Les Aventures intersidérantes de Jean-Pierre Vortex - Par Sylvain-Moizie - Editions 2024

9 mai 2011 6 commentaires
  • Un deuxième titre vient de paraître aux éditions 2024 : {Les aventures intersidérantes de Jean-Pierre Vortex}, de Sylvain-Moizie. Une BD pop-up qui mérite le détour.

Louangé pour L’étirement du plexus brachial, son dernier ouvrage paru en 2009 dans la collection Shampooing des éditions Delcourt, Sylvain-Moizie est co-fondateur de l’Institut Pacôme — un « institut de recherche mycologique à but illustratif » — et participe régulièrement à la nouvelle formule de la revue Lapin publiée par l’Association.

Son travail se distingue notamment par la diversité des formats sous lesquels il se présente. Issu des Arts Déco de Strasbourg, Sylvain-Moizie ne se contente pas de dessiner, mais faisant œuvre de designer, il aime à repenser les impératifs de la narration en fonction d’un support nouveau.

À cet égard, ses Aventures de Jean-Pierre Vortex sont archétypales. Conçue selon un ingénieux système de pliage — si ingénieux qu’on a peine à en comprendre le fonctionnement ! —, cette collection de six cartes (deux paquets de trois) qui tiennent du pop-up renoue avec la tradition du livre animé dont les débuts (comme l’explique, pour la plus haute édification du lecteur, une courte notice accompagnant le paquet), remontent à la fin du Moyen-Âge.

L’intérêt de ces cartes, sans compter le mouvement qu’elles introduisent dans l’image au moment de l’action de plier accomplie par le lecteur, réside particulièrement dans le fait que, de par leur structure même, elle imposent à l’auteur une narration circulaire dont l’effet peut être cocasse ou vertigineux. Une invention qui mériterait d’être brevetée !

Les Aventures intersidérantes de Jean-Pierre Vortex - Par Sylvain-Moizie - Editions 2024
Sylvain-Moizie, Les aventures intersidérantes de Jean-Pierre Vortex (c) Éditions 2024, 2011

(par Manuel Roy)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
6 Messages :
  • "Louangé", vraiment ?

    Répondre à ce message

    • Répondu par Par exemple : ActuaBD est souvent louangé. le 11 mai 2011 à  18:25 :

      Oui "Louangé" existe. Ca signifie "loué au-delà du raisonnable". Manuel Roy signifie ainsi qu’il considère "L’étirement du plexus brachial" comme de la merde en barre, mais sans le dire.

      Malin le gars.

      Répondre à ce message

  • L’auteur aime repenser les impératifs de la narration ... une notice pour comprendre le tout ... Fichtre diantre, on se croirait dans un musée d’art contemporain où le vide de la matière cotoie allègrement des nombrils surdimensionnés.
    Le problème c’est le dessin (ça compte dans une bd) : beaucoup trop moche. On a qu’une envie, c’est de le plier bien serré et de le jeter dans le premier container vert venu. Ha si, les titres sont géniaux : sûrement, un nouveau concept. On ne s’embête même plus à faire une belle couv et à bâcler le reste .. non, non, on fait un titre. Juste un titre. Un bon attaché de presse pour la promo et le tour est joué..

    Répondre à ce message

    • Répondu par benjamin le 16 mai 2011 à  09:05 :

      mais quelle aigreur, c’est fou ; c’est tellement générique, en plus, que ça pourrait être un copier-coller que vous appliqueriez à tout ce qui n’est pas une bande-dessinée cartonnée au dessin réaliste. Si vous en avez l’occasion, feuilletez-le, ce jean-pierre vortex.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Johan Delatre le 18 mai 2011 à  20:47 :

        Bonnnn d’aaaaccord. Mais ce sera vraiment pour vous faire plaisir.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Ana le 15 juin 2011 à  10:08 :

          Ce livre est loin de n’être qu’un titre ; A mille lieues de "l’étirement...", gros ouvrage autobiographique en noir et blanc, on à affaire ici à un petit ouvrage ludique et coloré, au système intelligent (piqué dans les vache-qui-rit !)le dessin est beau (sisi, je vous assure ! il est spontané et vivant et regardez bien ces couleurs au crayon !) et les histoires, qui ne peuvent être des scénarii très complexes en raison de la forme, sont tout de même cohérentes et drôles.
          En bref, même si l’on n’aime pas Sylvain Moizie, on ne peut pas dire que cet ouvrage est mauvais et à fortiori sans l’avoir lu.

          Répondre à ce message