet....Storyboarder est aussi un vrai métier et dans l’animation il est d’une créativité dingue. Les boarders sont aussi souvent écrivains, influencent le script et réalisent carrément les séquences. Il faut savoir dessiner, maitriser l’anatomie, la composition, la perspective, le cadrage, le rythme, l’acting des persos, l’émotion, etc...tout en travaillant très vite. C’est un boulot très technique, certes, mais pas que. Tout se crée au storyboard et bien souvent quand on regarde les reels montées, ou animatiques, on oublie que le film n’est pas fini.
        Les boarders sont tellement reconnus et demandés qu’ils sont payés en conséquence au contraire de la bande dessinée. Ce qui fait qu’ils restent bien souvent boardeurs.
        Et nombreux sont les storyboarders qui ont un niveau de dessin bien supérieur à de nombreux auteurs de bd et passent aussi le pas avec succès.
        Je sais de quoi je parle : je suis boarder.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 16 janvier à  20:58 :

          Mais oui tout ce qui s’apparente à du corporatisme est idiot. La BD est un métier difficile et exigeant, le board aussi et la plupart des boulots en fait, quand ils sont bien faits ! Et il est parfaitement permis de changer de métier au cours de sa vie ou de s’essayer à autre chose, non mais sans blague.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Auteur le 16 janvier à  22:21 :

            il est parfaitement permis de changer de métier au cours de sa vie ou de s’essayer à autre chose

            Oui, Bruno de Dieuleveult a essayé et il s’est bien planté son travail n’était vraiment pas au niveau (mais le scénario non-plus).

            Répondre à ce message

            • Répondu le 17 janvier à  07:47 :

              Oui et alors ? Des albums de BD pas réussis il en sort tous les jours, vous cherchez à démontrer quoi ? Il faudrait un diplôme « vrai auteur de BD certifié Label Rouge » pour avoir le droit de publier ?

              Répondre à ce message

        • Répondu le 17 janvier à  11:59 :

          Vous ne faites pas du storyboard comme vous faite un planche de BD, je fais les deux et je sais aussi de quoi je parle.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 17 janvier à  15:50 :

            Ben non c’est pas le même métier. C’est comme quand vous demandez à votre maçon de poser le carrelage. Ce sera moins bien fait que si vous demandez à un carreleur. Il existe des métiers différents. On va où à force de rappeler des évidences ?

            Répondre à ce message

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