La Nef des Fous, tome 7 : Terminus - Par Turf - Delcourt

5 mars 2009 1
  • Il aura fallu plus de 17 ans pour que Turf nous conte le destin extraordinaire de cet univers enchanteur. Sans se conclure en apothéose, ce dernier tome renferme sa part de magie et ses petites surprises si chères aux émules de la série.

Celui qui dirige la nef depuis plus de 600 ans est mourant. Dans le plus grand secret, il contrôle le climat, la température, les mois, les saisons, et nul ne connaît son existence... Sauf le Grand Coordinateur qui a subi un lavage de cerveau.

Le vieux maître est pourtant le seul à pouvoir sauver la nef, menacée de disparaître à tout jamais... Mais le Roi Clément XVII est convié à rencontrer cet étrange personnage, et à sans doute recevoir le plus lourd des secrets.

Après des tomes 5 et 6 un peu moins palpitants, on attendait beaucoup de la conclusion d’un des plus beaux univers de la bande dessinée actuelle. Si l’album tient ses promesses, il n’atteint malheureusement le niveau de fantaisie des premiers volumes.

Bien entendu, difficile de clôturer les diverses intrigues que l’on a savamment entretenues pendant plus de 300 pages : Arthur et Clorenthe dans leur Terre dévastée, les policiers très Laurel et Hardy qui s’évertuent à enquêter en pure perte, Ambroise amnésique, et surtout le Roi qui touche enfin au secret ultime.

La Nef des Fous, tome 7 : Terminus - Par Turf - Delcourt

Le lecteur attend aussi depuis longtemps de connaître les arcanes de la Nef ! Comme beaucoup de pistes sont dispersées à travers cette saga, on ne s’étonne pas vraiment d’en découvrir le secret plutôt éventé, mais comme c’est souvent le cas, Turf nous émeut par de petits détails, des inventions cocasses, et une minutie qui ne tient qu’à lui.

Plus que les diverses intrigues (dont une bonne part semble se finir en eau de boudin), c’est bien la magie de l’univers des huit albums (sans oublier toutes les statuettes et albums spéciaux) qui ravit quand on replonge dans La Nef des Fous. Cette conclusion renforce bien entendu la cohérence de l’ensemble, mais plus que l’intrigue, c’est l’inventivité et les petites pépites disséminées ça et là dans les dessins et les dialogues qui en font une série aussi atypique qu’incontournable.

Il nous tarde de découvrir le prochain monde de Turf : au travail !

(par Charles-Louis Detournay)

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