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Le gouvernement japonais soutient les mangas à l’export

Par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 31 août 2010                      Lien  
Pour favoriser la relance, le gouvernement japonais s’apprête à investir massivement dans la promotion de ses industries culturelles à l’étranger.

On sait que depuis sa nomination, le Premier Ministre japonais Noato Kan devait faire passer la pilule amère de la crise auprès de ses compatriotes. Devant la nécessité d’une relance de l’économie particulièrement difficile en raison d’un Yen surévalué, les promesses du développement des produits culturels japonais dans les pays émergents apparaît comme une évidence face au succès des mangas et de l’animation japonaise. Le gouvernement nippon a décidé de lui consacrer un budget pour favoriser son expansion.

Dans un communiqué, le Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie a annoncé le 8 juin dernier la création d’un « Bureau de Promotion des industries créatives » doté d’un budget de 2,7 milliards de yens (env. 25 millions d’euros) dans le but de promouvoir les industries culturelles dans les domaines tels que le design, l’animation et les mangas, la mode et le cinéma. Ces actions sont menées de concert avec les ministères de l’éducation, de la culture et des affaires étrangères en accord avec des sociétés privées.

Le gouvernement japonais soutient les mangas à l'export
L’animation et les mangas sont mis en avant. Ici, aux cimaises du Pera Museum d’Istanbul, Miyazaki, Tezuka, Otomo...
Photo : D. Pasamonik

Les territoires visés ? Les pays émergents comme la Chine et l’Asie du Sud-Est, au premier chef. Jamais la notion de « Cool Japan » n’a été aussi à la mode au plus haut niveau de l’état. Cela dit, cette « étatisation » de la promotion des produits culturels a toujours un côté formaté comme en témoigne l’exposition qui a lieu actuellement au Musée Pera d’Istanbul.

Le « Japan Media Arts Festival » qui s’y déroule (Japonya Medya Sananatlari Festivali) offre un panorama didactique de la créativité japonaise : un étage étant consacré aux performances design, un autre à l’animation et aux mangas, un dernier aux jeux vidéo. Une exposition qui tient davantage de la profession de foi que de l’opération de séduction.

En comparaison de cette manifestation stambouliote, Japan Expo, c’est Byzance !

Les jeux vidéo constituent un vecteur important de cette communication. Ici, au Pera Museum d’Istanbul
Photo : D. Pasamonik

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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6 Messages :
  • Pourquoi les européens n’imposent-ils pas eux aussi leurs productions ?
    Nous au moins ce serait avec de la qualité !

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    • Répondu par Wallas le 31 août 2010 à  14:16 :

      en tout cas si ce sont des européens tels que vous qui s’en chargent, on aura du mal à exporter l’ouverture d’esprit et la connaissance de ce que l’on se permet de critiquer

      Répondre à ce message

    • Répondu par narcisse le 31 août 2010 à  15:25 :

      Bien sûr... C est bien connu qu’il n’y a que des chefs d’oeuvres dans la bd...

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    • Répondu par shun le 31 août 2010 à  19:53 :

      si on lis des manga c’est justement car peu de bd parle de chose qui nous intéressent ... je ne vois rien qui ressemble a planète, monster, entre les draps pour citer des ex variés

      Répondre à ce message

    • Répondu le 2 septembre 2010 à  11:29 :

      Quelqu’un a-t-il le monopole de la qualité ?

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    • Répondu le 3 février 2011 à  15:11 :

      européens et qualité deux termes totalement opposés ishimou ,t’es un vrai comique toi lol

      Répondre à ce message

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