Magasin Général T8 - "Les Femmes" - Par Régis Loisel & Jean-Louis Tripp - Casterman

18 janvier 2013 2 commentaires
  • Régis Loisel & Jean-Louis Tripp unissent une nouvelle fois leur talent pour donner une avant-dernière escapade québécoise dont le succès et la qualité n'est plus à démontrer. L'hiver de retour, les femmes se retrouvent de sans leurs 'cheums' alors que de nombreux bouleversements agitent Notre-Dame-des-Lacs.

Après que le Charleston ramené de Montréal par Marie ait déferlé sur la petite communauté, les hommes reprennent le chemin de la forêt pour la saison froide et le calme peut revenir sur le village. Mais pas pour longtemps...

Car Marie, après avoir partagé sa couche avec Ernest et son frère Mathurnin se retrouve enceinte sans savoir qui est le père de l’enfant. C’est un immense bonheur pour elle qui s’était toujours crue stérile, mais que va-t-on dire ?

Pour le jeune curé Réjean réfugié chez le vieux Noël toujours affairé à la construction de son bateau, c’est l’heure des interrogations existentielles et des remises en questions. Tant et si bien qu’il n’est plus à même d’assurer les offices ! Plus de maire, plus de curé, des danses endiablées, des jeunes qui tombent en amour et vivent dans le pêché... C’est la panique chez les bigotes qui y voient une malédiction sur Notre-Dames-des-Lacs et pensent même à s’en aller quérir l’évêque !

Magasin Général T8 - "Les Femmes" - Par Régis Loisel & Jean-Louis Tripp - Casterman

Ce nouvel album réalisé à quatre mains par Régis Loisel et Jean-Louis Tripp est une nouvelle plongée au cœur de l’hiver québécois des années 1920 tout aussi délicieuse que les précédentes.

Les personnages, dont la rondeur des traits et des couleurs n’ont d’égales que la profondeur de leur caractère développé au fil des années, ont permis à Marie de laisser place aux autres habitants du village sans pour autant s’effacer, et cet album en est le plus parfait exemple.

Rien de plus important ne pouvait lui arriver d’autres que sa grossesse, et pourtant elle n’éclipse pas l’importance des doutes du curé Réjean et des incidences de ces événements sur ses ouailles.

Les dialogues restent tout autant de petites perles de justesse, et la retranscription du chantant accent québécois nous réchauffe page après page dans cet hiver superbement retranscrit graphiquement.

(par Gallien Chanalet-Quercy)

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