La Geste des Chevaliers Dragons - T6 : Par delà les montagnes – Par Ange et Sieurac – Ed. Soleil

27 septembre 2007 0 commentaire
  • Si c’est bien le duo {{Ange}} (Anne et Gérard) qui garde les rênes scénaristiques de leur Univers de la Geste, cette fois c’est {{Laurent Sieurac}} qui est invité à mettre son talent et son crayon à leur disposition. Un sixième tome qui s’avère être une réussite aussi bien d’un point de vue scénaristique que graphique.

Tout en gardant à leur série un schéma scénaristique classique (des guerrières chargées de nettoyer le monde des dragons là où ils apparaissent), Ange a cette fois choisi, dans ce 6ème épisode “Par-delà les montagnes“, de nous faire remonter dans le temps. Dans un temps où l’ordre des chevaliers en était à ses premières batailles contre les dragons ; où certaines règles étaient encore à écrire, car de nombreuses inconnues subsistaient (sur le Veill notamment, cette infection qui apparaît avec les dragons et qui déforme aussi bien les corps que les âmes).

Lors d’un combat entre guerrières de l’ordre et un dragon apparu au cœur d’une chaîne de montagnes enneigées, N’aria, jeune chevalier de l’ordre est blessée. Elle est recueillie par une tribu primitive de la région. Malheureusement tous ses membres (excepté les jeunes filles encore vierges) ont été infectés par le Veill, subissant une série de déformations physiques. Mais pour une fois, il semblerait que la tribu n’ait pas été atteinte psychiquement par le Veill (aucun signe de folie violente et destructrice au sein du clan). Que faire alors ? Faut-il les supprimer comme le voulait alors les règles de l’ordre (extermination générale de tout humain et créature touchés par le Veill) ou bien les laisser en vie ? Tel fut le dilemme qui s’empara de N’aria et qui l’opposa à ses consoeurs.

Quelle bonne idée a eue Ange de nous faire remonter dans ces temps reculés où l’ordre se cherchait encore. Pour la première fois, il met en scène de véritables dissensions au sein des guerrières envoyées dans ces montagnes pour vaincre le dragon. Le scénario est tel qu’on se laisse très facilement entraîner dans cet univers de la Geste. Un bon point également à Laurent Sieurac, dessinateur et scénariste des Princes d’Arclan (éd. Soleil). Il a parfaitement su retranscrire le monde de la Geste. Il est parvenu à déformer physiquement les membres de la tribu qui a recueilli N’aria sans exagération et en parvenant à leur conserver une certaine part d’humanité. Tout cela sans compter les scènes de bataille avec le dragon qui sont tout simplement époustouflantes.

(par Olivier Wurlod)

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